Gazette des Ardennes: journal des pays occupés — November 1914 - Dezember 1915

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Pria 0 Contlmes. — Avt .1«^Wm<ni S^iiU di U Bit* ta Pftîoncitrs) : 10 Oentinies

Clisrle.ille, le 1- Août 1SI5.

Gazette des Ardeniies

JOURNAL DES PAYS OCCUPÉS PARAISSANT DEUX FOIS PAR SEMAINE

ANNIVERSAIRE

2 Août 1D14 - 2 Août 181G

Le SO août 1014, lorsque 1m Allemands entrèrent i
Bruielilx, ils trouvèrent, parmi les paperasses minis-
térielle» oubliées, certains documents qui leur sem-
bierent Illustrer avec vue netteté Bufflwinte l'aspect
spécial qu'avait adopté dans ces derniers temps, sous
les auspices do rAagleterre, la - neutralité > de la
Belgique. Los • défenseurs de la civllitailon ■ s'effor-
cèrent, Il est vrai, d'atténuer i tout prii levslcur pro-
bante de ces révélai iom.

Il n'eu serait que plus intéressant do savoir ce que
contenaient les autret documents, que le minlitcre et
l'état-ma|or belges ont enlevés a temps de leurs armoi-
res secritee et emportés avec eui dans leur reIrailo
précipitoo. Mais, bêlas, nous ne possédons pas, nous
autres ■ barbares - nalls, la perspicacité divinatrice

mieni que nous-inèinos I — nos plus socrets desseins.

Nou, décidément, nous no possédons pas celte
faculté d'Imagination.

Liais peut ntre devons-nous a notre don d'organisa-
tion — qu'on veut bion nom concéder — d'avoir saisi
l passage certains indices sulllsont

s éclair.

articles du ■ Matin », parus peu do
mois avant la guerre et débordant do joio lanturonne
en expliquant au lecteur que, dans deux on trois ans,
l'armée russe serait tellement lorte que l'Allemagne
n'oserait jamais plus risquer uno guerre et so verrait,
dès lors, obligée d'acceptor sans réplique toutes les
conditions qu'il plairait à la Tri ple-Eutente de lui
imposer. Nous n'avons pas oublié les visites régulières
du muréebai Frencli aux troupes françaises de couver-
ture, ni le scène du grond-duc Nicole! Nicolajùvitch.
et de son épouse moulûnégriiie, oscaladont les hau-
teur» de Nancy pour jeter un long regard sentimental
Ters les ■ territoires toujours enuexus ■.

Et nous voyous encore M. Poincaré se rendant l'an
posté, alors que delà la menues de guerre pesait sur
l'Europe à S t-Pû ters bourg, où il eut la • dûiicatesso •

— particulièrement appropriée a. la gravité do l'heure!

— de déposer car la tombe du tsar Alexandre 111 une
symbolique ûn£e, d'argent.

On ne iera accroire i personne qno tout cela ii'ctnlt
inspiré que d'intentions pacifiques et qu' "OU » n'avait
pas décidé do lalre ensemblo la guerre i quelqu'un !
On ne dira pas qu'on ne savait pas 6 qui cette guene
serait faite ni comment ■ on ■ comptait abattre l'ad-

Quel dommage qu'aucune oreille • barbare > n'ait
pn 5-tirproudre loi conciliabules secrets des vaillants
• cbampions de la civilisation * pesant leurs chances,
go vantant dé leur for^e guerrière, développant leurs
pians et préparant le complot (Je lu rancune et de la
[aiousie qui devait exterminer l'Allemagne.

Oh, tout éloit soigneusement calculé : l'Innombra-
ble armée russe, la floue anglaise, maiiressedts mers,
l'eipoir de la revunebo. enti ctenu dans le peuple Iran-
çiis, ses qualités militaires, M excellants aviateurs,
sa vieille nciie-so unie a celle de l'AoglaUn o, — jamais
victoire îic sembla mieux assurée !

hir ce lin calcul, les dossiers qui quittèrent préci-
pitamment Hruiolles au mois d'août 10h, échappant
ainsi a l'iudiscrâtion des ■ barbares-, doivent on savoir
long ! Ils pourraient nous couler l'histoire d un pauvre
petit peuple et de son gouvernement ébloui pur tant
de puissance et do ricliesse, au point do méconnuitro
leur intérêt de pays neutre qn prenant parti pour la
coalition prestigieuse qu'ils jugeaient in plus forte.

Or, voici un «n déiri que duro la guone. De tout ce
qui lut imaginé ot mètiiodiquemeut prépare en vue
d'écraser l'Allemagne, rien n'a réoasJ.

Le rouleau compresseur russe! Ce qui en reste
recule au-dula de la Vistule !

La flotte anglaiser Elle rouille à l'abri de tes porta,
et s'il est une puissance qui domine sur mer, ce sont
les sous-inarins allemands, de la Mer du Sord jusqu'en1
Ecosse, de la Mer d Islande jusqu'à la Corne d'Or 1

La franco ! Elle verse dus flots de son sang sur son
propre territoire, en essayant do rompre l'inébranlable
muraille ennemie.

Ses aviateurs justement eelehres ont trouvé leurs
maîtres. Et, dans les airs, les dirigeable* allemand»
portent très loin, par delà la mer, leur pavillon et leur
menace I

Quant aui richesses de la France et de I Angle-
terre, on no s'y retrouve plus guère, on ne voit pan
très bien laquelle des' deux alliées prèle et laquelle
ejjiprunte davantage. Mais ce qui n'est pas doutci

sépui

Et c'était pourtant sur ces trois atouls-li que comp-
taient primitivement les ennemis de la prospérité
allemande. Voyant qu'ils u abouiii-siiiont pas, ils en
Inventèrent d'antres: ce .fut d'abord une campagne
d'immondes calomnies ; puis la tentative > morale *
d'affamer quelques millions do femmes ot enfants alle-
mands ; enfin l'intrigue continuelle, systématique,
insinuante, en vue de gagner de nouveaux acolytes
. permettant peut-être de venir i, bout du formidable
adversaire. Ces efforts aboutirent au bonteux succès
que l'on suit : les politiciens de l'Italie, sacrifiant
i'howiBor du pays, se tournèrent contre l'Autricho
alliée et loi portèrent un coup de traître, liais celui-ci

(ut encore paré. Sur la frontière austro-ilalionno ce
fut comme un recommencement do l'énorme guerre.
Mais après des semaines et des mois, après avoir subi
les plus sanglants (cliecs, les armées italiennes n'ont
réalisé uueun progiès sérieux.

Si les Jtelges furent braves, que dire do l'héroïsme
de ces troupes auslro-hongroisos qui tiontient téle la-
bas, sur l'Isonzo et dans les Alpes, à toute larnieo do
la siiième grand o puissance!

Ainsi tout est resté vniu et c'est en vainqueurs que
les - haihures > entrent dans la deuxième année de,
guerre. Toutes les aimes ennemies, jugées si formi-
dables jadis, se sont ave-réos impuissantes a entamer ,
leur impeccable armure,

El combien nnll apparaît, après tant d'échecs, ce
dernior cri de la - civilisation » : Des munitions t Tou-

Malgré un an de cruelles expériences, ceux qui
voulaient étrangler l'Aiicu. igr:e laborieuse no sem-
blent toujours pas avoir compris que ce qui lait la
force de ce peuple en armes, qui s'est dressé pour
défendre son avenir menacé, co n'est pas seulement la
puissance matérielle dont i! dispose, mais encore et
suitout l'indomptable volontc qui l'anime.

Uno vieille légende parle dun héros auquel il ne
fallait pour vaincre que la moitié do ses forces. C'est a
eu pu rso imago légendaire que ressemble lo peuplo
allemand tant qu'il combat en pays ennemi. Con'eslquo
lo jour où, contre toute possibilité, l'ennemi envahirait
son territoire quo le monde verrait 60 dresser la force
entière de l'Allemagne ! Mais co jour no viendra plus,

La bonne épee allemande, tireo pour la défense, a su
en écarter la menace sournoise. Celle-ci n'a rien pu
contre la franche virilité d'un peuple entrant avec une
inébranlable confiance dans la deuxième annéo d'uno
guerre qu'il n'a pas voulue, mais qu'il est décidé de

mutins QFfiiMs mum

Hi-Alre de la guerre d l'Qnii. — Au nord ouest de
Souchei, quelquto parties de noire position, quo des
combat; préalablis avaient livrées bus Français, furent
reprises hier d'assaut par les troupej silésiennes. Nous
svuDs lait uu butin ils quatre mitrailleuse».

Dans les Vo-gss, il y tut de violents tombait sur la
ligne Linicko'pf ïir'féntôpl. Des"" atlaquea imnesiaes '
turent repouss.es par conirc-allauue, apics uu coipi 1

l'ixtcpuon d'un petit bout.

Ihtàmdc faîutrren ('£«. —Entre llil»u et le NJemen,
nous avons fait prisonniers hier encore 1,'JCO Dusses
dispersés.

A l'eut et au sud-est de Ruian, noire at'nquc projtrcf se.
Couorowo d été pris.

Au nord de Seruck, des deux télés du Narew, et su
sud do Naslelsk, loi ilusses roulinuérenl leurs conlre-
alisques, qui èibuuèrenl complètement.

Ici et prés do Itoian, l'ennemi biiin fJttO prisonniers
et 7 mitrailleuses entre nos mutas. Devant Varforle, 1
l'est de Blonle, la localité de l'ierunoiv fui enlevée par
nous; dans la contrée au sud-ouest d« GorsrKdmr]*,
on st bat.

lhr&trt de la guerre a» Sud-E't. — En général, la sllua
tien des troupes allemandes est »aus changement.

Theitrede taguerre à tOteU, - En Flandre, notre
artillerie coula, sur le canal de Fumi», un prnmo (bateau
plat pour ailillenej, sur lequel un lourd cauuu naval

A l'ouest de Souciiez, Osa attaque française fut repous-

Près de Givenchy, su Argonne et prés de Vauquols,
nous II met aauter des mines avec succès. En Cl-ainjUgoe,

, JAfdirs de la gtitrrt d CEil. — .\u nord du Hjernen, la

trouiies occupèrent une partie des positions ennemies,
faisant 2,910 prisonniers et prenant 2 mitrailleuses.
. Hier et dans U nuit d hier à aujourd'hui, les ltusses
répétèrent leurs attaques contra solio Iront au sud du
Narew et au sud de Natieltk ; toules leurs poussées
échouèrent a\ec de grandes perlrb pour l'annerni.

A l'ouest de Novo-Géorgiewsli, sur la rivo sud de la
Vistule, uue demi cumpasnie allemande lit par surprise

cer tersl'ouesl. Ils lurent attaqués et rejelés hier.

ÏWlre ils la pierre au Sud-Un. — La ailuatlon des
troupei allemandes est sans changement.

- arud Outcli» (Ulrtl, M |tfM rMS.

lhetllre dt la gicrre a fOn^t - l'rés de Porlbes,
coups de mines de pirt et d'autre; nous avons détruit
aiosi uns traoclife du flanc au nord-ouest de l'endroit.

Au bon Le Prêtre, une attaque fnucaisa l'cHandra
devant nos obstacles, des deux cèles de Crulx des-Carrues,
dans lo leu de nuire infini ci le el de notre arlilleiio.

tlans les Vo'gis, l'ennemi attaqua a nouveau, hier
après-midi, la ligne Lingokuiif-liarrrukopf. Les combats
corps à corps, puur la possesiion de la position, no sont

Doux aviateurs anglais durent descendre sur mer,
pris de la céte, et lurent faits prisonniers,

rWdfre de la fuem d i'£it. — La situation est en géné-
ral sans cb ange ment.

Ihfâire de la guerre au SuJ — D" irourri du eini-
rai ctm II fli/rltih ont jorct, te in juillet au malin, U Tarage
de la FWutl i plusieurs endroits entre l'emboucliure de 11
Pilics el Ko;ienier Jusqu'ici Win prisonniers ont été laits,
el nous avons pris S mi-railleusrs.

Hier les ai mées alliées du feld m.nréclul von Mackcn-
sen onl repris l'uOtDIlvs. A l'ouest du Wlpn dn troairf<
flilfmnmf'i eyjonc't'rnl la poiiliou nu sllcisnirenl le soir
la ligne Pllvtl Uishupir-e et la voie lerréo à l'Est de cet
endroit, lleaucoup de milliers de prùonnltrs el 3 canons

Ce succès, ainsi que I-s poussées do troupss'auslro-
hoiigrolscs et allemandes imm^diaicmoal U l'Est de la
Vistule, de troupes de la Garde pris ds Krupe (au nurd-
est de Krasnolaul et d'au 1res Iroupcs allsinandcs daas la
eonir.c de \Vojslai\i.e, ont fait clianceler lo Imot russe
entre la Vistule el le HuS, Ce malin les Ilusses évacuèrent

BlUCnSS OFFICIELS FBAflÇMS

Rien a signaler, il ce n'est i un
do Suucliei, quelques ulios sar fe^i
lent boBbardaneat au buis Le Pré

s oieupé un ^rljuiie ds luanoa
ïiliajo .Nom .tous luit plus d
Dlip.irt.njLi! 1 qui™ b.uiu, p

En Artois et cuira l'Oise et Uioe, icilooa luoiiaelleg
rarttaUrti.

aur Ja riva nord Je I'A.'ïno (J.iui In t'-^hii do Tiûjod, aie si

is de 90 el des UA '.tes

LES DÉFAITES DE L'ITALIE

l lsomo lut eueu.e uo* cr.uJe iHMIll poui les Auul-
cbleos. uue fiia.e déiaite |.gur I ..jresteur

Vu.la piua de deut Mil que i .innée llaHeeae a'rfliirco
I prendre t,uen. Tneiie et l ieore. uns cliieDir la molS'
dre sucers. iA pi cuti re lnijiiie Ojus la rtfs'ou d» i#u*n

ag nord ours! de Guéri. on te bann née u| iu.-ueie et
laiu.ii.-iue arméo lulieauc lampn u ui i - .u lui.uOO

cTtutre» années. atia.|.a a«.e •■ulenea le Iront n o font-
iis de i Imuiu L'suneo auinriurno*. Irei lol.n-ure tn

Peadint uu bois la luirS ie-1 puursait.c, plut oa
nolns violeaie, ilsis peu di.n >e. tjnt i«n la mer que

et du Treulin. C'est llasl que commença la deuxième
bataille dans 11 rep.ion de Ûoen, qui dura dix Jours.

Voici ce, qu'eu (Ustml les cummuaiquét olficiels de
l'étiit-iuajor auit o huusroia :

a bord du pliiiau uo tiutierJu isliBiItlbl t»ec des penei
eonildérables pour les indiens staiimM en rien inoJi/tw
U^tttgat VUitui confie te front au ierr.loir* de la tùlt a

Vienne, îl juillet. — Sous la prolectfon d'un teu d'srtlllorfe

veau le plaloiu d» Doborùu, aveo des eflectlta reuforcSa.
L'assaut a éCJWets avec des pcrlts jilus giandfi ifue Jamais.
Apres des corps k corps acluraés. sot tr—psi ioal encore

aur lsSnord du plateau. ? '

Sur lei mires pirtlea du Iront de la rsgion centre, tlnsl
quo dans la région frontISra de CariuUile at du Tjrol, U a«

s faibles

d'or

id .tjle, 11

Commo la première, cette seconde bataille dans !•
territoire deGoen, encore scnsitilcm'iit plus poissante,
se termina éstalemenl par un échec complet de tennemi
agresseur. Colle fois-ci, l'ennemi ornons, aornre lar-
e*urdo Iront d'environ 30 kilomètres entre le Monte
Sabntino et la cûus, 7 corps d'armée comprenant an
moins 17 divisions d'infanterie et de milice mobile,
pour essayer de percer i tout prix et sans prendre
deg.irds eux sacrifices en hommes et en matériel.
'Le* pertes totales des Italiens peuvent être
«valûtes i. 100.000 hommes.

Co ne sera quo l'Histoire qui évaluera i sa Jnsla
valeur les piloris do nos troupos victorieuses et de
leurs chefs dans cette bataille défensive, iuéhranlés et
inchran labiés, t'ii occupent encore toujours les positions
Ou ils attendirent Ccnncini il y a deux *Mfe Ceci n'est
pas seulement lo eus pour les positions, chaudement
dispulocs dans les deui batailles dans le territoire de
Goeiz, mai; aussi pour tout le front de combat .choisi
pour notre défense dans le sud-ouest.

Celle

- lut d

endroits, les Italiens pénétrèrent paisa-

Oerz oui lait au peuple Italien

celle féconde bataille de Gotn,
animes les perles ilallannei. Ce
t être )uk j t sa itisle valeur qu'en
supériorité numérique écrasante
i mandement autriclileu n'snioya

alissiuiB italien Cadorna dlspoiiit

croira aux soldais Italiens qui)
inquérir Osera et de faire une
este; miîuia I alcool fut emplojé

illeuse lorce de résistance. ■ loé-

gerem celle dt/attt ca-ast'o;

Le logiliimt des n i

Les Journaux Italiens an
tat'on que cinq députes d
tienne, uul pas;é a toc ■
camp do l'ennemi. Ils oi

1 do liiillies (naturclleuienl!) L'issM

jnl simplement restés ce qu'ils lia:

■sets jWkM de i'imtxtht.

Les Jlafieni i( rtiirml de (a Tri
D'après un ték'giamine de Cliiassn,

me de Ci.issso, du £8 juillet, la

■ garnisons a la frontière de la

tes et ne put atteindre qu'avie
i Tunisie. Aptes que Slnaum et
es, l'iinporlaule oasis de Ghadames

jas.durables

itlttlel perdu se nion'e a i millions de lires.
' Lrers ntutelUt 1er le de/ait! tmsm.

Loi o Zdfefier ,Vac»ric*Ka a

Li PisssB Fiuoilsi Hii pu m Espagnol

Noua reproduisons est article

i». Cequel'auleur y dit
- Lti-meme.

i rapronuisoni cet snicie parce 4u u m-u.. ——
ouinsl ntalrs, peu suspect de srmpathie mirquée
les Aile m and s.-L'auteur espSEonl écrit t
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