Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 12.1890

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Monuments dès VIIIe—Xe dynasties.

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Je ne le connais que par un seul monument, et c'est précisément le nom du roi Ço^t l^^^^g1]
l'un des derniers de la Xe (?) dynastie sur la table de Séti Ier.

A cette statue, il conviendra probablement de joindre celle de M I j fW. «Il
est debout, dans une attitude conventionnelle, appuyé à un pilastre, la jambe gauche en
avant, les bras collés le long du côté. Non moins conventionnelle est la manière dont le corps
est traité, excepté le visage qui se distingue par les lèvres grosses enflées, par le menton
rond, et les joues charnues et proéminentes. Il est vêtu d'une shenti blanche et plissée,
serrée à la taille par une petite ceinture. Par l'arrangement des cheveux et la couleur de la
carnation, cette statue se rapproche de celle de Thoti».'

Peut-être même faut-il encore ajouter à ce groupe une troisième statuette, celle de
Jf^^^®^ (Florence 1787, Schiaparelli, Catalogue n° 1500) quoique d'un meilleur style.

De sorte qu'on peut dire que si nous ne voyons pas encore les VIIIe—Xe dynasties
d'une manière certaine, nous les entrevoyons déjà dans d'assez nombreux monuments. Les
observations de plusieurs savants, mes propres remarques que je soumets à leur critique,
les ont multipliés. Une découverte heureuse viendra lever tous les doutes et changer quelques
hypothèses en réalités. ^ Baillet.

LA PYRAMIDE DU ROI PEPI II.

PAR

G. Maspero.

Cette pyramide porte le numéro 9 sur la carte de Perring, le numéro XLI sur celle
de Lepsius. Tout ce qu'on en savait avant nos fouilles était contenu dans une notice d'une
douzaine de lignes, que Perring avait rédigée pour l'ouvrage de Vyse (t. III, p. 52—53),
et dont voici la traduction :

«Pyramide n° 9 de la carte. — On l'appelle Haram el-Mastabeh, parce qu'elle est
«située près de l'édifice connu sous le nom de Mastabat d-Faraoun. Elle est construite à
» degrés, avec des pierres de petite taille, et, tant par les matériaux que par son état actuel,
» ressemble beaucoup à la pyramide n° 8 qui s'élève sur le rebord opposé de la vallée.

«Sur le flanc Est on distingue les fondations de plusieurs édifices, et au-delà, dans
»la direction du village, court une longue chaussée, construite en pierre.

«Base actuelle, plus de......................... 245 pieds anglais.

«Hauteur actuelle............................ 95 pieds.»

Le succès des fouilles entreprises à la pyramide du roi Ounas me décida à mettre les
ouvriers aux ruines de cette nouvelle pyramide vers la fin de février 1881. Quinze jours après,
les réis Mohammed Châhîu et llouby Hamzaoui, chargés plus spécialement de ce travail,
découvraient, sur la face nord, les débris du long couloir incliné qui les mena rapidement
dans une antichambre fort endommagée, mais dont les parois, aux endroits où elles avaient
été respectées, étaient chargées d'inscriptions en petits hiéroglyphes très serrés, peints de
couleur bleue ayant tourné au vert. Arrêtés par les herses en granit, ils reprirent la fouille
un peu plus loin vers le S.-E., et poussèrent une tranchée de l'Est à l'Ouest, à travers les
décombres amoncelés eu cet endroit, de manière à tourner les herses et à passer sur le

1) Schiaparelli, Catalogo, p. 191.
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