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O CENTIMES

Charlaville, lo 29 Décembre 1915.

Gazette des Ardennes

JOURNAL DES PATS OCCUPÉS PARAISSANT TROIS FOIS PAR SEMAIN8
On ^abonna <Una tou* 1m buraaux d* , ■'-»

EN ALLEMAGNE

{MB UM COLLABORA TTU* riUNCJUB]

An rnomtnt où le* pay* bemgérant» M rejettent
■utueli*u:«.ol 11 iMpOUuhUiU dfl M lu Wrribl* guerr*
•t iprt* 1m publication» qu't faite* li ■ Corelra de»

Ktiutu • lut le> orifice* d« Il c*tutropb* mondiale,
• *crabl* utile de donner lui population! du paya
focupea de* ulriila d un ouvrage tria inléreiunt,
41 1 k plume d* M. Otorgtt Bourdon, rédacteur au
| tifftn > S L'inîgm* ail* manda,

tmi ouvrage fut publié m 1913 ; il plut à certain»
■t déplut 1 d autre*. C'eat que, chacun i «on Inau, la
Ktait ■ tr«ver» aa propre penié* et m prenait pu garda

r'ia lieu d'y tharcJier de* élément* d'information,
m axlgaiit o« Umoignagu 1 l'appui d'un jugement

iajà forma.

En partant pour oa ïûyag» d'étude* en Ailemigne,
Tauteur i tacoué al rejeté, non uni difficulté, dei idéei
•u de* opinion* préconçue* qu'il partageait d'ailiaure
ITac beaucoup d* Franc ia. E' °* n'ut pu «on moindre
mérita, 11 ne prétend pa* avoin découvert l'Allemagne,
il n'a voulu qui lever un coin du -voile qui noua 1*
**cha at radin loyalement « qu'il a vu at entendu
une pentw t ranimer de* préjugé* ou retremper de*
pauion*. 1 <",

L'auteur a entendu bien de* voix, modestes ou
Binaire*; il i pounuivL avec uns ferveur pré-citc une
In y **1 ig* lion délibérément dépourvue de parti-pri*.
g'iyjtnt d'autre ambition que la vérité.

J'ai extrait dm ot livra, au bâtard de mea lecture*,
a* qull y a de plu* taillant ou de particulièrement
Inléreuant, Le* lecteur* voudront bien m'excuier ai
■elle publicitio» manque un peu de liaiion. Quelle
**4 la question } *

Quiconque aonge t l'effroyable événement d'une
guerre possible an calculera d'abord le* probtbilitée
morale*, puis mesurer* le* chance* de_ l'advenaire. 11
fallait rechercher Jm di»pO*ition* dei Allemands t
l'égard de la France at à l'égard de la guerre.

Au «ervice de la guerre, quelle» sont le* force» de
l'Allemagne f

-Btenjle* raiaon* peuvent entraîner une nation 1 se
hériuer de canon* ; elle peut craindre une lUique et
l'armer par prévoyance. Elle peut délirer de donner
k ** diplomatie une beat solide et te rèterver dan* le*
négociation*, la chance de l'argument lupréme. Ou
bien elle * une longue tradition militaire et garde *on
•ulte 1 une armée dont elle tient ion rayonnement et
a* puissance. Ou.elle coniidèra l'éducation militaire
aomme 1* fondement de l'éducation civique et la ci-
terne comme l'école dernière.

Cette Allemagne dei forterealea et de* champ* de
manoeuvre, oelte'Allemagne tonnante et disciplinée,
a-t-clle une (me belliqueuie ? Ce qui lui plaît en ce
redoutable appareil, eil-ce la aécurité qu'il confère. Il

Rtnde toumiuion qu'il implique-k l'idée nationale,
mage oatentaloire qu'il offre sana cesse de 11 gran-
deur et da 11 force illeminde * Que veut-elle enfin F
Sa jeter aur noua > Qu'attend-elle de >a victoire, li
Ticloire fl j i ' De* territoire* nouveau», de* coloniei,
un turcroll de prettige ï

Gu queition*. l'auteur le* poac i de* personnages
divert, hommes politiquci, professeurs, in il it.i i re*,
flnanciera, diplomate*, publicitle». *iiliai*.-*, [onclion-
mire*, lou* ayant un Litre pour exprimer quelque chose

du caractère, du tempérament, des direction* mortlt*
de l'Allemagne moderne. Cliei tous, 11 i rencontré 1*
même grice d'accueil, un égal empressement à l'iu*-

jaillisuit de tous le* entretien* ; rï'aj-riutroru-nou*
jamais i nom enlendYt T

Non, ' l'Allemagne ne vtui pat la guerre avec la
fronce i c'ert la cri général an ifliS, Où «ont la* actai
qui traînaient 1* déalr de la guerre f Guillaume 11, «a
montant tur le trfine, tltcslait aon amour de 1* paix,
aa volonté de travailler pour la paix, Vingt-cinq armée*
n'ont pu démenti ta parole impériale ; 1* grand labeur
d* ce règne ne fut-il pu consacré au développement
d* l'induttrie et de la richesse nationale f—

Si on ae souvient dei événeinente ai peu éloigné*
d* nou*, l'occaiion favorable d'une agreulon aonlr*
la Franc* aa produilit plusieurs fois at l'AlUmagn*
forte et archi-preta ne bougea pu.

La France Comptait en Allemagne dea ami* aincenaj
et l'Allemagne avait ici dei admiriteura de ton gant*
Induilriel, mai* il y avait 1870 1 Supprliuone 1870 at
la queition auivinU nou» viendra militât k l'uprlt i
n Est-ce 11* Russie lointaine, autocratique, ignorant*.

■ ignorée, i demi-barbire que i* France *ur*lt aoiigé

■ k nouer M destinée* f Eit-ce i l'Angleterre, Jaioua*.

■ hargneuse, perfide — l'ennemi* aéculaire, la bour-
« reiu de Jeanne d'Arc el de fîtpoléon — que la Franc*
« dcvtit donner ton amitié cordiale f 1

JVoui répondront non avec Juici Ferry, l&urU té
font d"aulre*. L'inicWi jeuî, «cluant la itnlImtnialUé
dont ta France a iU touueni ia dupa, lui eommoriaWai,
Un ro/jproc/liment suie i'AIItmogne qui t* détirsU *tn-
olrtmtnt tl qui lui jit nuinici avança ditinUrittiu.
L'auteur rappelle dan* aon livra la* page* écrit**'
1870 par le colonel Stoffel, attaché militaire k

Contre toute* le* qualité* opposés, U prévoyance, l'in*-
tructioD et l'intelligence. Il dénonce le* vice* d* l'ina-
truction de la jeuneue française, 1 fautte, excluaiv*
et mensongère, qui développe no* délaut* au lieu de
le* corriger ■, 1e* périls d'une éducation u factice al
trompeuse *, imruenie et inecuint memong* qui
continue quind noua tomme* arrivé* i l'âge d'homme
el ne ae termine qu'avec notre exiitence et qu'en nou*
donnant l'admiration excluaive de noui-méme* et d* ta
France, lurexcite et développe no* dtfiuti nitdraij tl
éteint en nou* le déalr de nou* initruirs et ia non*

Il montre cette -Pruaae il instruite, ti léiieuie, il
•oucieuiQ do tel Intérêt*, t qui le Grand Frédéric dliailt
« il faut que la Prune toil tou/our* en onfellt a, 11 k
montre toute loulevée, depui* i8iE>, d'une velouté
pataïonnée qui, deux foi* en cent an*, 1 turpri* et
étonné le monde — elle allait, deux an* plu* tard,
l'étonucr une troisième fois — tl que li FrtDoa, sa
voisine, ignore jutqu'iu moment.où elle se révéla par
le ujup de tonnerre de 18SÉ.

Ignorance, présomption, chacun de ces défaut* con-
tribu*ut k entretenir l'autre, voilà pour Stofftl 1m
tare* de la France : Elle ae trompe faute d'imtruction
et aé meut a ellc-niârue par présomption.

Quand sa voix de loldat appelait aon paya t observer
le* progrè* de la jeune nation qui,-depui* li longUmpa,
avec tant de patience et d'énergie te préparait k tenir
ion rôle, il parlait k de* aourdt orgueilleux. Je vou-
drai*, diliit-il, que le* Fronçai* écluuéi et exempt* de
et étudier 1* Fru**e,

il» n

d'économie, le pttriotisme, le sentiment du dtvoir at
«•lui tl* la dignité Individuelle, enQn le reipect de l'au-
torité « l'obeistsnce aux loi*,

fi* verraient un pava supérieurement administré,
gouverné par de» Institution» lïinc», forte*, morale»,
•0.1e* elataei le* plut élevée* *e montrent digne* de
leur rang *1 conservent l'inDuence qui leur eat dùe en
étant kuati lea plus éclairée», *o donnant l'exemple du
Heruloe *l *n ** vouant un* relâche >u «ervice d*
FEtit un pay» enfin, où chaque choie ett k ta place
tt où l'ordre la plus parfslt règne dan» tou» le* organe*
lu corp* toclal.

C'était *n *oùt i86g que SluHd, ptlriote vigilant
tl courageux exprimait ce jugement. Dont I* même
«apport 11 diuit encore : La Prutse n'* pu l'Intention
d'attaquer I* France, elle ne délire nullement la guerre
«I fera tout pour l'éviter, maia il affirmait en mime
tamp* ; 1s guerre est 1 h merci d'un incident.

Cette fol» encore, l'Allemagne ne voulait pat Ja
guerre, lea opinion* autorisée* recueillie» par l'iuleur
ta témoignent, (t l'iucident eit iurvenu ttui que l'Alla-
anagne Ou 1* Franc* l'aient voulu. Elle* te heurleut en
M moment par la solidarité de leuri lUiince*.

BULLETINS OFFICIELS ALLEMANDS

Thi&lrt di la guerre à i'Ouesl.

A l'oueit de La tassée, de» jnttallilion» de minei
•nnemlet, poussée» contre notre position, fureflt dé-
truite» par un bon coup de mine de no» Lroupeâ.

A part celt, rien d'essentiel.

rhédlr*

■t a l r.il.

A pluaieurt point* du front, il y tut de» ei
lie» d* patrouille*. Dea déUchement* de reconnait-
ino* rua***, qui eut y ère nt de l'approcher de noa
si--), turent reponuét-

rhécire de la ouerre d ( Ouerl.
Pjr un temp* de pluie continuelle, l'activité com-
baUlre lut peu importante »ur ls plus grande partie du
front; elle fut plut vire dîna la contrit *u nord d'Al-
Chtmpigne et dan* le*

beat, sur queliju's : ta

Dea patrouille* allemande* dan* la contrée de Dflna-
burg turent bon *ucoè*. De* reconnaliianoe* ruuc»
tue* Importante* furent repoussée» au non) ouest de
Ciartorya». et prèa de Berutlany (au sud-eat de Kolli).
rhiéln da i* guerre aux Boitions.

; en gênerai

■e a i'Oue

Un. entonnoir de mine, que lea Français avaient (ait
Muter devant notre position, au nord-est de Neuville,
**t ooeupé par nou*. Une exploaion ennemie sur la
hauteur de Combrc* n'occasionna que peu de dégila.

A pari cela aucun événement iuiporUut.

TJtéJlrc de la guerre i FEU et thtitre de la guerrt

BULLETINS OFFICIELS ÏRANÇAI8

réaficn tt Loch, moin* latcoatt un Bully, 1* farL
■ ■. tt let routa d* Ull*.

rail» t V,1^lïUn ^ ""^ »^u,1*rt, " d» 00" c

En Araonna, bombardemtnl
mandat s* la rfila-)
tait uutar on dt[

-Mort*. Aux Courts s-Oi au si ci

rcbandUM da Mulhouu. six obu* da

S» d'OrEauL. Lu Lroupa» alliées pourau
dss Hgni» da U éélens* d* SalonJcjo».

■ tl 4oBt

Bntr* • Sonun»

1 cols 110, le» Allemand»
uit da net tranohéu uns mina qui
Nou» »von» occupé 1* bord da l'ro-

- a ' ,'.....■ j combats da q&-

L* mauvali ttmpa * gin* les opératioi
grand* parts* du front.

En Belgique at entra Soiuon* *t Rtuna, 11

*ue h plu.

:e orliLBrie s

i'Hartmann* wetlerkopf, une-attaqua
1 ttnll d'un a prapa-
r un* notable parue

un de la

da rHartmauuiwttlerkopf. La nambre

Rn Balgiqua, Itrullsne fut montre*
gin, d llcl Sa- cl D. ejisght.

Au sud d'Arru. quelqua» tir» htureu

Devant Daneaurt, règiun de Rort, i

auteur de Btau-
1 tort» patrouilla'

RASPOUTINE

La Russie eat pleine de force* mytliquei et myslé-
rieuttt. Elle borde et aurplombe de tl mut l'Europe,
■Ua joue depui* deux siècle* un rôle dani le* illiancet
européenne*, elle eat sur let champ» de bitaillc euro-
péen!, elle eat toute proche. Puil, par moment», elle
acmblo lointaine, étrange comme un rére asiatique. Et
ton histoire est laite de soubreuuU inexplicable*.

Aimi, on te sentit devint une énigme, quand,
dernièrement, on apprit la chute de fiicolij-Kicolije-
vilch, le généralissime qui pendant plui d'un in, avait
tenu dans ses main» I» toule-pui-nneç de l'empire de»
Uin. La défaile iculfi ne pouvait pas ttT* la raitou de
cette disgrâce subite. Car l'armée tutière continuait
k être l'Inilrurnent docile, respectueuse via-ï-vït dea
pratiqua*, brutale», mal* énergique» du grand-duc.
Quant lu lier, il n'aurait un» doute p«s eu de courage
néoeiulre pour reovener ion oncle.

Seule* deux personne» pouvaient lui avoir fait
exécuter cette meture extrême."L'une, c'e»t 1» Uirine-
lUire, dont l'infiuenoe ett reliée d'autant plut grande,
qu'elle a l'habileté de n'en user que rarement. J-e
danger que la Ruule courait sou» la dictature de
' Nicolijeyitch n'avait pu du lui échapper. . Car elle ■
la réputation de femme intelligente. Hait u haine
oonlra l'Allemagne ttt trop piaiionnée, pour qu'on

puisje admettre chex elle une volte-face contre «lui
qui avait fait triompher te» propre* idée».

Donc, ce n'ett pu elle. Alori, o'eat l'autre. Quel
autre ? "itaapouline, George» Raspoutine, "de longu*
date ennemi juré du .grand-duc, Raapoubne, qui t*
plaisait 1 ri conter i tout venant que, pendant 'a oontUt
d.'» Balkan*, c'était lui qui avait empêché la guerr*.
que demandait Nicolaj. Lui, par contre, voulait la paix.
Il en conmiioil le prii pour aon pay*.

Aussi, en juillet Iflfc s'U avait été U, il aurait été
un facteur de paix plus efficace que Krivoschélne, U
minisire de l'igriculture, qui notait personnellemant
pu assez (ymptthiquo au laar pour faire prévaloir ton
opinion. Mai* Kupoutine était alori exilé en Sibérit,
Ik grand-duc avait *u ae débarrasser de l'advenaire d*
ta politique.' Il y eût même un attentat lk-ba* eouln
lui : une femme le blessa grièvement. Son ami du reaU,
le prince Mechlchenkl, aprè* une courte miladM,
mourut i Saint-Pétersbourg, précisément dini eat
jour» déciaif». C'était le tria influent éditeur du ■CnuaV
ianin qui avait se* petite» entrée» obu It latr, qui
tuiait pu faire contrepoids aux licteur» de gueria.
Comme dit. il mourut. Toutes ces choie* ont l'air d*
se tenir d'une manière «inguliire I

Raspoulioe, par ooutre, guérit tt retrouva k 9*"*"^
de Sliiit-Pélertbouig. La preau n'osant pa* parler d»
lui, on ne connaît pu exactement le* détail» d* eo*
retour & Il puissance. On en parlait an chuchotant, aa*
1* devinait. Fuia elle éolata au grand jour, quand «a
apprit qu'il venait da renverser le promoteur du Ttin*
Synode.

La procureur précédent, S»bler, avait ouvfrlejnenl
farorli* Rupouline. Il ne manquait pas de lui c6der
-pendant *e» séjour» dan» Il cipitile, un appartement
dîna son pa lai* et de mettre i ta ditpoiilion un équi-
page,. Iftit don* la ^grande bourrasque, qui soudain
tévit contre Suchomlinov, le miniitre de la guerre,
Sabler tomba en même lempa que lui. Son sucectseur
fut Samirtn, maréchal de la noble»se moscovite. CeIni-
ai, un* doute par morgue d'aristocrate, eut le tort de
se tenir k l'écart de Rupouline. L'aventurier prit >1
revanche. Un jour, contre toute* lu p rc ici i pli 0111 de
l'églitt, ooutre loulu le* coutume*, il lit nommer
évéque de Tobolsk un de au partitan*. un compt-
triole, timple pujsun, qui mu il k peine lire et éciiie.
Cet évéque exerçï ta fonction en véritable limple d'ei-
prtt, «t tout naturellement, Il y cul dan» ion adrjiinit-
tratlou plutôt lingullère, du détordre, detlbu*. Tout
d'un coup, 1* bon Ytrnovi — car tel était ton nom —
l'tviu de canoniser on de se* prédéces»eurt *ur la
liège épitcoptl de Tolboltk. C'était usurper le* compé-
tanoet du Saint-Synode, qui demanda de» explication».
Varnor», fort de l'appui de Raspoutine, refusa. Il parut
une foui devant la hagle assemblée, puis ignora toute*
lia citation* luivaute*. Finalement, par un renvertt-
Beni du choie* i la ru»te, ce fut le procureur qui tt
vil traiter en coupable. Il ne voulut pat céder. 11 dut
abandonner u pltoa. Bl tlnal le grand maréchtl de la
noble*** apprit I tu dépem li loutc-puiiaance d'un
Ivanturiv, qui bon de tout contrôle, un* rcaponu-
kllité, gouverne 1* gouvernement.
- I*) ttorti de la puiuanoe de Rupouline ut dan»

1011 influence personnelle sur le tur. Nicolu II • élé
de toutflemp» le jouet d'Inpoiteur» myijlquc», de ma-
gnétiseur», d'hypnotiseur». El Raspoutine n'est que le
dernier dans 1* série dea thaumaturge*, qui, mêlant
toicetlerie el religion, ont joué un rôle à 1* cour.

Rien ne semblait de prime abord le déaigner pour
une million extraordinaire : ni dignité eccléliutique,
ni habit monaral. Il *c disait un ■ itire* ■>, c'cit-ànlif*

Il fut plutôt jeune, a ion début. Le* 11 ilorer s se con-
fèrent-leur dignité eux-mêmes par délégation divine,
ilt sont un des cléments les plut singuliers de" la vie
rcligieuM ruue. On lea vénère. L'un d'eux fut long-
temps considéré comme le tiar Alexandre I. le peuple
croyait*que cdui ii n'était pai lé.lkmcnt mort cl qu'il
avait renoncé 1 l'empire pour vivre humblement.
Légende vraiment ruue, k laquelle du rctte Tolstoï lui-
même semble ttoir cru.

Le* origine* de Rupouline oesont pu exactement
connue». On le dit descendant d'un riche paysan sibé-
rien : ton . Illumination » 1 du avoir Heu 11 y a environ
quinte an*, quand I! éUlt déjà à la léte d une 'nom-
breuie famille. Grand, bien fait, imposant, la barbe
belle tt bouclée, lu yeux brillanla d'une doue* clarté,

uj.li

I nombre d'adepte*. Jamais du reste, il n'abin-
1 la btoute de payun, ni lu grandes bottes de
ime qnl suit la charrue. Seulement, peu i peu, li
e dciinl précieu**, toute en toie, et le» hotte» sont

~" (4 lisnra. J
 
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