Revue égyptologique — 7.1896

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Une importante découverte.

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inspiré surtout des inscriptions de basse époque, ' de cette époque romaine où la tendance des
empereurs était d'interdire toutes les associations, quand elles ne se couvraient pas de certains
manteaux religieux.

Je devais encore dire ceci; car une confusion de souvenirs m'avait fait attribuer plus
haut à M. Foucart une opinion qui est,plutôt le contraire de la sienne et qui est, je crois,
la vérité.

Il me reste à prier les lecteurs d'être indulgents pour l'œuvre grecque d'un égypto-
logue, amoureux du grec, mais qui ne peut y consacrer que ses moments perdus. Je serai
trop heureux si mon «travail pénible», comme l'a qualifié un illustre maître, peut préparer
celui des hommes qui sont les maîtres dans cette spécialité.

LE POÈME DE PENTAOUB.

PAR

le Vicomte J. de Rougé.

(Suite.)

P. S. VII, 10.
L. 62.
K. 53.

m
m

kân pi-â menfiu iu er tiauu-t ran-u ân-sen1 er

Voici que mon infanterie vint pour adorer les noms (de moi). Us revinrent (?)

mellement : d'abord à propos de la fondation d'une société de ce genre «. . . . ïpavov aûvayov yîXoi àvopsç,
xai xoivîj [3ouXîj 0£(T[jlov cptXujç urcéypa^Ev » ; puis à propos de l'esprit dans lequel elle devra s'accroître et des per-
turbateurs à expulser de son sein «aùÇavÉTco o'ô ïpavoç lizi cpiXora(j.(aç ■ e? 81 Ttç jJ-â^aç r) 0opû[3ouç xtvwv yaivoito,
ey.paXXsaOco xou ipavou. » — Ailleurs le mot ïpavoç s'applique à l'apport que dans une société de <piX£a, de
^ solidarité, de secours, de services mutuels, chaque sociétaire doit faire dans l'intérêt commun (Démosth.
•/.ax' 'Aptaroy. 71, 22, etc.). Ailleurs, encore, il indique le service rendu par réciprocité pour un autre service
ou même la gratification, la bonne main qu'un service motive (Démosth. rapt xou ateç. 312). Ce n'est pas
tout : au mot 71X7) pwinfc Harpocration parle d'un ïpavoç qu'on obtient par tirage au sort ou qu'on achète :
«uXï]pcotà; £-/.àXouv touç cbroSioovTaç tov ïpavov toîç Jfroi Xa^oûaiv î) Imvï][aévoiç. » Ce genre d'ïpavoç ne pouvait guère
être qu'une sorte de pension viagère, analogue à celles qu'aujourd'hui certaines sociétés de secours mutuels
assurent à quelques-uns de leurs membres. Harpocration ajoute que le mot Tapotai doit être alors pris
dans le sens qu'eut plus tard le mot Ipavap^at, désignant les chefs, les directeurs, les présidents d'un ïpavoç,
d'une société amicale; dans notre discours d'Hypéride, l'acception en est très différente. La laxitô de sens
du mot ïpavoç s'étendait aux termes avec lesquels on l'associait habituellement : comme non-seulement
^Xrjpcot7]ç, mais les verbes auvâyew, etc. C'est ainsi que ïpavoç pouvant signifier un banquet d'amis, auvâyeiv en
était venu à signifier, suivant le témoignage d'Athénée, boire les uns avec les autres : jj-et' àXX/jXuv mvetv.
1 Le papyrus doit être ici fautif : malheureusement les deux textes monumentaux manquent dans

ce passage; après ran-u il pouvait y avoir le pronom de la première personne. Le mot cm peut être

le verbe ordinairement déterminé par jL «se retourner, revenir» et au lieu du pluriel du papyrus il y

aurait /V. — 1^ serait alors le pronom pluriel. Le papyrus est également fautif lorsqu'il met après

AA/WNA

le verbe maa, voir : puis il passe des mots.
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