La chronique des arts et de la curiosité — 1917(1919)

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ET DE LA CURIOSITÉ

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bert, Jean-Paul Laurens, Lhermitte et Henri
Martin, artistes peintres, membres du Conseil
supérieur des Beaux-Arts ; MM. Alfred Bou-
cher, Antonin Cariés, Félix Charpentier, Gar-
det, Injalbert et Sicard, statuaires, membres du
Conseil supérieur des Beaux-Arts: MM. Girault et
Nénot, architectes, membres du Conseil supérieur
des Beaux-Arts; MM. Thiébault-Sisson et Vaux-
celles, critiques d’art, membres du Conseil supé-
rieur des Beaux-Arts ; quatre délégués du Comité
consultatif central technique des arts appliqués ;
trois délégués du Comité consultatif d’action artis-
tique; deux membres du Conseil supérieur d’ensei-
gnement du conservatoire; deux membres du
Conseil supérieur de l’Ecole nationale supérieure
des Beaux-Arts; deux délégués de l’Union centrale
des Arts décoratifs; le président de la Société des
Artistes décorateurs ; deux artistes décorateurs ;
le président de la Société des Architectes diplômés
par le Gouvernement ; le secrétaire de « l’Effort
de la France et de ses alliés » ; le président de la
Société centrale des architectes ; deux secrétaires
avec voix consultative.

Un autre arrêté en date du 31 janvier a, en outre,
nommé membres de cette commission : MM.
Maurice Barrés, André Lebey, Joseph Reinach,
Henry Bidou, Henry Bordeaux, Louis Madelin;
le gouverneur militaire de Paris; le général Iial-
lier, sous-chef d'état-major général de l’armée;
deux compositeurs de musique délégués par l’Aca-
démie des Beaux-Arts ; l’administrateur général
de la Comédie - Française ; les directeurs des
théâtres nationaux de l’Opéra, de l’Opéra-Comique
et de l’Odéon; le directeur de l’Ecole Nationale
des Arts décoratifs; un délégué du syndicat de la
presse artistique; M. Ernest Outrey, député, pré-
sident de la section des Beaux-Arts à la Ligue
coloniale française ; M. Maurice Bondel-Saint, se-
crétaire général de la Ligue coloniale française ;
M. Paul Vivien, président de la Société coloniale
des Beaux-Arts; M. Louis Brunet, vice-président
de la Société coloniale des Beaux-Arts ; M. Paul
Baignères, artiste décorateur ; M. Lucien Pallez,
artiste sculpteur.

--—--

Les Œuvres d’art et la Guerre

Le gouvernement français a institué une Com-
mission chargée d’assurer la sauvegarde des oeuvres
d’art que les armées ennemies ont pu arracher aux
collections publiques ou privées ainsi qu'aux
édifices religieux, ou civils. Elle se compose de :
MM. Arsène Alexandre, inspecteur général des
Beaux-Arts et des Musées; Alphand, consul de
France, chef de l’Office des biens et intérêts privés
en pays ennemis et occupés ; Léonce Bénédite, con-
servateur du Musée du Luxembourg et du Musée
Rodin ; Calmés, chef de cabinet du ministre de
l’Instructon publique et des Beaux-Arts ; Armand
Dayot, inspecteur général des Beaux-Arts et des
Musées ; Bernier, avocat au Conseil d’Etat et à la
Cour de Cassation; Claude Cochin, député du
Nord; J. Estournelles de Constant, chef de la di-
vision de l’enseignement et des travaux d'art au
ministère de l’Instruction pudique et des Beaux-
Arts; Fenaille, amateur d’art; Fromageot, avocat
à la Cour d’appel de Paris, conseiller juridique
du ministère des Affaires étrangères; Hayez, séna-

teur, vice-président du groupe parlementaire des
régions envahies; Haensler, conservateur du Mu-
sée de Mulhouse; Raymond Koechlin, président
de la Société des Amis du Louvre; Paul Léon,
chef de la division des services d’architecture au
ministère de l’Instruction publique et des Beaux-
Arts ; Henry Marcel, directeur des Musées natio-
naux et de l’Ecole du Louvre; Frantz-Marcou, ins-
pecteur général des Monuments historiques; Mi-
geon, conservateur au Musée du Louvre ; Moullé,
chef du bureau des travaux d’art au ministère de
l'Instruction publique et des Beaux Arts; Oudinot,
inspecteur général des Palais nationaux ; Perdreau,
chef du bureau des Monuments historiques ; Paul
Vitry, conservateur adjoint au Musée du Louvre,
chef de la section des oeuvres d’art à l’Office des
biens et intérêts privés en pays ennemis et occupés.

Cette Commission vient d’adresser aux conserva-
teurs de musées et collectionneurs des pays étran-
gers une circulaire où, prévoyant les offres qui
pourraient leur être faites de ces dépouilles, soit
par les auteurs mêmes de l’enlèvement, soit par des
intermédiaires que le temps fera de plus en plus
indirects et inconscients, elle les met en garde
contre l’acquisition de telles oeuvres d’art qui pour-
rait les exposer un jour ou l'autre à de légitimes
revendications, et elle fait appel à leur sentiment
de la solidarité et de la justice pour les prier de
signaler ces offres aux représentants de la France
accrédités dans leur pays ou directemsnt à Paris,
à l’Office des biens et intérêts privés en pays
ennemis et occupés (section des œuvres d’art),
2, rue Edouard VIL

*

* *

La Ville de Paris, à la suite du concours qu’elle
avait ouvert entre les artistes français pour l’exé-
cution' du modèle d’une épée d’honneur qu’elle se
proposait d'offrir au maréchal Focli, a pris la dé-
termination de faire exécuter, non pas une, mais
trois épées, d’après les maquettes des trois artistes
récompensés. L’une est destinée au maréchal .Tofîre,
une autre au maréchal Foch, et la troisième au
maréchal Pétain. Les trois artistes sont MM. Bec-
ker, Henri Nocq et Vever.

PETITES EXPOSITIONS

Les vingt-huit tableaux de Claude Monet exposés
à la galerie Bernheim (1) dominent l’ensemble «les
œuvres qui nous furent montrées depuis deux
mois. Si les derniers venus satisfont moins, quelle
joie, par contre de revoir le bassin aux nymphéas
qu’irise la tombée du jour, la rangée de saules
baignée par la rivière lente et ce glauque écumeux
au pied de falaises brouillées : la mer sous la pluie.
Nos préférences vont, plutôt qu’aux Cathédrales et
aux vues de plein jour, à ces toiles qui peignent
l’élément fugace, l’eau, dont la vie est reflet, et ces
heures mystérieuses où la réalité s’estompe en un
rêve tendre. M. Claude Monet, éminemment sub-
jectif, peut ici être lui même et demeurer vrai. Jouis-
sance insigne : nous“rendons grâce, et à la beauté
des choses évoquées et à l’artiste qui la fixa en un
parfait poème.

Nombreux sont les exposants qui par des traits
divers se rattachent à l’impressionnisme. Nous ren-

(1) 18 janvier-28 février.
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