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Dans les environs d'Arras, et également plus au sud, rien
d'essentiel à annoncer.

Sur l'Aisne, la journée se passa très tranquille.

Dans la Champagne, nos batteries d'artillerie lourdes ont réduit
au silence quelques pièces d'artillerie allemande.

Entre les Argonnes et les Vosges, rien de nouveau.

Paris, le S8 novembre 1914, 15 heures.
Aucun changement à signaler ce jour.

Paris, le 29 novembre 1914. 3 heures du soir.
Le duel d'artillerie a été tout à notre avantage, pendant la
journée d'hier.

L'infanterie des Alliés a conquis divers points d'appui, au nord
et au sud d'Ypres.

Au nord d'Arras et dans les Vosges, nous avons repoussé les
attaques allemandes. Près de Vailly, nous avons anéanti un groupe
de mitrailleuses et une coupole pour canon de 30 cm.

Paris, le £9 novembre 1914, 11 heures du aoir.
Calme complet sur tout le front, sauf en Argonne, où les
Allemands réitèrent leurs attaques.

Paris. 30 novembre 1914.
Les autorités militaires anglaises, à Armentières, annoncèrent,
par proclamation dans cette ville et à Hazebrouck, que les habitants
d'Armentières ayant quitté ce pays, ne pourraient plus rentrer, à
partir du 27 novembre. Cette mesure a été prise par suite du défaut
de vivres, qui devient de plus en plus sensible, bien que les cinq
sixièmes des habitants environ aient pris la fuite.

Paris, 1" décembre, midi.

En Belgique, une canonnade très vive a eu lieu toute la journée
d'hier. L'infanterie allemande n'a entrepris aucune attaque.

Les Allemands montrent une activité assez vive vers le nord
d'Atrecht.

Dans la région de l'Aisne, la canonnade continue sur toute la
ligne, avec des interruptions temporaires.

Dans i'Argonne, les combats se continuent sans apporter de
changementsà l'état actuel.

Rien n'est à signaler en Woè'vre et dans les Vosges.

Paris, le 2 décembre 1914, 3 heures.

Dans la région méridionale d'Ypres, une attaque de l'ennemi,
entreprise contre une tranchée que nos troupes avaient prise dans
le courant de la journée, a été repoussée.

Notre artillerie a causé des dégâts à un groupe de trois batteries
de grosses pièces.

A Vermelles, le château, le parc y attenant, deux maisons et des
tranchées ont été prises, par les nôtres, d'une manière brillante.

Une canonnade très vive a eu lieu près de Fay, au sud-ouest de
Péronne.

Dans la région de Vendresse et de Craonne, un bombardement
violent a eu lieu. Notre artillerie, répondant au feu, a anéanti une
batterie.

Dans I'Argonne, une attaque de l'ennemi, i-ur Fontaine-Notre-
Dame, a été refoulée. Nous avons gagné quelque terrain.

NOUVELLES DIVERSES

Vienne, 2G novembre 1914.
Les attaques violentes en Pologne russe continuent. Nos troupes
ont fait, dans ces combats, 29,000 prisonniers et pris 49 mitrail-
leuses, ainsi que beaucoup de matériel de guerre.

Vienne, SB novembre 1914.
Du théâtre sud de la guerre, le 25, on annonce officiellement :
De réelles avances sont à signaler, depuis hier, dans les combats
sur le Kolubara. Le centre du front ennemi, une position fortifiée
près de La/arevotsch, a été prise d'assaut ; nous y avons fait 8 offi-
ciers et i ,200 soldats prisonniers, pris 3 canons, -i chariots de muni-
tions et .i mitrailleuses. Aussi, au sud de Ljig. il nous a été possible
de prendre les hauteurs, ;tu sud du fleuve du même nom, et de
faire 800 prisonniers. Les colonnes, avancées de Valjevo vers le
sud, sont devant Kosjerici.

Vienne. 29 novembre 1914.
On annonce du théâtre sud de la guerre :

Encore hier, il y eut des combats sur tout le front, et plusieurs
positions retranchées furent prises d'assaut. Près de la position
dominant Silljak, nous fîmes environ 900 prisonniers et prîmes trois
canons. Le « Pressbureait » serbe annonce une victoire, sur une
colonne austro-hongroise, près de Iîogacica, mais ce résultat est
changé, depuis hier, par l'entrée de notre colonne à Unies. Le petit-
fils" du voïvode Putnik, âgé de 16 ans, a été fait prisonnier dans un
train que nous avons pris. Ordre a été donné, vu son jeune âge, et
les liens de famille qui l'unissent au commandant en chef de l'armée
serbe, de traiter le prisonnier avec égard.

Vienne, 30 novembre 1914.
La journée d'hier a été très calme sur tout le front, en Pologne
russe et dans l'ouest de la Gallcie. Dans les Carpathes, les forces qui
s'étaient avancées sur Homonna, ont été battues et refoulées. Nos
troupes ont fait 1,500 prisonniers.

Vienne, 30 novembre 1914.
L'ennemi a fait une résistance désespérée sur le front de bataille
actuel et essaie, par de violentes contre-attaques et des combats à
la baïonnette, d'arrêter notre avance. Nos troupes, en position sur
la rive Est de la Kolubra, ont gagné du terrain sur différents points.
Les colonnes, qui s'étalent avancées par Waljéwo et au sud, ont
atteint, en général, les hauteurs du fleuve Ljig, et le triangle des
routes, sur la ligne Suvobor a l'Est des Uzics. Hier, deux comman-
dants de régiment, 19 officiers et 1,245 hommes ont été faits prison-
niers .

Constantinople, 25 novembre 1914.
Les tribus des Schosemanen ont occupé Taebrls.

Constanlinoplu. 26 novembre 1914.
Le mauvais temps, qui continue à la frontière du Caucase, aiait
cesser, pour le moment, nos mouvements. C'est principalement le
cas pour les pays montagneux. Nos troupes, avancées près d'Escha-
rokh, y ont remporté une nouvelle victoire. Elles ont occupé
Morgul et ont passé Escharokh. dans les environs de Burtschiku.
Elles conquirent cette position et ont pris plusieurs canons à tir
rapide, une ambulance avec tout son matériel et une quantité de
dynamite.

Constantinople, îfi novembre 1914.
Terduumann Tchakikat confirme la nouvelle, qu'à Taebris
2,000 Russes ont été assassinés par des nationaux de tribus perses.

Constantinople, 27 novembre 1914.
Selon Vîhdam, le consul russe à Taebris a été tué par les Perses.
Le massacre des Russes, à Taebris. a été provoqué par l'empêche-
ment, mis par eux, aux publications perses, à l'arrivée de la nouvelle
de la proclamation de la guerre sainte.

Constantinople. 17 novembre 1914,
Le Tvj&swierifhar dit que la Perse participera à la guerre. Elle
attendra encore quelques jours, jusqu'à ce que l'armée ait avancé
plus loin dans le Caucase ; l'envoi de nouvelles troupes russes, en
Perse, sera ainsi empêché.

Constantinople, 29 novembre 1914.
Nos troupes ont repoussé une sortie des Russes dans la vallée
d'Erschokh, à l'embouchure du fleuve. Les canons de la position,
près de Batum, ont pris part, sans résultat, au combat. Nos troupes
ont avancé dans la région d'Atschara, à 10 kilomètres au sud-est de
Batum. Les communiqués officiels russes dfsent que nos troupes
du Caucase, vaincues, se sont retirées d'Erzeroum. Ces communi-
qués sont totalement faux. Nos troupes sont prêtes à l'offensive,
contre l'ennemi, qui ne tente aucun mouvement hors de ses posi-
tions fortifiées ; au contraire, après des combats en rase campagne,
il s'est retiré devant nos troupes victorieuses.

Jugements américains sur la guerre.

New-York, 3 novembre 191*.

Tandis que, suivant les manchettes des journaux, les Allemands
sont toujours « repoussés ■, • battus ■, « mis en déroute •, on
trouve, dans les articles écrits par de vrais critiques militaires, une
toute autre appréciation. Très malheureusement, il n'y a que deux
ou trois journaux qui possèdent, dans leur rédaction, des gens
capables d'analyser les télégrammes et d'en développer un exposé
à peu près véridique. Comme eiemple typique, nous citerons
un article du * New-York Times ■ écrit par un rédacteur du
« Army and JVauy Journal », où il est dit :

- Les nouvelles du théâtre de la guerre nous parviennent, pour
la plus grande partie, de Paris et de Londres, où, pour relever la
disposition générale du peuple, elles sont tellement adaptées, que
nous inclinons à faire trop peu de cas des résultats obtenus par les-
Allemands.

■ En 1 y ! 2, on dépensait pour l'armée : en Allemagne 170 millions
de dollars, en France 180 millions, en Grande-Bretagne 150 millions
et en Russie 226 millions. Par une dépense moindre d'un tiers, sur
les dépenses de ses adversaires, l'Allemagne a obtenu presque le
même résultat que les alliés réunis.

« Si l'on ajoute encore l'armée autrichienne, on constate que ses
dépenses ont mis l'Allemagne dans la possibilité de prendre le
dessus, à l'est et à l'ouest, et de mener les combats tout à fait en
pays ennemi ! Après une campagne de 90 jours, l'Allemagne n'a
presque rien ressenti de la guerre, dans son propre pays, et il faut
convenir que les Allemands, partout, ont saisi la meilleure part. »

L'auteur touche alors aux difficultés des alliés par les mots
suivants :

t La demande du commandant anglais, en France, d'envoyer
plus d'interprètes, montre, clairement, les obstacles que les alliés
doivent vaincre dans leurs opérations. Non seulement la langue
n'est pas la même, ce qui cause de nombreux malentendus, mais
 
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