Société Française d'Egyptologie [Editor]
Revue de l'Egypte ancienne — 2.1928-1929

Page: 172
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UNE SCÈNE DES MYSTÈRES D’HORUS

PAR

M. ÉTIENNE DRIOTON.

La base cle statue guérisseuse dont il a déjà été cjuestion dans cette Revue et
qui est entrée depuis lors dans îa colîection de la comtesse de Béhague, porte, à î’in-
térieur de ce cpii subsiste de îa cloison d’entre-jambe, sur îe plat du socîe, sur la pa-
roi verticaîe gauche par rapport à l’observateur et à la première ligne de îa paroi
verticale postérieure, soixante-quatre colonnes d’écriture qui fournissent une version
nouvelle d’un texte uniquement connu jusqu’à présent par îa section finale cle la Stèle
de Metternicb (lignes 190 à 2/18). G’est ie doubîet dont î’absence était regrettée par
l’éditeur cle îa stèîe, M. Goîénischefff 2), etpar son principal commentateur, M. Moret( 3b
Par chance cette nouvelîe version donne un texte plus clairement orthographié et
souventplus correct que celui de la Stèle de Metternich; elle résout aussi le problème
de îa distribution cles dernières iignes, dont î’ordonnance avait échappé jusqu’à prësent
à la sagacité des traducteursh).

Le texte présente plutôt une suite de répliques juxtaposées qu’une narration pro-
prement dite : quatre reprises seulement, sur dix, sont précédées de la mention de
l’interlocuteur. Les variantes de la version de Béhague permettent de préciser, mieux
qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, le genre littéraire auquel appartient un tel morceau.
A îa ligne B 2 3 : M 21 2 en effet, la mention du texte de Metternich : Isis la cléesse dit

(I> La description de cetle base et ses dimensions
sont données dans la Revue de l’Egyple ancienne, t.
I, p. i34.

l!> Golénischeff, Die Metternichslele in der Origi-
nalgrôsse zum ersten Mal herausgegeben, Leipzig,
1877, p. 1 5.

(3) Moret, Horus Sauveur (Revue de Vhistoire des
religions, L LXXII, 1915), p. i32, note I. D’autces
traduclions récentes de la Stèle de Metternich ont été
donndes par Roeder, Urhunden zur Religion des alten

Aegypten, léna 1916, p. 82-97; Lexa, La Magie
dans l’anlique Egyple, Paris 1925, t. II, p. 66-82.

(1) L’ordre des lignes linales délerminé par Golé-
nischeff (op. cit., p. 18, note 2), suivi par Moret
ainsi que par Roeder, clait le suivant : 2A6 b-ühh-
$h5-2h6a-ühç)b-2h']-‘ià8ab-3hç) a. Lexa adoptaitla
même séquence en rejetant à la fin 246 b. Le nouveau
texte de Béhague permet de reconnaître la distribu-
tion réeüe :a46 6-244-a45-246a-a484-a49oi-
247-248 a.
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