Gsell, Stéphane
Les monuments antiques de l'Algérie (Band 1) — Paris, 1901

Page: 107
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CHAPITRE II

ASPECT GÉNÉRAL DES VILLES

On sait quels résultats heureux eut la conquête romaine
pour le pays qui s'appelle aujourd'hui F Algérie. Ce fut surtout
au 11e siècle de notre ère et dans le premier tiers du
ine que cette région put se développer, grâce à la paix qui
y régna. Les anciennes villes puniques ou indigènes se trans-
formèrent et s'agrandirent; ailleurs, en particulier au pied de
l'Aurès, de nouvelles cités furent fondées et devinrent très
prospères.

Ces villes se parèrent de beaux monuments, construits dans
le style hellénistique qui régnait alors sur toute l'étendue du
monde romain. Les magistrats municipaux consacraient à
l'ornement de leur patrie, la plus forte part des sommes qu'ils
devaient verser à leur entrée en charge et des libéralités qu'ils
ajoutaient à ces taxes légales. D'autres les imitaient, par
ambition ou par vanité. Ce zèle était encouragé ou provoqué
par les fonctionnaires impériaux, qui, eux-mêmes, donnaient
l'exemple. On employait souvent les soldats comme maçons,
les ingénieurs militaires comme architectes : ainsi, Thamugadi
fut bâtie par la troisième légion.

Les guerres qui ont ravagé l'Algérie pendant des siècles,
les constructions hâtives des Byzantins, les dévastations des
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