Vitruvius ; Perrault, Claude [Transl.]
Les Dix Livres D'Architecture De Vitruve: Corrigez Et Tradvits nouvellement en François, avec des Notes & des Figures — Paris, 1673 [Cicognara, 727]

Page: 323
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ADDITIONS AUX NOTES.

-* èonnesç&vôhdelacotipfààviDctitkukiGLtmetochc signifïesèu'-
•**■ lemcntparticipation. Laè't trouve dans un manuscript au lieu de
metoche, metattméqpi signisie coupure.
Pag. ioo. B. après, { Priene , Samos ) il faut ajouter, Teôs,
Colophon, Chios, Erythrée, Phocée, Glazomene.
A la fin dé la page 105. après {"entre deux Forces ) il faut ajou-
ter. •-■.-,
Il faut néanmoins considerer que toutes ces disficulté^: ne sont
fondées que {ùr la disposition des toits des anciens » qui estoit dif-
férente de la disposition des nostres, & qui fait que les Forces, les
Pannes Se les Chevrons y pouvoicnt faire des effets qu'ils ne peu-
vent faire dans nos Edifices : car les toits des anciens estant bas &
n'ayant pas une pente droite comme les nostres, les Forces estoient
couchées en sorte qu'appuyant presque également surie Poinçon
& sur l'Entablement, & non pas principalement sur l'Entable-
ment , comme en nos toits, elles pouvoient sbrtir hors PEntable-
B ment sans estre en danger deglislerembas > pour peu qu'elles fus-
sênt attachées au Poinçon ; & ainsi elles pouvoient faire le mesme
effet que les chevrons» & produire les Mutules daps l'ordre Dori-
que , & les Modillons dans le Corinthien, de mesme que les
bouts des Chevrons produisbient les Denticules dans l'Ordre
Ionique.
Faute d'avoir fait Cette réflexion sur la différente disposition
de nos toits Se de ceux des anciens , quelques-uns ont prétendu
qu'il falloit que Cantherii parmy les anciens fussent les chevrons ,
Se Tcmplaks Lattes; & que Alseres sussènt des ais posez entre
les Lattes ■6e les Tuyles. Mais is n'y a rien de si clair que AJseres
doivent estre les Chevrons Se non pas les Lattes, puisque les Lat-
tes que les anciens apelloient ^w£r«'«, estoient posees entre les
Membrures qu'as apélloient AJseres Sdes Tuyles. Festus Pom-
peius définit ainsi les Lattes : Ambrices smt reguU tpià transverfa
^ ajseribtts & tegulis interponuntw. Que si l'on trouve qu'en quel-
^ ques endroits de cet ouvrage il soit dit que les Mutules & les Mo-
dillons represèntent les bouts des Chevrons, i! faut entendre que
cela est dit conformément à l'idée que l'on a de nos toits , dans
lesquels les Chevrons sèuls sont capables de sortir de l'Entable-
ment.
Pour ce qui est de l'objection que l'on peut faire, sçavoir que
les modillons sont trop prés-à-prés pour représenter les pannes qui
sont beaucoup plus loin- à-loin que les chevrons -, la réponsè est
qu'il ne s'agit pas de cette proportion, mais d'attribuer aux par-
tics, qui Comme les Modillons & les Denticules font des saillies
dans les Corniches, les pièces de bois qui peuvent faire ces saillies
en deseendart de la couverture. Or n'y ayant que les Forces
& les Chevrons qui puiilènt faire ces sortes de saillies, il est cer-
tain que les Forces comparées aux Chevrons ne peuvent repré-
senter autre chose que les Modillons; & que les Denticules par la
•«■y mesme raison ne doivent estre pris que pour les bouts des Che-
*^ vrons. Car pour ce qui est du peu de rapport qu'il y a entre la fré-
quence des Modillons & la rareté des Forces, le mesme inconvé-
nient sè trouveroit aux Triglyphes, qui ne laisïèntpas de repre-
senter les bouts des Poutres, quoy qu'ils soient bien plus prés-à-
prés que les poutres qui ne portent que suries Colonnes, y ayant
deux & quelquefois trois Triglypnes entre chaque colonne : de
sorte qu'il saut concevoir que les Modillons qui sont au droit des
Colonnes, sont les sèuls qui represèntent les bouts des Forces &
que ceux qui sont entre-deux y sont ajoutez pour la bien-seanec
de mesme que les Triglyphes.
Pag. 155. p. C. après (laTrite' SynemmenonSck Paramesc.)
Psèllus dans son abrégé de Musique dit que les ssustes des an-
ciens estoient ou Tetracordes, ou Pentacordes, Se Octocordes ,
ou-Hecca:decacordes, c'est-à-dire à quatre, à cinq, à huit, oU
■p à sêize cordes ou sbns, & que l'instrument qui avoit sèize sons,
contenoit les deux Octaves : or il est évident qu'il entend qu'oii-
tre les quinze cordes ou sons qui sùffïsent pour les deux Octaves,
le sèiziéme son n'estoit ajouté que pour estre quelquefois employé,
sçavoiren qualité de Triti Synemmcnon dans le Tetracorde Sy-
nemmciim, & quelquefois obmis, lorsque du Tetracorde Me/on
on passoitau Diezeugmenon, en commençant parla Paramesé.
Pag. 159.p.B. après { 1. L'HyperboljEon t>u Chro*
MATique. ) il faut ajouter. Vatl'HjperboUortyle Diezjcugme-
rttm,\c Synemmenon, Sec. du Chromatique, il faut entendre les
cordes de ces Tetracordes qui sont assectées au. Chromatique.
J'aurois pu traduire le Chromatique de l'Hyperbokon, du Die-
z.mgmenen, &c supposantque Hyperbokon soit un génitis plu-
rier Grec, & non pas un aceusatis Singulier, ce qui n'auroit point
changé le sens •, mais il m'a semblé que le sens que j'ay choisi est
plus naturel, à causè qu'il ne s'agit que de designer les dissérent

m

sons qui appartiennent au Chromatique, Se qu'après avoir dit que
Je sécond rang des vasès appartient au genre Chromatique*, Pon-
dre du diseours qui demande que Pon Spécifie les disférentes para-
des dont ce genre eft composé, veut que Pôn commence par les
Tetracordes qui divisènt le genre Chromatique, St que Pon dife
pldtost l'Hyperbokon du Chromatique, que le Chromatique de
\ Hyperbokon. Pour entendre plus distinctement ce dont il s'agit
je ramalïe & je mets en ordre ce que Vitruve a écrit sur ce sùjec»
Se ce que Pon en peut insérer. Il eft dit que, ScÇ.
Pag. 170. première colonne D. après ( ces sortes de décorations
de Théâtre ) il saut ajouter.
J'entens icy par Satie Jàtyriqhe, tine Scène où Pôn introduit
<des Satyres. Il est vray que le terme de Satyrique sè prend ordi-
nairement en une autre Signification^ sçavoir rorsqu'eftant joint
avec le mot de Style on de PoUJk, il signifielwe invective contra
la corruption des mœurs. Mais comme il ne s'agit pas icy dé
style ny de poème, mais seulement de décorations de Théâtre,
je n'ay pas crd que le mot de Satyriqne poil Caûsèr d'équivoque
estant joint avec Scène. J'aurois pu traduire Scenamsatyricam ,Ià
Scène Paftorale -, & Vray- sèrïiblablcmënt c'eft telle dont Vitruve
entendicyparler. Maisj'ayjugéplusàproposderetenrrleterme
deS<#yrâp«,parccque nous ne sommes pas assèufcz si ce genre
est precisementceluy que nous apellons Pastoral. Car il ne nous
est rien resté des ouvrage* que les anciens ont cornposèz ea ce
gehre, Se il y a lieu de douter s'ils y introduisoierit d'autres per-
sonnages que des Satyres', puisque Pollux dans le dénombrement
qu'il a fait des masques dont les personnages de toutes les pièces
sé sèrvoient,nt nomme pour les pièces Satyriques que ccuxdcg
Satyres Se des Silènes, les uns plus ou moins vieux, les autres
plus ou moins sâuvages: & Pon ne peut pas dire ce me semblc, que
bien que Pollux n'ait mis dans le dénombrement des masques
dont on sè sèrvoit pour les pièces Satyriques, que ceux qui repre*
sèntoient des "Satyres Se des Silènes , il sè pouvoit faire qu'il y
eustdans ces pièces d'autres personnages qui n'estoient point man-
quez , dont Pollux a oublié les masques : car dans les pièces ôii
Pon se sèrvoit de masques qui estoient apellées persinata sabula,
tous les Comédiens estoient masqucz, tant ceux qui represen*
toientdes vieillards, que ceux qui represèntoient déjeunes filles,
pareequeces masques estoient faits principalement pour fortifier là
voix, d'où vient qu'ils estoient apellez persora a perjonando, Se il
estoit necessaire que tous les personnages sc fissent entendre éga-
lement ; Et il n'y a pas d'apparence que Pollux qui â décrit les dis-
sérent masques avec tant d'exactitude qu'il en rapporte jusqu'aiï
nombre de vingt-deux espcces seulement pour les filles , sçavoir
sèpt pour la Tragédie Se quin2epourla Comédie, eust oublié tes
masques des Bergères, s'il y en avoit eu dans les pièces Satyriques.
Pag. 164. lig. 4. p. C. il faut lire.* La partie qui regarde le Se-
ptentrion n'estant que pour sèrvir depuis l'Equinôxe d'Automne
jusqu'à la fin du Printemps, & la partie qui regarde le Midy
estant pour l'autre Semestre.
Je n'ay point voulu m/étendre à expliquer plus au long la ma*


rtiere de faire les Cadrans au Soleil •, il saudfoit ûh trasté exprés
pour cela ; je me contenteray d'en décrire seulement un qui est
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