Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 2.1928-1929

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MÉNÉLAÏS

ET

L’EMBOUCHURE DE LA BRANCHE CANOPIQUE

(avec deux cartes)

PAR

M. GEORGES DARESSY.

I. — ARCHANDROPOLIS-MÉNÉLAÏS.

r

Parmi les nomes de la Basse-Egypte un de ceux dont la géographie est la moins
hien connue est celui que les Grecs appelaient Ménéiaïte : l’emplacement de sa mé-
tropole n’était même pas fixé. Je présente ici quelques-uns des résultats que j’ai
obtenus en examinant comparativement les documents de toutes les époques et de
toutes les provenances concernant cette région situe'e entre le Grand Delta et la
Libye maréotique.

Hérodote dit que si de la mer et de Canope on va à Naucratis par la plaine on
passe près d’Anthylle et d’Archandropolis (*). Le chapitre précédent étant consacré à
la description de l’Égypte en temps d’inondation, pendant lequel on peut naviguer au-
dessus des champs submergés, on doit chercher pour ces villes des emplacements
convenant à un voyage fait en barque pour atteindre Naucratis par la voie la plus di-
recte, et la mention tcpar la plainen vient même préciser que les deux villes nommées
ne sont pas nécessairement au hord de la branche Ganopique.

II ne faut pas perdre de vue qu’à l’époque à laquelle écrivait cet auteur Alexandrie
n’existait pas encore, que ce n’est qu’un siècle et demi après qu’elle remplaça l’humble

(1) Hiîrodote, Hisloire, iiv. II, clni]>. 98.
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