Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 2.1928-1929

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FOUILLES ET NOUVELLES D’ÉGYPTE.

FOUILLES

DE L’UNSTITUT FIUNCAIS D’ARCIIÉOLOGIE ORIENTALE.

DEIR EL-MÉDINEII.

Dos rapporls déjà parus de cinq saisons dc fouilles à Deir el-Médineh et du rapport en cours
de pubiication de la dernière campagne on peut tirer, dès maintenant, quelques données générales
sur ce site bien connu. On sait qu’il réunit dans un espace assez restreint de la rive gauche de
Thèbes tout ce que i’archéologie peut désirer comme champ d’éludes, à savoir : un village, un
tcmpie el un cimetière.

Le viiiage groupe dans ie vaiion ses maisons d’iiabitation, ses ateliers, ses bureaux d’adminis-
tralion et ses chapelles votives pour ies culles parlicuiiers des artisans des nécropoles. II est en
tout semblable à ceux d’iiiahoun et de Teil el-Amarna, habités comme lui par ies membres des
ateliei’s royaux préposés à ia construction, la décoration, i'entretien et la garde des hypogées
pharaoniques.

De nombreux indices ie classent dans ie Nouvei Empire, à l’époque des trois dynaslies de ia
domination thébaine.

Le temple, reconstruit par ies Ptolémées, sur ie iieu saint par excellence de ce site, enferme
encore dans son enceinle les ruines des anciennes chapeiies ramessides qui Tont précédé.

Le cimetière s’étage sur ie versant orientai de ia coiline. C’esl ià que s’est porté i’effort des cinq
dernières années de fouiiles. La cime d’occident, cette pyramide natureiie commune à toutes les
syringes des rois et des reines de Thèbes, cuimine au-dessus de ia nécropole des Sotmou-ashou dans
la Place de Vérité qui furent, de ia XVIIP à ia XXI e dynastie, sans autre interruption que Texode
à Tell el-Amarna, les habitants du viilage de Kark. Depuis Amenhotep I er, dont le nom est spéciale-
ment vénéré, les architectes, ies peintres, ies scuipteurs, les graveurs et en général tous ies
artisles et artisans de ce que nous appeions ie corps de bâtiment et de ce qui composait jadis les
ateiiers royaux des cimetières ont vécu, travaillé et se sont fait enterrer à Deir el-Médineh.

La condilion particulière de ces gens et l’exiguïté de i’emplacement qui ieur était réservé pour
ia vie et la mort ont imprimé des caracières spéciaux à leur nécropole. Si d’abord, sous la XVIII e
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