Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 25.1868

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LA GRAVURE

LE BOIS ET LA LITHOGRAPHIE

AU SALON DE 1868

ans des comptes rendus de Salons, anté-
rieurs à celui-ci et publiés à cette même
place, nous avions avancé cette proposi-
tion : le seul moyen de sauver en France
l’art de la Gravure serait de distribuer
aux graveurs de vastes travaux d’ensem-
ble; d’entreprendre, par exemple, la
reproduction des grands travaux déco-
ratifs, anciens ou récents, qui ornent les
palais nationaux, les édifices publics ou
religieux; d’ouvrir une sorte d'album de
cette École française, si visiblement et si injustement négligée par la
Chalcographie du Louvre, et de faire un choix, si l’on ne voulait pas
sortir de ce qui a été consacré à tort ou à raison par une acquisition offi-
cielle, de faire un choix dans les œuvres qui ont traversé le musée du
Luxembourg.

Sollicité par des questions d’un bien autre ordre, le gouvernement
n’a rien tenté de semblable, et depuis ce moment les faits n’ont cessé de
nous donner raison. Cependant la ville de Paris a entrepris la reproduc-
tion des peintures murales de ses églises. Et c’est M. Signol qui, passant
avant Eugène Delacroix, avant iïippolyte Flandrin, avant bien d’autres, a
vu préférer son œuvre.

Une association d’artistes, d’écrivains et d'amateurs distingués vient
de reprendre notre programe et de lui donner un sérieux commencement
d’exécution.

Tous nos abonnés ont eu avis de la formation de la Société fran-
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