Gsell, Stéphane
Les monuments antiques de l'Algérie (Band 1) — Paris, 1901

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CHAPITRE X

AQUEDUCS. CITERNES. RÉSERVOIRS

AQUEDUCS

Les Romains ont toujours eu le souci de s'assurer d'abondantes
provisions d'eau potable. En outre, les établissements de bains,
qui ne manquaient dans aucune ville, exigeaient des quantités
considérables de liquide. Aussi retrouve-t-on, en beaucoup de
lieux, des restes d'aqueducs, qui recueillaient l'eau saine des
sources et la portaient aux centres habités. L'eau des rivières,
chargée d'impuretés, ne servait qu'exceptionnellement à l'ali-
mentation des citadins.

A la source même, un enclos, parfois une chambre couverte,
constituait un bassin de captage. La conduite qui s'en déta-
chait était le plus souvent souterraine et suivait, autant que
possible, le flanc des coteaux. Des regards, ménagés de dis-
tance en distance, servaient à l'aérage et au curage. Cette
conduite était, d'ordinaire, un canal, plus ou moins large,
construit en blocage ou en briques, avec un enduit intérieur
en ciment et un toit de dalles ou bien une voûte en blocage.
On a cependant quelques exemples de dispositions différentes :
soit des caniveaux, pierres longues posées bout à bout, pré-
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