Revue égyptologique — 7.1896

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Quelques documents, etc.

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annuel de 12 pour 100 fixé par la loi accadienne. Il n'existe pas de manie distincte de la
mana. Ces deux formes sont tout simplement deux cas différents du même mot. En assyrien,
le génitif se forme en i ou e ou ie, et la préposition babylonienne ana eli « pour » gouverne
régulièrement le génitif, comme les prépositions ana, à; ina, de, à, etc. C'est pour cela que
l'on rencontre les formes génitives manai, manie, non-seulement quand il s'agit de l'intérêt
dans la locution pour une mine, mais quand il s'agit de sommes payables «e?i mine de Kar-
kemis». On ne peut s'étonner que d'une chose, c'est de voir M. Pinches, et à son imitation
M. Bertin, conserver leur ancienne interprétation, pourtant absurde, jusque dans leurs plus
récents travaux.

QUELQUES DOCUMENTS ÏÏISTOKIQUES

DE

BOCCHORIS A PSAMMÉTIQUE Ier.

PAR

Eugène Revillout.

De même que nous avons donné aux lecteurs de cette Revue comme spécimen quelques-
unes des leçons formant le commencement de l'introduction historique de notre notice des
papyrus archaïques, de même nous croyons d'avoir leur donner un spécimen des documents
qui y sont contenus — mais en laissant pour la notice elle-même les commentaires juridiques
et en nous renfermant seulement dans une étude limitée au seul point de vue historique.

RÈGNE DE BOCCHORIS.

E 3168.

Parmi les papyrus démotiques de l'écriture la plus archaïque, faisant partie du vieux fonds du
Louvre, le plus ancien est le suivant :

«An 16, 26 Tybi.

« La femme Sethor, fille de Petinamen, dit au choachyte, frère de père, Arnboknranf :
Je te transmets les deux aroures et quart de terre de la double maison de vie d'Harshefi 1
(c'est-à-dire) le terrain de Menkh, — (aroures) que je t'ai donné à recevoir en don de do-
nation. Je te transmets (dis-je) les deux aroures et quart de terre de la demeure de vie
d'Harshefi (formant) leur terrain, aroures qui furent apportées2 pour toi par Suten à mon
père. Je t'ai donné cela en transmission et comme biens revenant à toi. Il n'y a point à
donner (ces aroures) à homme quelconque — ni moi, ni mes fils (ne le peuvent) — en part
ou à les enlever en dehors de toi. Il n'y a point à en donner part quelconque en dehors
de toi.

«En témoignage Montnebpe, fils d'Hormès.»

(Le reste manque.)3

1 C'est-à-dire dépendant du territoire sacré des hiérogrammates d'Horshefi.

2 C'est le mot consacré pour ce que nous appelons aussi «les apports».

3 Notons que Devéria (Catalogue des manuscrits, p. 186. sous le n° IX. 4) publie de notre texte démotique la notice suivante :
«IX, 4. Inventaire 3168. Manuscrit hiératique (!) sur un petit feuillet de papyrus, haut 012. largeur 0 13'/.,, onze lignes et les restes
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