Gsell, Stéphane
Les monuments antiques de l'Algérie (Band 1) — Paris, 1901

Seite: 211
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CHAPITRE VIII

THERMES

Dans presque toutes les ruines romaines de quelque impor-
tance, on rencontre des établissements de bains ; dans les
grandes villes, il y en a généralement plusieurs.

Ces thermes sont bâtis d'une manière assez uniforme. L'em-
ploi des pierres de taille y est restreint. Elles ne servent
guère qu'à fortifier des angles, à encadrer des baies, parfois
aussi à former des arcades, ou bien des chaînes dans les murs.
Les parois sont faites de petits moellons, noyés dans un
excellent mortier, avec quelques parties en briques. Ce mode
de construction avait le double avantage d'être rapide et
d'offrir une grande solidité : les voûtes en béton qui sur-
montaient une partie des salles ne faisaient, pour ainsi dire,
qu'un seul bloc avec les murs qui les portaient; en bien
des endroits où murs et voûtes ont été renversés, soit par
les hommes, soit par les tremblements de terre, le sol est
jonché de massifs énormes, si compacts que rien ne semble
pouvoir les désagréger. Souvent, on diminuait le poids des
voûtes en en constituant le noyau avec des séries de petits
tubes en terre cuite, emboîtés les uns dans les autres : pro-
cédé encore usité en Tunisie.
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