Texier, Charles
Description de l'Asie Mineure: faite par ordre du gouvernement français en 1833 - 1837 ; beaux-arts, monuments historiques, plans et topographie des cités antiques (Band 1) — Paris, 1839

Seite: 209
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PTERIUM.

IlTepiov ito"Xiç Myi^cov. Tivè; Si Il-repà où&ETepwç, t/]v àxpo7UoXiv BaëuXGvo;.
Asyarai xal SyiXukûç vi IlTSpia. Éffft koci H-repia tco'Xi; 2ivâ>7r/iç. To èOviy.ôv T^ç
Mn^DCvîç riTeptûvoç to £è èv tyî 2ivwitvi , IlTeptoç.

Steph. Byz.

Après avoir visité deux des capitales de la Galatie, mon but était de chercher la posi-
tion de Tavium qui, selon toute probabilité, se trouvait vers les bords de l'Halys et dans
un pays fertile. La plupart des géographes ont placé, dans leurs cartes, Tavium à Test
du fleuve, unièmement d'après les mesures données par les itinéraires, car Strabon
n'indique la position de la ville que par ces mots : « Les Trocmiens occupaient tout ce
qui avoisine le Pont et la Cappadoce; c'est la meilleure partie de la Galatie. Us y avaient
trois places fortes; la première, Tavia, place de commerce du canton, où est la statue
colossale d'airain qui représente Jupiter, et le bois sacré qui a droit d'asile (1). »

Les conclusions du colonel Leake, qui est porté à regarder Yeuzgatt comme l'em-
placement de cette troisième capitale, ne me paraissaient pas satisfaisantes, et je savais
par expérience quelles difficultés s'opposent à ce qu'on puisse déterminer les positions
des villes antiques, quand on n'a pas d'autre guide que les itinéraires; car une erreur de
plusieurs lieues peut difficilement être appréciée, dans un pays sans route frayée, et
dont les distances géographiques sont si mal estimées par les habitants. Pessinunte et
Synnada, placées sur les cartes anciennes dans des localités qui satisfaisaient pleine-
ment aux conditions des itinéraires connus, n'en étaient pas moins à huit ou dix lieues
de la situation véritable. Je devais donc, pour résoudre la question, m'appuyer sur des
données plus précises, et rechercher surtout les inscriptions. C'est avec des renseigne-
ments aussi incomplets que je me mis en route avec ma caravane, le 28 juillet 1854,
faisant route vers le nord.

Nous nous avançâmes dans le pays, demandant çà et là des indications sur les lieux
où nous devions observer des monuments antiques; je donnerai dans mon journal le dé-
tail de ces courses, faites au milieu d'une contrée qui m'était tout à fait inconnue. Après
avoir franchi l'Halys et visité plusieurs villages qui renfermaient quelques ruines, mais

» Lib. XII, p. 167.

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