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B CENTIME©

Gazette des Ardennes

JOURNAL DES PAYS OCCUPÉS PARAISSANT TROIS FOIS PAR SEMAINE
On s'abonne dons tous le* bureaux de poste

ux allitudoi. Elle dira qut-
* alu'és débarcuint k ?ilo-

LES « PROTECTEURS »

Dcpuii le jour où le premier soldat allié po*a le
pied tar le (erritoin grec à Selonique. violant ainii,
-malgré I» prolritation du gouvernement in tenue, la
neutralité à un de ces petit» Etats pour le» droits
desquels la Qui dru pie-Ente nie prétendait juaqu'ici
combattre, depuis oe Jour, dont l'Histoire eniegislrrni
l'importance révélitrice, la preision brutale exercée

n'a fait que accentuer? Elle illeint aujourd'hui un
degré, qui accula lea grandi maître* en phraséologie
hypocrite de la preste puiiienne et londonienne 1 une
bannuerout» morale dont rirn ne lea iiuvera plut.

Ht essayent, il cet mi, de l'en tirer, et leurs acro-
batiei destinée* k dunner le change aux pays qui son!
Icuri dupée, lirai qu'aux spectateurs plut ou moins
neutre», contrastent singulièrement ivcr la franchis*
du chencelier sllcmand, eipliquanl le ■ août igi{,
du haut de la tribune, la nécettité vital* pour l'Alle-
magne, de faire paner te* troupe» par le ttriitoirc
belge, en rnêmi temp* que l'engagement qu'elle était
prtle i prendre, de respecter et de sauvegarder tlric-
tement l'existence et l'indépendance de la Belgique,
ainsi qu* de l'indemniser Isrgrmcnl pour tout préju-
dice cause. Lea documenta découverts plua tard i
Bnuelle* ont démontre combien le gouverne rue m
belge arait compromis, m prti.nl une oreille docile k
l'intrigue anglaise, sa propre neutralité. Cals n'empê-
ohs pas l'Angleterre, première coupsblc de as Tiobtion,
d'invoquer Mis* • neutralité ■ comme prétexté, pour
déclarer ts guerre — sa guerre I — k l'Allemagne.

L'Histoire jugera les deux altitude». Elle "
celle de l'Angleterre < "
nique, apra* s voir d .
. ■ . . - al de Mytilèn*, s détruit à jamiii U légeml»,
répandue et entretenu* k grandi fnia dini le monde
neutre, représentant l'Angleterre sou* le masque de Is
protectrice des droits de* Neutres el en particulier des
petite Etats. Il était, sine douta, inutile d* détruire

l'impérialisme anglais oppose Is plu* éloquent et le
plut incontestable démenti. Uaia rien ne nul, pour
l'édification de* Neutres vraiment juste* et impartiaux,
la vivante leçon de» fallt, soulignés encore par le lan-

Cee de la presse gouvernementale de Pari* et de
ndree, où rarroganoe cynique se mêle t la plua la-
mentable hypocrisie. C'est le vieux jeu de 1s politique
anglaise, qui exorlk i voiler publiquement d un sem-
blant de droit tf d* moralité l'égolime multiaérulaire
d'Albion.

En Franas. ta gros public l'y laissera peul-étrc
prendra une foit de plus. Uns ceux qui ont DOMSrTd

Justin, verront line douta avec peine la grande presse
français* défsndr* et pratiquer soudain, avec un
cyniama reavaraanl, de* principe* de violence dont
elle svaii eoulUDM, Jusqu'ici, d'accuser k grands erit le
* militarisme ■ allemand.

Car enfin, os fameux •militarisme1' n'avait aucune
intaatiea belliqueuse contre 1» Belgique. Il n'a jamais
exigé d'elle, comme la Quadruple-Entenie le demande
k Is Gréée, qu'elle lui terril dé bouclier rivant rl lui
■scrifilt la vie de se» Eli I

Min qu'importe, A entendre le* journsux de Paris
ce xss sont pas le. Alliée qui font violence à 1* Créer.
— c'est insars l'Allsmogns I Savoures aelta phrase
du • TtmpM », eaant parler du ■ cynisme avis lequrl
les Tesséens l'imminent dans tu s//*irsa ■ de celte
peuvre Crée*, que les Alliés s'eBorcent de • proléger «
i leur façon I Et ces quelques lignes où le grand jour-
nal affiiiaux lente d'excuser let procédéi de l'Entente :

• L'Allemagne compte sur l'intimidation pour Im-
poser u direclion. C'esl en UsrOrisarU lu aVigeonfi
qu'tlls snlend leur /ai™ scéculrr tri ordre». Lu Grecs

I de M

peU

puissances firattctru-n. pour In <t.'livrcr d'un régir,
i'affemanrfr, MsslssM ».ut le roi OMstM * a (Temps,

La Grèce n» été - ter rot née ■ psi personne, linon
par les alités I Ceux-ci seuls t'edoicenl de I' • intimi-
der », en lui fsissnt entendre qu'un. Huile anglo-fran-
çaise t'appréle k bombasder ks rôles, si elle persiste
dans u volonté pacifique cl neutre.

C'eit là le seul .. terrorisme ■ dont la Grèce lit été
victime jusqu'à ce jour. Austi n'est-ce pas un ..opprf»,
comme le •• Tempt ■ le délirerait, nuis une prutrv
Cation que Is Grèce l'ctt vue obligée d'idreitet aux
fameuses t Puistsiicet protectrices » I

L'Entente n'en a tenu aucun compte. Elle a répondu
en retenant de force dim 1rs ports tuglaii une série de
nsvires de commerce grect. Cm sa façon, i elle, de
■ proléger « 1rs pelitt peuples.

Lei déliera dr celle protection », le contre-amiral
ftegouy les étale, d'aillrun, dans le u Petit Journal »,
mus 1rs yeux du peuple grec. Il lui montre le Pélupo-
nèse isolé du reste de l'Hillide par un coup de force de
la fiolle alliée. Il ajoute que 1rs principale* villes de la
Morée, Patrat. Pyrgos. Ktlamata, Argos même et
Hydrs, sont sous le feu det canom de marine anglo-

françsit. El l'Allique, el Athènes I____De la belle ride

de Phalère au palaii du roi. il n'y a pas tept Uloniè-
Ires, et, det borda de Marathon t Talol, on n'en compte
que vingt d vol d'.... obus I

« Bemonioni plut haut, continue l'axai**] ; allons
aux Thermopylea, ou plutôt i Laniia, un peu plus ku
nord. C'est le norud det chemins et de li voie ferrée de
Theesalie ; or, ce noeud est k huit kilomètre* de li
frange du golfe Mtlliaque. Parlera-t on de Lariua ?
Qu'importe que ce chef-lieu toit dans le milieu dea
terre* de l'ancien royaume d'Achille si ton port, Volo,
set k 1s merci d'un lirople croiseur bien armér Et d'sil-
leura l'occupation de Lami* paralyse tant conlette
toute l'actirilé de la capitale Ihrataliennc. •

Celle menice, M Barré* la précité encore dtnt
1' ■ f cfto dt Paris en dissnl lux Grecs : Soi escadres
t* sharperonl dt vous payer votre t salaire •. Le
> if anche lier Guardian s menice de dépouiller k la
mode angUitr le petit piy* récalritiant. ■ Le Créer,
écrit I* grand journal anglais, (si terrihitmtnt eipotie
è no. coups. Ç-usIqucs jour» de guerre tu//iroirnl i
nous rtndrt les (ncltret det Itrs; ses principaux ports
seraient bombardés par la /lotte alliée. Quel que toit le
résultai de fa auerre, l'Anfleterr* ne rendrait

jtrnsis tes territoire* qu'elle a pria i un Etat coupable
dt IroJtûon, de baiteisi el dt cynisme (I) a

N'est-ce psi un comble? Ce sont le» itnr/Iais qui ont
le toupet de reprocher k la Grèce ■ trahison a et t es>

Voilé le Isngsge | protecteur » que parle la presse
alliée. Si encore elle cuit le courage d'être ttncér*.
dans ss brutalité, allia non, U lui faut, pour ssuver la
i phrase » dont elle est ivre, recourir aux insinuations
le* plua perfides et le* plut ridicules. En .voici un
exemple qui bal tous les records. Nous l'empruntant k
an article de Gustave Hervé qui ni pas honte d'écrire :

■ : Ils Oc* Allemands el reuri alliée hésiteront rf'oa-
lanl moin* i viottr le territoire otec (!) fluc SaJoniqu*
est un» proie austi tentante pour les Bulf/aret que pour
Ici A us (ro- Allemands, (I que le grand port méailrrra-
nitn a depuis longtemps allumé Irurs conuoilites II).*

Evidemment, ce sont le* Allemands et le* Bulgare!
qui «si veulent k Sstonique I En allrndint, ce sont let
Mliéi qui y ont débarqué, liais, en t'y initallanl en
maîtres, ce n* *onl psi sur qui violent la neutralité
grecque, ce sont les AUtmcrxdil Pour qui Hervé prend-
il donc ses lectrun P

A toutes cet minceuvrrs.'li Grèce oppose la volonté
lerms si simple de ion gouvernement, de ne pis sicrl-
6er l'existence du peuple sur l'autel ensanglanté de

• Il ne te tiouvera point, écrit le grand Journal
« Athinai *, des hommes politiques stset dénuéa de

Me I

c la Str-

Ls clarté dr cette lépontr éclsire toute la situation.
Au nom de la Srbir, virlime de la Ttuitie, le journal
d'Athènes lurait pu sjoulrr celui dr Is Belgique, vic-
time de l'Angtelerir il est bon dr rapprocher ces noms
pour MsMmAm complète dn Nrulret D'sutant plus
qu'il y ta i parmi ceux-ci. qui ont fmidé leur parti-pris

1 Al ter.

,11, .

•ci troupes par li Belgique, ttepuis l'affaire dt Silo-
nique, leur consciente ne tiurait te refuser k une té-
rieuse réviiion de Jugement. Ce sera toujours un pre-
mier p.. vers le verdict de llllslmn-.

BULLETINS OFFICIELS ALLEMANDS

ctjtières.

Sur le IroDl. t

Thitlrt de la guern

l'hédlr* dt la uuerre i l Omit.
i A 11 voie ferrée d'ïpret-Sonnebeke nos troupe
rcustirent un important coup de mine dim Is posilio

Des coups de mine français au nord ejt de Souche
et près de Combres n'eurent aucun —■■>■ l>™. .(
Souchex nom devautimet let Fr
entonnoir de mine, qui fut ens
une tentative d'attaque.

Sur le reile du front, î divers «ndruila violents com-
btrU d'artillerie.

Nos sviont jetèrent un grand nombre de bombet
sur les initallitioiu de chemin de 1er de Poperinghe
et de Furnet; des ti)u[w pnilsiits furent routtitét.

Le généraltafessi anglais prétend dans son comm.it-
■Iqué du fS oembre. concernant notre attaque du
8 octobre au sud ouctt de Loos, que d'après det éoafua.
tioru dignes de con/cance eniiron à.UOO a 9,000 cadu-
vrti allemand! aéraient restés devant 1rs poiition»
anglo /rancaiiet. Celte affirmation est de pure invtn-
"' i. Le total de nos pertei en luit, disparus et martt

il Usa

Thédtn
iltuilion est i
7'hédlrc d

763 hommes.
de la guerre si I Fit
ï général ttns changement

Gtllvviti

jadiien pombsltrnt pour forcer !• sorlie vert ta vilh
duLabau nord de Priilina.

Le chiffre dp* Serbes .fiila prisonnier» la 19 noven
bre, t'est accro k 1,600; hier plat dt 4,400 homrm
lurent capturé*.

Cru4 Oustmi (*s*rsl, » iss.sU,»

TlUitrt de la guerre à l'Ouest.
Aucun événsment essentiel.

L'ariillcrie ennemie développa une vive activité e
Champagne, cuire tleuse et Uoicllc, et i l'est c
Lunéville.

Théâtre de la guerre i l'KsI.
Une faible pou<iée russe contre le ci me!.fit d'IUuil.

•tllé* de I ll.ii. dea *r-

vdlée du Lab e
Bler plu* de ifi

buUn e

aalérwl d* guerre,
nat de NûTipsxsr bo grands
im.rn tralèmc lombèreat tntn

BULLETINS OFFICIELS FRANÇAIS

u Ubyrlntbe, tel Alltinsndt ont, os mian,
brusquée, réussi k pénétrrr, prés d* la roots
ns île noi tranchées as prtrruén agn*. Nos
Ici in ontiustitol rejstés Lauiua» a toissé

mpuon psodar.11»

Armé* d'Orteal. Dons l

toslanno.

Les Bulg&rei ynl viuiein.

i au Labyrinthe, nous avoot ecu
ssui cent dix-neul cadavrs* t
raé des tnsuis in gsre a* Hoyi

Bac, ainsi qu'an Argent:

tuisrst •nt^pri'i

icsnlraUon dont

l'efOeaealé a élé eonstalés enlrt Argonot L __
ouvrmgs» allemands, au nord-est ét DMluncourt it_tll
Wolvn sur uo groupiminl <te Ispcs-msne» •miemi* a» noré
d* Hsgniévil)*.

n lajÉM ai téu* Il

Nos tnup*, ont «kabxt uns h
avec ki iélachtmaott lirbei qi_
Prusp.

La tourné* n'a t.t marqué* qu* pv *ss 4»r-
tillini parocuhèrirntnt InIeut-s tn Cnampago*, «a Arfcaio*,
*a Woevrs, dans la forél d'Apremoal el m Abus Sus la

région d'Ammerltwilltr.

Aras» d'Orteal. Lh Bulgnrv* ont tanouvitl «s vlc-
'ront d* kn« gsuche ds la Tchero*. lit ooT 114 râ%ûssés
 
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