Gsell, Stéphane
Les monuments antiques de l'Algérie (Band 1) — Paris, 1901

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CHAPITRE IV

TEMPLES

Les plus beaux monuments des villes étaient d'ordinaire les
demeures des dieux. Par malheur, le nombre des temples
antiques restés debout en Algérie est fort restreint.

Le mieux conservé est celui de Tébessa1 : nous en donnons le
plan, fig. 39, et une vue, planche XIX. On Ta souvent comparé à
la Maison Carrée de Nîmes, dont il n'a pas, il faut l'avouer, les
heureuses proportions et la sobre élégance. « On constate bien,
« dit M. Héron de Villefosse, un travail très personnel dans
« la décoration, mais de la lourdeur, une recherche d'ornements
« qui tombe dans l'excès, des défauts qui sont la marque d'une
« école éloignée des grandes traditions. » Cet édifice date proba-
blement du uie siècle. Après avoir été successivement, depuis la
conquête française, une fabrique de savon, un bureau affecté
au service du génie, un prétoire pour le juge musulman, une

1. Letronne, Revue archéologique, IV, 1847, p. 364-365. Moll, Annuaire de
Constantine, 1858-9, p. 45-54, pl. III-IV. Aurès, Mémoires de VAcadémie du
Gard, 1864-5, p. 114 et suiv. Playfair, Travels in the foosteps of Bruce in
Algeria, pl. VIII. Héron de Villefosse, dans le Tour du Monde, 1880, II,
p. 20-23. Ballu, Tébessa, Lambèse, Timgad, fig. 2. ld., le Monastère byzantin de
Tébessa, p. 6-7, pl. I. Nous citerons encore la vue publiée dans Duruy, His-
toire des Romains, VI, p. 505.
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