Morgan, Jacques de [Contr.]
Fouilles a Dahchour: 1894 - 1895 — Wien, 1903

Page: 55
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DEPENDANCES DE LA PYRAMIDE D'AMENEMHAT II.

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C'était tout d'abord sa caisse à canopes, sans inscriptions. Trois des vases d'albâtre étaient
barbus, un quatrième était imberbe.

La boîte1 à parfums était non loin de là et l'étiquette de chaque pot d'albâtre indiquait le
produit qui y était enfermé.

Voir figure 109.

Un curieux brûloir à parfums (voir fig. 107) d'inoffensifs outils de bronze et deux petites
tables à écrire (voir fig. 108) complétaient ce petit mobilier. A côté de cela, les provisions cor-
porelles figuraient pour une large part et l'énumération du service de terre cuite, rouge et po-
reuse a été faite ainsi par M. de Morgan lors de la découverte :

«Vingt-deux bols à fond rond.

Deux petits bols à fond plat.

Deux assiettes à fond rond.

Deux bouteilles en terre.

Deux jarres.

Un grand bol renfermant douze petits vases.

Un plat avec ossements d'oiseaux.

Deux planches sur lesquelles étaient posés des vases.»

Si l'on ajoute à cette énumération déjà longue celle de nombreuses perles de pâte et de
cornaline qui gisaient éparses sur le sol, nous aurons ainsi l'inventaire complet de ce qui fut
trouvé dans le tombeau de la princesse Ita.

Tombeau de la princesse Khnoumit.

Le sarcophage et le cercueil de cette princesse présentaient exactement les mêmes caractères
et les mêmes proportions que ceux de la princesse Ita. Les inscriptions semblablement placées rap-
pelaient les noms et les titres de la défunte.

Entre le sarcophage de grès et la paroi du sud de la chambre qui le renfermait, j'ai rencontré
la pierre qui avait servi à briser les oreilles du couvercle, un poignard de bois doré et un bâton
court. Ces deux derniers objets étaient en trop mauvais état pour qu'il fut possible de les conserver.

La momie, recouverte d'un enduit de bitume, était autrefois peinte. Son masque, doré, était
orné de dessins en bleu et or et de deux yeux montés en argent.

Près d'elle, à droite, se trouvait un double bâton plat dont l'usage m'est resté inconnu, tandis
qu'à gauche, sous un paquet allongé de matières enduites de bitume, étaient les sceptres et la
massue.

Comme pour la momie d'Ita, la tête reposait sur une rondelle de terre battue; au cou se trou-
vait le collier formé des signes ÏÏ"T] en or incrusté de pierres, de perles d'or, de cornaline, d'éme-
raude et de lapis lazuli. Les deux extrémités de ce bijou étaient formées par des têtes d'épervier
en or massif incrustées de lapis et de cornaline.

A la saignée du bras gauche j'ai rencontré deux bracelets, l'un en or massif et sans orne-
ments, l'autre en perles d'or, de lapis, d'émeraude et de cornaline.

Les deux bras étaient ornés chacun de trois bracelets semblables à celui dont je viens de parler;
les deux placés près des poignets étaient munis de fermoirs portant le signe ^p incrusté en lapis
lazuli.

1. Voir une boîte semblable, Fouilles à Dahchour, 1894, p. 109, fig. 258.
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