Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1918-1919(1919)

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archives des États de Bourgogne ou des États du
Languedoc dont il était également actionnaire. Trois
documents se rapportent à l’artiste : i° une procura-
tion à Charles-Jacques Collin, écuyer, trésorier
général de la vénerie du roi, qu’il signa le 28 août
1766, à la veille de son départ pour la Russie; 20 un
acte de notoriété en date du 18 mars 1769 « consta-
tant que c’est à tort et par erreur que, dans un con-
trat de constitution d’une rente de 60 livres, au capi-
tal de 1 200 livres, sur les États de Bretagne, le sieur
Étienne-Maurice Falconet, sculpteur du roi et pro-
fesseur de son Académie de peinture et sculpture, a
été prénommé seulement Étienne, ses prénoms étant
bien réellement Étienne-Maurice, ainsi qu’il conste
de son extrait baptistaire, en date du ier décembre
1716, tiré des registres de la paroisse de Saint-Sau-
veur » ; 3° enfin, un pouvoir reçu le 2 septembre 1775
par Jean-Antoine Leussens, chancelier du consulat
général de France à Saint-Pétersbourg, par lequel
l’artiste autorise son fils le peintre Pierre-Étienne
Falconet à recevoir tous les arrérages de rentes qui
peuvent lui être dus.

Ces copies d’actes, communiquées à la trésorerie
des États de Bretagne, n’étaient de toute évidence
qu’une minime partie du dossier concernant Falco-
net. Le nom de son notaire étant connu, il devenait
facile de remonter aux originaux et d’explorer direc-
tement les répertoires d’actes notariés qui sont pour
la biographie des artistes une source aussi pré-
cieuse que les registres d’état civil. Grâce à l’obli-
geance de Me Crémery, qui conserve les minutes des
actes reçus par ses prédécesseurs Me Claude Aleaume
(1730-1762), Me Louis-Jacques Baron le jeune (1762-
1778), M'e Jean-Baptiste-René Lefebvre (1778-1788),
et Me Péan de Saint-Gilles (1788-1793), notaires de
la famille Falconet, nous avons pu relever une tren-
taine d’actes portant la signature de l’artiste ou se
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