Cahier, Charles; Martin, Arthur
Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (Band 1,1): Collection de mémoires sur l'orfévrerie ... : 1 — Paris, 1849

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MÉLANGES D'ARCHÉOLOGIE.

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imité des de Naples et de Provence qui devaient circuler en abondance dans les échelles
du Levant et particulièrement dans hile de Chypre : les princes de la maison de Lusignan
n'avaient rien de commun avec Rome et avec les magistratures romaines ; mais ils portaient
un dans leurs armes, et c'est comme emblème héraldique qu'ils ont dû adopter les FMp-
; la preuve en est dans les des mêmes princes, où le roi se montre assis
sur un trône royal ordinaire, mais avec nn à ses pieds*.
Enfin le pape Jean XXII introduisit le à FMp/yorf# sur la monnaie pontificale 2.
Il avait pour cela deux motifs : le premier c'était le séjour de la cour Romaine dans Avignon,
au milieu des possessions du roi de Naples, où le était la monnaie d'argent la plus
répandue. Les pièces désignées par Scilla s comme des sont des imitations très exactes
des de Naples et de Provence. Le second motif était sans doute le droit des papes,
en qualité de seigneurs de Rome et de maîtres du domaine utile de cette ville, d'adopter les
insignes de la suprême magistrature civile, qui avait été conférée à tous les évêques, comme
par le Code Théodosien. Le type inauguré dans Avignon fut ramené à
Rome par les souverains pontifes vers la hn du quatorzième siècle et se continua pendant
presque tout le quinzième. *
C'est aussi au quinzième siècle que nous voyons en France expirer, en quelque sorte, sur
les sceaux de nos rois la tradition du trône consulaire des Romains.
CH. LENORMANT.
1 Ibid. PI. xi. 7-11. s ponfe/tde, p. 15.
2 Muratori, dans Argeiati, 1.1. Tab. vu, n° 3. ^ SciHa, p. 17.

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