La chronique des arts et de la curiosité — 1917(1919)

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LA CHRONIQUE DES ARTS

ou de miniatures satiriques, choisies parmi les
plus caractéristiques, ajoutent encore à l'intérêt de
cette étude.

A. AI.

Eisa de Schlegel. — Di alcuni dipinti de Giov.
Antonio Boltraffio. (Extrait de Y Emporium,
octobre 1917). Une brochure in-8° illust..

Voici une brève, mais intéressante contribution
à l’étude de l’œuvre de Giovanni Antonio Boltraffio.
Elle nous présente un tableau peu connu du mu-
sée de Berne, que Mme Lisa de Schlegel a identifié et
qui ne serait antre, d’après elle, que le portrait de
Francesco Melzi, ami et disciple de Léonard de Vinci.
M. Gustave Frizzoni avait déjà émis l’hypothèse que
cette œuvre devait être de Boltraffio. L’auteur de
l’article de Y Emporium donne à cette hypothèse
une base solide en comparant le portrait de Berne
à un dessin qui se trouve à l’Ambrosienne de Ali-
lan, et qui en est l’étude préparatoire, et en mon-
trant que ses caractères fondamentaux sont analo-
gues à ceux des autres portraits de Boltraffio.
Bien qu’il ne s’agisse que d’un article de revue
assez court, nous avons cru devoir le signaler ici,
étant donné l’intérêt des œuvres et de l’artiste qui
y sont étudiés; d’autant plus que les attributions
qui y sont proposées sont, à notre avis, presque
l’évidence même.

J. A.

NÉCROLOGIE

Depuis la publication de notre dernier numéro
sont morts :

Vers le 14 avril, à Chantilly, le chanoine Müller,
archéologue de valeur : — le 16 avril, à la suite
d’une intoxication par les gaz allemands, le sculp-
teur Marcel Lehuédé, né au Pouliguen (Loire-
Inférieure) le 22 janvier 1886, qui avait obtenu en
1913 le premier second grandprix do Rome; —
le 24 avril, à Château-Thierry, où il était né le 6
septembre 1826, le paysagiste et écrivain d'art
Frédéric Henriet, d'abord altaché vers 1851 à la
direction des Musées, dans le service des exposi-
tions, puis, de 1854 à 1859, secrétaire du surinten-
dant des Beaux-Arts le comte de Nieuwerkerke, et
ensuite partagé entre la peinture des sites de la
vallée delà Marne (plusieurs de ces paysages, dans
la note de Corot et de Daubigny, ses amis, figurèrent
aux Salons à partir de 1865 et l’un est au musée de
Château-Thierry dont il l'ut le conservateur) et la
rédaction de charmants volumes : Le Paysagiste
aux champs, Les Campagnes d'un paysagiste,
(illustré par lui-mème), de notices sur Chintreuil,
Daubigny et autres artistes, d’articles de critique
dans Y Artiste, le Journal des Arts on les jour-
naux locaux, d’essais archéologiques dans les An-
nales de la Société historique et archéologique
de Château-Thierry, etc. (1); — vers le 26 à
•Berlin, le peintre d'histoire Werner Schuch, né à
Hddesheim le 2 octobre 1843, dont plusieurs galeries

(1) A7, sur cette attachante figure d’« amateur-
artiste » comme il s’appelait-luimême, la char-
mante plaquette de M. E. Moreau-Alélaton, Mon
von ami Henriet (Paris, 1914..

d’Allemagne possèdent des toiles ; — le 26 du
même mois, à Iéna, le critique musical Otto Letz-
mann, né aux environs de Berlin le 30 janvier
1814, fondateur de YAllgemeine Musihzeitung; —
le 28 avril, à Paris, l’architecte André Lacau,
membre de la Société centrale des Architectes.

En mai : vers le 6, à Dresde, l’historien d’art
Adolph Philippi, né le 11 janvier 1843 à Os-
terhotz (Hanovre), auteur de plusieurs bons ma-
nuels d’histoire de l’art; — vers le 10, à 4Tan-
nes, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, le Dr de
Glosmadeuc, chevalier de la Légion d’honneur,
ancien président de la Société polymathique du
Morbihau, auteur de nombreux travaux d’histoire
et d’archéologie; — le 11, à Paris, la canta-
trice Mme Gueymard, née Pauline Lauters, née
à Bruxelles le 1" décembre 1834, qui, après avoir
d’abord étudié la peinture avec son père, entra
au Conservatoire de Bruxelles et vint débuter
à Paris en 1855 au Théâtre Lyrique, puis
entra en 1857 à l’Opéra où elle demeura jusqu’en
1876 et créa plusieurs rôles dans le Trou-
vère, Herculanum de Félicien David, Roméo
et Juliette de Bellini, la Reine de Saba de Gou-
nod, Roland ci Roncevaux de Mermet, Don Carlos
de Verdi, Ilamiet d’Ambroise Thomas, la Coupe
enchantée de Diaz ; — le ,17, à Paris, à la suite
d’un accident survenu en cherchant au Louvre un
abri souterrain pour les dessins du musée, le con-
servateur du département des peintures et des des-
sins, Paul-Marie-René Leprieur, chevalier de
la Légion d’honneur, né à Paris le 13 décembre
1860, élève de l’Ecole du Louvre (à la sortie de la-
quelle il donna une remarquable thèse sur l'his-
toire du portrait en France, publiée ensuite, en
1891, dans YArtiste), stagiaire de 1885 à 1891
au Cabinet des estampes, ensuite attaché en
titre au Musée du Louvre (1891) puis au Musée du
Luxembourg (1892), attaché, puis conservateur-ad-
joint, au département de la sculpture au Musée du
Louvre de 1896 à 1898, et enfin conservateur, à par-
tir de 1905, du département des peintures qu’il en-
richit de nombreuses et remarquables acquisi-
tions (présentées par lui-même périodiquement
dans notre Gazette), auteur, en outre, d’études ex-
cellentes, mais que sa modestie, son application à
ne donner que des travaux impeccables, son zèle à
se dépenser sans mesure à ses fonctions adminis-
tratives l’empêchèrent de multiplier autant qu’on
l’eût souhaité, sur Gustave Moreau)dans YArtiste,
1889), Henri Chapu (ibid1891), sur le mouvement
de l'art contemporain en Angleterre et en Allema-
gne (dans la Revue encyclopédique do 1893 à 1897),
sur Jean Fouquet [Revue de l’art ancien et rno-
derde, 1897), Le Don Albert Bossy au Musée du
Louvre (Monuments et Mémoires de la fondation
Piot, 1903) et La Collection Albert Bossy [Les Arts,
1904), sur La Peinture en Occident du v6 au x* siè
cle en dehors de l'Italie (dans YUistoire de Var-
dirigée par M. André Alichel), L’Enseigne de
Gersaint (Journal des Débats, 24avril 1910). Millet
(coll. « L’Art de notre temps », 1913), les peintures
de la collection Martin Le Roy (dans le grand
Catalogue raisonné de .cette collection) ; dans
notre Gazette et dans cette chronique, outre les
articles cités plus haut, d’autres sur Uurne-Joncs
(1892 et 1893), Charles Jacque (1894), Le Cente-
naire de la lithographie (18S6), La « Vénus au
miroir » de Velâzquez 1906), etc. ; enfin, pour son
département du Louvre, les catalogues des collec-
tions Charchard etCamondoet, tout récemment, ce
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