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PRIX i B CENTIMES

Charleville, le 31 Décembre 1915.

Gazette des Ardennes

JOURNÀI, DES PAYS OCCUPÉS PARAISSANT TROIS FOIS PAR SEMAINE
On ■'abonne dan» toua lea bureaux do posta)

les Dardanelles dans l'Histoire

Lu Dardanellc*, ], Botphore, Conttantinople, c'eit
toul l'Orient antique, pilloraaque et entoleillé que cet
nomi évoquent dini noire imaginition. Au pretlige
dei beautée nilutullei l'ajoute «lui dei grandi souve-
niri hiatorique*. Dani la plua lointaine antiquité
grccaue, c'eat Dardanui, le fondateur de Troie, chantée
par Homère; l'mettre deaTroyena et dea Romains, don-
nint ton noai m ïung détroit qui aépare l'Asie de l'Eu-
rope. En ioo aranl Îéaua-Chrlit c'eal Danui, roi dea
Perta*, qui fait traveraer i llelleapont ou Pont dei Hel-
lène*, k *on immenae armée, battue peu de temps a pria
à Marathon ,

Un liècle et demi plua lard, en Hi, arec Alexmdre-
le-Gnnd, ce n'eal plua l'Aiie env*hi»i*nt l'Europe,
maii bien la Grèce qui part à U conquête de l'Aaie mjt-

KnQn, par un nouveau retour dea choie», lea Turci,
reoui dea plaine» asiatique», traveraenl en iS55 le*
Dardanellea, chevauchant k 11 conquête de ce coin de
U vieille Europe, où ila élablhaent leur Empire.

C'eat cet étroit paaaage, ai riche de aoureuiri et de
beauté* naturelle!, maintenant hérilté de fbrlcrruct et
temé de mine*, que U flotte Iranco-angliile tenta raine-
menl de (oreer pendant de long* moi*, t*ndi> que la
0oU« HUM de la mer Noire devait, par le détroit du
Boaphore, Tenir à ta rencontre et contribuer à ta chuta
de ConitanUnople,

C'eat la quatrième foia, en un peu plua de aoLiante
an*, que l'Europe entière a'intérette aux événement»
de GaJllpoli, 1* preiqulle monlueuae qui domine la
rire aaiatique dea Dardanelles, et qui eit reatée une po-
■ïtion atretéglqua de premier ordre pendant que chan-
geaient loutea le* condition* de U guerre. Il y a bien
longtempt que Juchera*u de Saint-Deni* lui faiaait U
réputation d une citadelle in compara die, et c'eat encore
■ur un navire k Toile* qu'y fut amenée, le ît niara
iSfié, une partie de* mille homme* qui allaient avec
Canrobert la* uf tirer I* guerre de Crimée,

Le i( mai, Saint-Arnaud, revenant de Conitantl-
nople, y débtrqualt 1 aon tour pour y écrire à .Napo-
léon III I* fameu** lettre que cite Camille Rouiiet :

■ Slrt. je tuf* arrivé i Gallipoli dam ta nuit, et, de-
puit ta pointa du four, /'cl Inroeilfé d me rendre un
compte tract d* ta lit uni ion de Va/mit.,,, Je le dii
cite douleur À Votre Uajttti, noua ni aommci pat
conxtUuét ni an étal dt /aire la gutrre, teli que noua
tommti au/oard'hnl. •

Car il y HaH eu, lion comme aujourd'hui, de re-
grettable improviaationa. Cependant, aidées par le*
Anglait. le* troupe* franeaiie* fortifiaient la pretqulle
et turlout l'iathme de Bnulalr. Le ti Juin, la baae
d'opérationi de l'armés était traniféréë k Varna, et
Geliipoli rentrait dana l'obarurité.

Vingt-quatre ant te paaienl. Lct nutaei, que la
giferre de Crimée deraient écarter de la Turquie d'Eu-
rope, entrent i Philippopoli. Le juur même de leur
entrée, le i5 Janvier 1678, le chancelier ruaie prince
Gortchakof t'appliquait k raiturer l'Angleterre in-

•raJeu t

a La gouvernement impérial, écriuail-il, n'a pal
l'intention dt diriger le* opération* militaire* aur Gaiii-
polL • Pend*nt pluaieura aemainca le duel diploma-
tique de 1' « Uura » «l de la ■ Baleine a, tourna, aion
déjà, autour du problème de Galiipoll.

Ce fut le 11 férrier Kulemenl que rambaitadeur de
Punie k Londre» put contlater l'accord de* deux gou-
vernement* aur ce point, en envoyant k lord Derby un
ménage, qui aujourd'hui aembla él range ment iro-

■ Le prince Gortchakof me charge de eommuniçjaer
d Voln Excellence que it cabinet impérial n'entend pat
occuper la cote asiatique dei Dardanelles ai l'Angltterr*
«'en abstient également, si celle condilion éfair remplie,
airui que celle dt ne pal débarquer de troupti anglaises
tur ta cite européenne dei Détroits, nom n'occuperon»
pai Coilipofi cl noua n enlreroru pai dan* lea ligné* de
Boutair. a

Au début de la guerre actuelle, Anglait et Ruiiea,
le* rivaux jaloui de jtdit. t'étaient enfin mil d'accord
pour dépouiller la Turquie. Et c'eit pour titrer Comvi
Uniinople lui Huiici qu'Anglaii cl Ftanç«i* l'épul-
•èrenl, pendant dea moia, eu vaint rfforti *ur lea roc*
de Gallipoli. On ne dira point que ce n'était paa aérieuzl

« il faut que le* deifin* a'acconipfiitenl, écriril
alara 1'• Echo de Pari* a. Toutes torle* de tofuliom'
ont élé lenléu pour régler la queition du Délroifi ion* |

El te - Tempt • du 13 mari iqt5 préciaa nettement :
• «Le prvblimt de l'Orient tal aujourd'hui poié de,
lellt/ocon qu'il uigi un* tolulion eomplél*, dont ta*
oroupeinenli aof idairti trééi par la guerre it la réorga- j
niiafion européenne qui <., - : notre vicloir* doivtnl'
aplanir lei plu* orouet di//icui<éj. ■

Ce n'en pat la faute du* journalittct pariiicnt ti
1*1 renturc a mal tourné, el ai~" Ici diatint lout en train
de l'accomplir 1 k IVnconlrc de bon préïitlont I . . .

Le in férrtar, le monda apprit nou tant aurpriae
l'attaque de* Uardanellct par Ira flutlei anglo lran-1
çaiaei, compoaéea de 10 loitirauï de guerre aoui le
commandement du contre-amiral fran.aia CuépriLte
et de l'amiral anglais de Itobeck. L'enlrepriae préparée
en grand aecret devait par a* (oudoinelc produire un
grand effet moral, particulièrement en Grèce el dana

ïrrP-rttif

Le* Anglo Franfal* cipèiaient bien, tandii qu'eui-i
mtmea forceraient lei détroit* par mer, que Grec* et
Bulgare* le* aideraient tur [erre. De 14 le coup de main
tenté le tg février contra l'entrée d» Dardanellea.

En réalité, ni le but militaire, ni le but poliliqua
ne furent alleinta. Le vieil héroiime turc offrit un*
ré*îatance inattendue. Par ailleurt, lea prélenltona-de la
RuMie k a'itutaller aeule k Couilantinople, éveillèrent
plutôt 1* défiance de i* Grèce, de I* Bulgarie et de la
Boumanle.

u -Ën Grèce, une grave cri*e a'ouvrit par la déniùwiona'
du trè* influent premier minialrc, M. Véniiéloa, donr
ta lloi n'approuva paa 1* politique penchant du coté
dea Allié*.

Apre* le bombardement aam grand réaullat dea
fuit* d'entrée et une lenUtiv* de débarquement, entre-
pris le ao février, le* opération* *• ralentirent pour
reprendre ver* ta mi-m*r*.

Une aecoude foi*, lea Allié* lentirent de forcer le!
paaaage de* Dardanellea. lia ne réunirent pai et aubl-l
renl même un échec aenaible par la perte de Jeux'
grand* vaitacaux de guerre anglaii : ( Irretitlibli etl
l'aDcecn», et du »Jiuui>eI.j, vaiueou franfaii; lur cha-
cun de cet navire» dea centaine* d'homroei périrent. Laj
cuiraaté fnncala u Gaulula u fui auni gravement en-
dommagé. Dan* la même tentative, le petit ctoiteurj
franceia 0 Xmélhyilc a, qui a était lancé k corpa perdu
pour débirraaaer le détroit dei mine*, aaula. Le 11
" Jn/lexibfe» était k ton tour touebé par lea

obutl

n plua, que l'opération
it dea chaucca de réuaaiij
::.i ■. 1 .: d'un débinjueJ
pteune et aaiatique. L«aj

d'aventure l'cntrepriM telle qu'elle avait été conçu* c«
exécutée. Un nouveau tempa d'arrêt aa produitit- D*j
Uaraeitle et de Toulon partirent de* corpa eipédition-j

nairca français et, de aon cAlé. l'Angleterre envoya de*
troupe* d'Egypte et d'aulrei partiel de l'Empire,
100,000 hommct tu moin*, tout la direction du général
français d'Amode, et du général anglaii Sir llnmiltori,
te trouvirent réunit i l'entrée de* Dardancllet ver* la

Une Iroiaièmc phtie t'ouvrit alon : le débarque-
ment inaugurant l'olluque par terre, loujoun combinée
avec le bombardement dea torla par lea narirei alliéi,
auxqucla le* batleriea lurquea répondaient non ta ni
auccèi. Ce qui importait turlout, c était l'occupation de
aolide* point! aur terre. Dè* mari, lei Allié» avaient
prit, un» tcrupule, comme b**c de leura opération!,
1rs llea grecque» de Ténédot, de S^othrace et dim-
bro», licui pcupléi autii d'tnliquea'uvenin. C'eit de
lk qu'ila partirent pour la leconde attaque, amii que
pour le diLuiqurmciil du avril. Celui-ci eut lieu dei
dcua.côlé* de IJ aorlie dei Dardanellea, le* Anglaii
prenant terre au Piord et au 5ud de la preaqu'lk de
Gallipoli, et lea Françai. k II ou m K*lé, lur la cote
aiialique. D'aulrea débarquement! moins importants
pluiicuia punita de U preauu ile.

t Ici Turc:

opposèrent une réiittance héroïque. Le* attaque* il la
baïonnette leur permirent de déployer leui* antique*
vertus militaire*, eialléea comme jtdi* par le senti
rneul relifieui. Apici deux joun de combat* acharnéi.
qui dégénérerenl eu effroyable* inauacrei, le» troupe*
francaitea, lur la cote d'Aiie. durent 1* retirer ver» ta
mer ; tur l'autre rive, k Sedd-ul-Bahr, quatre brigade*
auglaiica lurent également rcjeléea * la mer avec perlea

Pendant que cet comhat* duraient encSrc. on

d'Otrantc, dant l'Adriatique; ]J6 liommei furrnl 1:
véa, maii l'océan en engloutit 7!), parmi leiqueli t(
lei ofucleri et l imiral francaii. C'était ui

flotte anglo-fnnçaitc des Dardanellet, que le Léon
Gamoefla devait aller rejoindre._

Plui tard, au commencement d'août, *prti ■ do
vainei tentative» d'avancer lur la pretqu'lle de Galli-
poli, le général IlamiMnn tenta une nouvelle minoeu-
vre. Il debarqui 1 riuiproviile dei troupe! dant 1* baie
de Suvla, prèi d'Analorta, iGu de prendre en reven
le* défenses turque*. Ou aait que celte tentative échoua
également, k ta tuile d'une irréiiilible contre iliaque
turque. Dcpuil, tel opérationi traînèrent, fditant, de
plui en plui, perdre aux aitaillinta l'eipoir de lei voir
aboutir. On ne fut donc pal tiop étonné lonqu'on ip<
prit qu'k la tuile du rétabliœment dei communica-
tion! directe* entre la Turquie el l'Allemagne le* v»il-
lanli défenseur! de Gallipoli ont pris t'odenaive,
rejetant k la mer lea Alliés débarqué* prè* d'Anaforl*
et d'Ari-Uouruou.

C'eit Jk, diilona-noui, te commencement de la fin
de l'aventure. Au point de vue de l'oflenaive, celle-ci
peut être considérée comme ayant définitivement
échoué. A cet échec dei Puitiancet alliée* correipond,
d'autre pirl, l'e*eor vicloricui de celle viillanle Tur-
quie qu'on croyait endormie el qui aa dicaae aujour-
d'hui, foile et rajeunie, en face dei nationt qui dcpuil
tant d'aonéet eacoiiipttii-nt iun ilinu-uibreraenl el con-
voitaient tet dépouillel.

Alor» que le groupe anglo-rusae faillit Uni pour
entretenir el pour réaliser la légende de 1' • houiuie
malade », l'Allemagne prenait une part active <u re-
nouveau de la force nationale turque. Aujnurd hui ce

payi luttant pour leur Indépendance, porte lea fruit*.

On Mil que, le îo avril, dam une cérémonie «jl-.-n-
nelle du Selamlik, le litre de . Ghaii ., c'e*l-k-dire . ta
Victorieua ■, fut conféré au aullan Mahomet V. Ce nojn

BULLETINS 0FF10IELS ALLEMANDS

GricO Çuirtl.r (tritnl. 7t ilciat,, KU.

Thédlre dt ta guerre A l Oueii.

Le feu d'un moniteur ennemi lu* 3 habilanli ds
Wetlende-lcs-Baini, dont 1 femme*.

Sur le front, de vifa combats d'arllllerie, de
grcnadei et de minet te développèrent par mumenl*.
Au llirattein une attaque franc».eut lieu ce malin,
aur laquelle lei nouvelle! détajlleei lUitiqucfïl encore
Un vif UaGc de train» k la gare de £oi**oni u iU pria
soûl le feu de notre artillerie. Dcpuil peu de tempa,
le* Francai* Ont muni l'hôpital, situe k proxlmilé de la
gare, apparemment pour proléger celle-ci, de drapeaux
portant ta Groii-Houge. En raiton de I* proximité de
Oei deux bltimenta, il n'nl pai eiclu que I hôpital
puilK être atteint-par bâtard.

Tht'dlre dt la guerre i M**,

A la Béréaina, aimi qu'au nord ou cil de Cxartoryak
et prèa de Derettiany. de* reconniisiancci russe» lurent
repouaiéei.

Théâtre de ta guerre aux Balkanx.

de le ci

:. (M a

e foil

ant changement.

Théâtre de la guerre à t Ouett,
Wcilende fut de nouveau bombardé par u
leur ennemi, cette foi* un* aucun sucées.

L'dtaque ennemie contre le Hittilein, relatée hier,
■'écroula déjk aou* noire feu. Le tuir le* Emu,«il atta-
quèrent deux foi* lei poaition* repi iiei par noua «iir ta
llartminniwcilerkopl. ila pénétrèrent en partie dan*
no* tranchées. Apre* la première «Itjque I ennemi fut
UltlIWH re[iuutsé paitout. Lea combats pour ta |uaaet-
iiun dt ijueli|ues buuls de trtiulicr, qui auivireut ta
première attaque, .ont encore eu train- En filt de pri-
sonnier* le* Francaii perdirent jusqu'ici 6 ofiicieri el
joo homme*.

Let Angliii perdirent hier a avioni, dont l'un fut
obligé par noi canon» antiaériena d'itlerrir lu nord-
ctt de Len* et dont l'autre, un grand appareil de com-
bat, fut abattu en combat aérien au nord de Ham. Un
autre avion anglait fut détruit par le feu i l'ouett da
Liita.

Thédfre de ta guerre i VEit, ~
A la cote prè* de Itaggaaem (au nord eat de Tuk-
kum> la poussée d'un asse» fort détachement rua**

Au iud de Pinik un poale rutsc fut turprit cl lup-
Thiilrt de la guerre aux Balkaru.

BULLETINS OFFICIELS FRANÇAIS

région de Giveucby «I

contra-attaque:
"""départ

a Vengea, ù rHartmann*w

: ki.pt. k la auil* d*
da gauche, aur ta*
ja k leurs poiluooa

Une lempCla da neiga a intarrompu la* opération* M

ommat da t'Uartmanr..
R:en k ajonlar

i DU AHOkK^ti-

RASPOUTINE

Bientôt, Il devint il Influent k la cour, que tout te»
rivaux, fvtcrtKa àinal que moine», ipiritiite» et autre*,
durent lui céder ta pai. Il diilribuiit f rioe et dltgrkce.
Il créait, 11 nnrenait lea plui haut* dignitaire*, Lei
minialre* te mirent k compter avec l'homme nouveau,
dont let contell* dirigeaient la Uarine, et qui, tout let .
Jour», pendant plui d'une heure, agenouillé diiait de*
prière* k ofilé du Uar,

Pendant tea «éjourt k Saint-Péterabourg, il tenait
régulièrement audience publique dans ta palaii du
procureur. Et let aollicitcui* qui taraient présenter
leur requête avec l'humilité néoeaaalre, recevaient con-
seil ou consolation. Souvent, quand 11 a'agtuait d'une
demande précise, Ftaipoulina leur remettait un billet
rapidement écrit ; une recommandation k un miniilre,
libellé* comme un ordre. Cette bonté patriarcale lui
auurait un* popularité rnyitiqu* parmi le petit peupla.
El cela faiaait ta complément, nétemire peut-être, de
a* altuaUm aupeaa de* grand*.

U J a «aviron trot* an* «I demi, Itaipoutlat fut
éloigné d* ta cour, U dut m retirer en Sibéxta. Dea
inimitié* dan* tan* le* rangi de ta «ociété, éveillée»
amrtout par ta Jaloutie, l'étaient eoaltaéea contra lui.
Guleikow, I* obef de* « octobriale* », te mil k la téta
du mouvement, U tint k ta Douma un de tea dtacoura
ta* plu* célèbre* contra' «lui qu'il dénonçait comme
Un danger public. Un ecandata riaquait de compro-
anelira ta haute aocitU. Oa raconta qu'aijm la Uariius-

1 Ilaipoulin

in ère poaa l'alternative

exilé, ou bien elle-même l'cl pj tri crut pour loujouraj
•oit au Danemark, toit en Angleterre. Le tsar céda. !

Hal* celte premièra dùtgràoe fut de courte duréej
Le taarévitacb tomba malade. Ilaipouline, du fond dtt
•on exil, fit entendre la menace que la prince héritier
mourrait, *i lui n'intervenait paa par *e* prière*. Lu.
toute hkte, il tut rappelé. Et ta bâtard voulu! qu'en,
effet la maladie de l'entant prit, k partir du relour de!
l'homme providcnjtiel, une allure plu* bénigne. En)
attendant, du rente, l'indignation générale a'étuil *p*ï-|
*ée. On proleiU encore. Puia on te tétigna. Si re n'étallj
lui, ce 11...: un tulre qui prendrait ta place I

Celle leconde période de faveur Impériale dura un anj
el demi. Quelquea aemalne* avant la guerre, elle pria
une-Un rapide et myttéricuae. Et tout auaii my»(érieux,|
maintenant pendant la guerre, vint le lecond relouât
de Sibérie qui eut pour contéquence l'exil du grani-j

Ne faut-il paa ajouter, pour parfaire ce portiail, quai
Ilaipouline a ta réputation de ne paa être indifférent!
aux charmes du beau icxo f S'il eit un peu TolaloI,!
11 e*t plutôt al turtout un Caglioalro. Et il éttye se*,
■uccèa dana ta domaine du mrnaturc! par Ici aorlilèger
plu* naturel* de l'amour terrestre. Celte puiiuuce, oh
ainsi tant d'élémenbi diven te mêlent, 11 en use nco
habilité. Far exemple, aprèa avoir renrené le procu-
re or Sa marin, 11 ne maintint plu* 1* m al heure use créa-
ture, aon évêque Varnava dc 'Tobolak, qui lui avait
tervi d'initrumenl. 11 lui fit donner aa pcniion.

Ainsi Raipoutine règne. Le* autre* emplrci euro-
péen a tont dirlgéi par dei idéca ou par dc> penon-i
n al lté* qui la* incarnent. On y prend lea grande* décl-
aiona, hiitorlquemenl fondée*, en plein Jour et eq
harmonie avec let peuplea. La Kuaaie, par contre, n'a
paa le» orbite» régulière* d un état conalilulionel. Sa

marche eat désordonnée el inquiétant* comme celle

rien prédire. La volonté d'un inconnu, lorti de l'obicu-
rilé, coTUrillanl dan* l'obscurité, diaparaiuant dini
l'obicurilé, partui* donna le branla...,

El pourtant, quand on pente que Iliipouliue voulait
la paix, on aérait tenté do voir dîna ta ligure plut qu'un
hi-j-il. Il prévoyiil ta défaite du t» patrie. Il craignail
le dê*«itit, 11 avait la viilon terrible d'un* génération
inutilement Mcritiëc tur let ebampt de bataille, l'eut-
Hm même, mm plu* Impotleur, mai* réVIleuieul
1 , •- 1 ptiur une luit. Il entaadail déjt l'ennemi
vntorii'ui chevaucher en t'olognr,

C'eat pal te* delauli qu'il mont* du bai peuple.
Hait une fou (u haut, [oui prêt de l'oreille du tur, Il
(ut racbo'de* grande! plaine* ruiiei, el de l'Oural, rt
de la Volga, et de toute la terre da ta Vulule k Yladivoe-
lok, et il trouva la même parole quo celle du vrai laint,
1 parole de Tolatol : «Paixl el piliê pour mon peuplai *

(Du

la)

Menus Propos

me grand* bande <ta calicot : PefMMetu 1 occaHoa* av-
jnnaJter. A la plaça dea échantillon* d'un* aoeUté k*.
ualiblea, da l'étalag* dnn arniunar es d'un bUcaétar,
la, de» boulavma* aux rut* dea pin* meifliaaaa rue
on détail!* ta fauu* I* plu* iinM d* l'uni van.
i vieux caalor da* luuirura» da aua granda para* Il ta
aorte aavui-ard* tout ravauua. Mal» iaur lourrun «ata

tuurrura da prix. D o*
1e Kldat* a* piaigneat d**
lartnita*, ta* unllif d* leun

a Leura camarade* anglaii

prononcer, qu ob a Itn

.torjsaaE^^ta On la

I , . «.il f, ;a'j
 
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