Revue égyptologique — 8.1898

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Avis au lecteur.

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Toute l'idée de nos entretiens philosophiques de la chatte éthiopienne et du chacal
Koufi est tirée de là. Seulement l'auteur ayant vu substituer l'âne comme symbole du
mal à l'auimal typhonien, qui est, comme l'a fort bien dit de Rougé, un animal carnassier,
analogue pour cela au chacal, a rétabli dans son récit le chacal, mais pour en faire un petit
chacal-singe sem uns koufi; à ce chacal, il appartiendra de défendre le mal, si je puis m'exprimer
ainsi, contre la chatte éthiopienne, grand félin beaucoup plus terrible, et qui (il le dit lui-
même dans un passage que nous avons traduit à nos cours et que nous publierons bientôt dans la
Revue) représentait cette déesse léontocéphale que les textes sacrés et les décrets trilingues
nomment «l'œil et In fille du soleil», c'est-à-dire du grand dieu des Égyptiens.

Devons-nous ajouter que, comme cette déesse Bast était en même temps assimilée à
Astarté et à Venus, notre auteur se permettra tout naturellement des plaisanteries peu res-
pectueuses sur ce symbole vivant du bien et de l'honnête?

Pour tout ceci nous renvoyons à notre prochain numéro et nous terminons notre article
par une dernière hypothèse : peut-être que la disparition de l'âne (ou du chacal) et de la
chatte dans notre rituel démotique contemporain de Néron tient justement à ce fait que déjà
alors avait paru notre livre voltairien tournant en ridicule ces vieux symboles.

Cela nous étonnerait d'autant moins que nous avons toujours attribué au premier siècle de
notre ère les entretiens de la chatte et du chacal.

AVIS AU LECTEUR

Il y a actuellement un an (c'était pendant les vacances de Pâque) que j'ai envoyé à
notre imprimeur M. Holzhausen le n° 1 de la 8e année de la Revue, tel qu'il devait être
composé. Malgré des réclamations nombreuses, je n'ai pu longtemps rien obtenir. Enfin, il y a
deux mois, on m'envoya seulement quelques épreuves privées des caractères hiéroglyphiques.
M. Holzhausen avait, me disait-il, employé tous ses caractères hiéroglyphiques pour un travail
que lui faisait imprimer un éditeur anglais. Dans ces conditions, je me suis décidé à supprimer
les articles pour lesquels les caractères hiéroglyphiques étaient absolument nécessaires et à
composer un numéro sans caractères étrangers. Que les savants amis et collaborateurs qui
m'avaient envoyé des articles veuillent bien prendre patience. J'espère que l'éditeur anglais
ne bloquera pas les caractères de M. Holzhausen pendant plusieurs années, mais qu'au con-
traire je pourrai bientôt livrer un numéro1 très garni de hiéroglyphes et fort intéressant. Grâce
a Dieu, ce n'est pas la matière qui manque.

Je dois ajouter que, si, en cette circonstance, j'ai à me plaindre des retards et de l'ab-
sence des caractères, je n'ai, en revanche, que des éloges à faire sur l'intelligence et le soin
dont M. Holzhausen, ainsi que son regretté père, a toujours fait preuve pour l'impression
de la Revue Égyptologique. C'est à ce point de vue une imprimerie hors ligue.

pour cela sans doute qu'à l'époque des persécutions les païens, même en Occident, reprochaient aux chrétiens
d adorer une tête d'âne — ce qui ne s'appliquait véritablement qu'à ces Valentiniens si fortement imbus
des traditions égyptiennes, comme l'a dit Origône, qu'ils se confondaient avec les mages d'Égypte.

'Le numéro suivant sera un numéro double de 9 feuilles et Vs, puisque celui-ci en comprendra b1^.
Le dernier numéro de l'année en aura 6, chiffre normal et ordinaire.
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