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L'ÀRTPOUR • TOUS

Encyclopédie df l’art.industriel et décora tIf

paraissant tcrus les mois

Fini LE REIBER

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LiL rairie des Imprimeries réunies


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28e Année

BULLETIN DE JUIN 1889

Salon de 1889

Liste des Récompenses.

PEINTURE

Médaille d’honneur.—• M. Dagnan-Bouveret.

l’as de Médaille de ir0 classe.

Médailles de 2e classe. — MM. Gabriel Guay,
Baschet, Renard, Bçrlbelon, Boutigny, René Gilbert,
II. Delacroix, Outin, Camille Paris, Monténard,
Deyrolle, Loustaunau, Alexis Vollon, Boudot, Ch.
Frère.

Médailles de 3° classe. — MM. Gardette, Garaud,
Mll0Godin, MM. Duffaud, Fauvel, Ménard, Horowitz,
MMi1ob Billet, Pomey, MM. Paulin Bertrand, Bour-
gogne, Joubert, Renouard, d'Olémar, Mllc Schwartze,
MM. Solomon, Quinsac, Gervais, Cabrit, Hirsch,
Cogghe, Weeks, H. Fournier, Deully, Zorn, Bartels,
Carpentier, Lambert, Frappa, Lépine.

SCULPTURE

Pas de Médaille d’honneur.

Médaille de irc classe. — M. Michel.

An-cie/nae .Maison TAor’&l

PARIS

^.RBon.a/pa.i’te, lj!

Médailles de 2° classe. — MM. Puech, Gardet,
Houssin, Laporte, Ilannaux, Geoffroy, Soulès, Le
Chevrel.

Médailles de 3° classe. — MM. Solo, Guillot,
Pierre, Fournier, Lévy, MUoLancelot, MM. d’Houdain,
Gros, Rambaud, Moreau, Bloch, Grégoire.

GRAVURE

Médaille d’honneur. — M. Achille Jacquel.

Médaille de ire classe. — M. Deveaux (burin).

Médailles de 2° classe. — M. Géry-Bichard (eau-
forte); M. Abot (burin).

Médailles de 3e classe. — Eau-forte : MM. Des-
moulin, Muller, Mn° Poynot.

Lithographie : MM. Carpet, Derache, Collas.

Bois: MM. Ruffe, Georges Thévenin, Roland, Vin-
traut.

ARCHITECTURE

Pas de Médaille d’honneur.

Médaille de iro classe. — M. Pierre-Joseph Esquié.

Médailles de 2° classe. — MM. Lucien Fournereau,
Paul Wallon, Charles-Henri Cazaux.

'AnnéeJoaru&: 3 Ojh A>

Juin 1 889

Médailles de 3° classe. — MM. Paul Allorge, Ernest
Brunnarius, Antonin Durand, Philippe Leidenfrosl.

Prix du Salon.

M. Friant (Émile).

Bourses de Voyage.

PEINTURE

MM. Laurent-Desrousseaux;

Quinsac (Paul);

Prouvé (Victor) ;

Sainl-Germier (Joseph).

SCULPTURE

MM. Soulès (Félix);

Gardet (Georges) ;

MUo Lancelot.

ARCHITECTURE

M. Allorge (Paul).

M. Mignon (Paul).

Prix Marie BashkirtsefF.

Mllu Godin (Marguerite).

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FEUILLETON DU BULLETIN DE JUIN 1889

L’Architecture Polychrome

chez les Peuples de l’Antiquité (8)

Traduction inédite de E. Reiber

IV

Mieux que des Suppositions

(Fin J

« Cette assertion paraît confirmée par une déelara-
» lion de Vitruve, qui attribue l’invention des colon-
» nades à l’intention de donner une apparence con-
» l'ortable aux édifices par l’écartement du mur du
» fond des colonnes régulièrement espacées, et qui
» loue en même temps le temple diptère inventé par
» llermogène, dont la profondeur du péristyle est
» plus grande, et où les profondeurs intermédiaires
» sont, comme on sait, du plus grand effet. Mais cet
» effet caractéristique ne pouvait être facilement
» atteint, quand ces profondeurs étaient en général
» remplacées par des peintures à tons solides. »

Et les colonnes, ne recevaient-elles pas dans ce cas
un ton proportionnel à ces tons solides? Et alors? —
Je n’ai donc plus rien à ajouter pour l’examen ulté-
rieur d’un alinéa un peu long et assez ennuyeux, et
,je ne l’ai transcrit que dans l’intention de m’y référer
plus loin. G. S.

Achevé de traduire.

Paris, 4 septembre 1888.

E. Reiber.

C’est ici que se termine la discussion générale sur la
question de la polychromie appliquée aux monuments de la
Grèce ancienne. Le paragraphe V, qui suit, étend la ques-
tion à l’étude des monuments antiques antérieurs à l’art
grec en sa floraison, c’est-à-dire aux architectures dites
« barbares », qui ont précédé la constitution de l’hellé-

nisme proprement dit, et où l’architecture grecque a
manifestement puisé ses éléments originels, afin de les
approprier à un état de civilisation plus perfectionné.

Cette vue d’ensemble porte le titre déjà indiqué plus
haut : Les quatre Eléments de /’Architecture, et forme un
travail à part d’une portée et d’une originalité incontes-
tables. Nous lui restituerons donc, dans la suite de notre
reproduction (voir le Bulletin de Juillet), son titre véritable;
c’est du reste une Etude d'Architecture comparée, qui
restera un modèle du genre, et qui est de nature à modifier
notablement les idées que l’on s’était faites jusqu’à ce
jour sur les origines de l’architecture : car elle fournit des
données nouvelles sur les arts en général aux époques
des premières civilisations, et sur le lien rationnel et
profondément humain qui, pour la première fois, en expli-
que les développements et les transformations d’une façon
satisfaisante.

Si les chronologies anciennes nous font sourire aujour-
d’hui quand elles reportent à l’an 5840 avant notre ère la
création du monde, il en est de même de l’histoire de l’art
monumental, dont les formes caractéristiques primitives
n’étaient que l’expression d’états sociaux aujourd’hui dis-
parus, et que la science et les recherches modernes ont
déjà reconstitués en grande partie.

Le Temple grec, si admirable dans toutes ses propor-
tions et ses détails, n’est pas sorti de terre comme la
Minerve armée de la fable. Avant d’arriver à son état de
perfection, il ne pouvait être que l’expression progressive,
successive et souvent transformée d’un état social corres-
pondant, jusqu’au jour où l’hellénisme fut définitivement
constitué. Ces influences et ces modifications sont indi-
quées avec beaucoup de soin, de clarté et de précision
par notre auteur, et le lecteur suivra avec intérêt les
phases diverses du développement des arts primitifs et des
premières architectures barbares, qui en fournirent les
éléments originels. „ ,,

E. R.

JAPON

Le vieux Satsouma

De tout ce que le Japon a fourni jusqu’à ce jour dans le
domaine de la fabrication de la poterie, il n’y a pas de
spécialité aussi saillante au point de vue de la valeur artis-
tique et historique, (pie les vases produits à la fin du siècle
dernier par les fabriques de grès de Satsouma.

La perfection de la technique, la noblesse des formes et
la délicatesse du décor les élèvent de beaucoup au-dessus
de tous les produits de celte nature.

La conception de ce qu’on entend communément par

faïence ancienne de Satsouma, est toutefois généralement
erronée. Les commencements de l’industrie de Satsouma
remontent au commencement du xvii» siècle, lorsque le
Daïmio Shimazu Yoshihivo amena de Corée plusieurs
poliers coréens qui s’établirent à Satsouma.

Les produits de cette première période sont d’un style
archaïque; ils étaient formés d’une terre de pipe dure,
à couverte grise, et les contours décoratifs étaient gravés
sous la glaçure. Ce sont les faïences de ce temps qui ont
la plus grande valeur historique. Si l’on en croit une tradi-
tion assez enracinée, c’est vers 1670 que Tangen, élève du
célèbre Tan-Yn, établit les premières faïences décorées
d’émaux variés dans une fabrique appartenant au Daïmio.

Ces vases Tangen font partie des plus rares trésors de
la céramique japonaise, et sont devenus d’une très grande
rareté au Japon même.

Les fours.de Satsouma furent peu occupés au xvn° siè-
cle; mais en 1700, le prince Yeio fit rétablir la fabrication
par Kin et Kuwabara, et c’est à ceux-ci que nous devons
cette spécialité curieuse qui se distingue par une matière
à grain fin, un craquelé délicat, et une masse qui, en dureté,
atteint celle de l’ivoire. Le décor traditionnel se compose
d’émaux de fleurs et de dragons.

Telle est la fabrication qui établit la renommée dos
faïences de Satsouma vers la fin du siècle dernier. Cos
pièces ne tombèrent jamais dans le commerce, car elles
furent exclusivement fabriquées pour l’usage du prince
Yeio, de ses parents et amis, et de sa cour. Il n’y a rien
de comparable comme netteté du dessin, brillant de l’émail
aux tons délicats, dorure, perfection de la matière et do la
glaçure. Si on lui compare notamment la fabrication
contemporaine faite en vue de l’exportation en masse
pour l’Europe, on s’aperçoit seulement alors de la diffé-
rence de la production ancienne et de la moderne qui, au-
jourd’hui, inonde tous les marchés.

Il est peu de collections qui ne possèdent des pièces de
Satsouma : mais en Angleterre, par exemple, on en trouvera
difficilement une douzaine d’échantillons authentiques.
Malgré cela, il n’est pas facile de distinguer les anciens de
certains modernes : il faut pour cela examiner longuement
les pièces, et avec la plus grande attention au point de
vue du grain de la pâte, du craquelé, de l’émail, de la
perfection du décor, et de la dorure.

B. B.

BULLETINS DE L'ART POUR TOUS. — N» 42.
 
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