Société de l'Histoire de l'Art Français [Editor]
Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art Français — 1918-1919(1919)

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du pays), ce qui donne pour total la somme de 98405 fr. 96 les
honoraires non compris.

En juin 1807, nous avons fait un rapport d’après la demande
qui nous en fut faite, et dans lequel nous fîmes sentir l’ur-
gence de mettre ce monument à l’abri d’une ruine prochaine;
le devis pour lors ne se montait qu’à la somme de 38573 fr. 3i.
Le plomb y entrait pour 25724 fr. i5.

Il est proposé aujourd’hui des réparations considérables aux
couvertures et aux plombs, ce qui nous paraît urgent, attendu
que de ces réparations dépend la conservation du monument;
les chimères ou gouttières extérieures en pierre, qui menacent
la sûreté publique, peuvent être supprimées, mais il faut y
substituer des gouttières en plomb pour ecarter les eaux du
pied qui se dégraderait promptement, ôter toutes les parties
qui sont dans le cas d’une chûte prochaine, sans les détruire
au point de dégrader le caractère du tout, il faut consolider
les contreforts indiqués, cela est urgent, rejointoyer les par-
ties qui sont susceptibles de recevoir l’infiltration des eaux,
nous ne voyons pas la nécessité de supprimer les combles des
tours, il suffit de les reparer solidement, cela coûtera moins.

Nous reconnaissons bien la neccessité de faire toutes les
réparations indiquées dans les 25 articles du devis, attendu le
nombre d’années écoulé depuis la Révolution et pendant les-
quelles on a totalement négligé de faire des réparations
annuelles, l’ancien chapitre affectait sur ses revenus une
somme de i5ooo francs chaque année pour cet objet; actuel-
lement que cette ressource manque, il faudra trouver d’autres
moyens pour ces entretiens, mais il faut commencer par
reparer.

Ces réparations peuvent être faites en vertu du decret, en
commençant par les couvertures et enfin de suite par les par-
ties les plus urgentes. Comme la totalité doit coûter environ
100000 francs, on pourrait, en les faisant successivement en
4 ans, ne dépenser que 25ooo francs par année.

Si le Conseil des bâtiments civils reconnut, comme le
rapporteur, que l’urgence des réparations s’imposait, il
n’adopta point toutes les conclusions du rapport, comme
le montre la décision qui intervint :

Le Conseil des bâtiments civils, après avoir entendu ce rap-
port et avoir pris une connaissance particulière de l’etat de ce
monument, l’un des plus remarquables et des plus intéres-
sants dans son genre que possédé encore la France, a reconnu
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