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ÉTUDE GÉNÉRALE

Le texte de fondation du tombeau est la plus ancienne inscription de la famille de 'Alainê :
“ Cet hypogée qui est une maison d’éternité ont fait : 'Alainê fils de Hairan fils de 'Alainê
(place libre) Au mois de Kanûn de l’an 450. ”
L’inscription est inachevée, puisqu’une lacune remarquée par l’éditeur existe entre les noms
du fondateur et la date. Son existence voulue et non accidentelle est confirmée par la divergence
entre le pluriel du verbe et le singulier du sujet (remarquée par l’éditeur). De mon avis, il en
ressort qu’une place a été laissée pour un second fondateur, dont les noms et la filiation n’étaient
pas connus en 138.
Grâce à ce texte nous obtenons le terminus ante quem de la naissance de 'Alainê, notamment
l’an 120. Il est en effet peu probable d’achever un tombeau de famille avant l’âge de 18 ans.
Puisqu’il est plus vraisemblable qu’il a exécuté cette entreprise en âge plus mûr, il faut en déduire
que 'Alainê était né entre 100 et 120 de n.è.
Les inscriptions suivantes, celles de la Colonnade Transversale, sont toutes du mois de mars
de l’année 179. Elles ont été gravées sur des consoles qui supportaient les statues de 'Alainê,
de son frère Soraikû, de la femme de ce dernier, nommée Marti, et de leurs deux fils, Soraikû
et Yadê. Nous les étudions d’après l’âge du personnage honoré par l’inscription.
Le plus âgé de ces cinq personnes était 'Alainê, fils de Hairan, fondateur du tombeau, auquel
est consacrée l’inscription (Inv. V 2 = C1S II 3951) : “ Cette statue est celle de 'Alainê, fils
de Hairan, fils de 'Alainê Sephpherâ, que lui ont élevée tous les Benê Zabdibôl, parce qu’il les
a favorisés, pour l’honorer ; au mois de ’Adar de l’année 490 ” — Mars 179 3 (Cantineau).
De ce texte il ressort que ce 'Alainê, qui a fondé en 138 le tombeau, a reçu de la part des
Benê Zabdibôl une statue en 179. Il se peut qu’il vivait encore, le texte ne nous informe pas sur
ce point4. Né entre 100 et 120, il aurait en 179 entre soixante dix neuf et cinquante neuf ans.
Mais il se peut que la statue était commémorative, dressée après sa mort qu’il faut placer entre
160 et 180.
L’inscription suivante est consacrée à Soraikû, frère de 'Alainê. Il était sans doute le cadet,
car c’est 'Alainê qui porte le nom de son grand-père paternel et, selon l’usage, ce nom était
donné au premier fils (Inv. V 3 = CIS II 3952) : “ Cette statue est celle de Soraikhô, fils de
Hairan, fils de 'Alainê Sephpherâ, que lui a élevée le Sénat pour l’honorer ; il a fait dans ce
portique sept colonnes et toute leur ornementation, et il a fait un pyrée d’airain ; au mois de ’Adar
de l’année 490” — Mars 179 (Cantineau — Gawlikowski). Soraikû était probablement plus
riche que 'Alainê, comme en témoigne son don. Parmi les riches Palmyréniens donateurs de
colonnes, aucun ne l’a dépassé (un seul donateur a offert six colonnes, les autres de une à trois).
Soraikû était aussi plus honoré que son frère ainé, il a reçu sa statue de la part du Sénat et non
de la tribu. Puisqu’il était frère cadet de 'Alainê, sa date de naissance est à présumer ca 110-120.
A l’âge de 59-69 ans, il aurait été honoré par la cité (par la figure honorique) et cela nous
semble bien probable.
L’inscription suivante a été placée exceptionnellement sur la base de la statue d’une femme,
à savoir l’épouse de Soraikû (Inv. V 5 = CIS 3954) : “ Cette statue est celle de Marti, fille de Ale-
xandros Yadê, fils de Wahballâth, fils de Sim'ôn, que lui a élevée Soraikhô, fils de Hairan, son
mari, après qu’elle fut morte, pour l’honorer ; au mois de’Adar de l’année 490 ” — Mars 179
(Cantineau). Ce texte est pour nous d’une importance exceptionnelle. Il nous fournit l’information
précise, dont nous étions privés dans le cas de 'Alainê, que Soraikû en 179 était sans doute parmi
les vivants, puisque la statue a été offerte en mémoire de Marti par lui personnellement. Nous
avions proposé pour sa date de naissance 110-120 de n.è. et cela concorderait avec son veuvage

Suit une phrase dont la lecture est discutable et qui ne sert en rien pour la chronologie de la famille.
A l’opposé Daszewski, p. 138, note 14.
 
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