La chronique des arts et de la curiosité — 1917(1919)

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luis. BUREAUX: 106, BD SA 1NT-GERMAIN (6e) Novembre-Décembre.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS
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Le 3Sr\zm.éro : 1 Franc

PROPOS DU JOUR

ne fut Pas une Jps moindres pri-
valions imposées par la guerre
que c°Je de ne pouvoir fréquenter
irailes musées. Beaucoup en ont souf-
fert cruellement, et ce fut, sans conteste, un
élément essentiel de l’éducation publique qui
disparut le jour où l’on dut fermer les gran-
des collections nationales. Il faut donc
souhaiter ardemment qu’une prompte réou-
verture vienne nous dédommager et per-
mette à la masse, moins indifférente à la
beauté qu’on ne l’imagine communément, de
reprendre avec Part un contact salutaire.
Il est bon aussi, en ce moment où tant
d'appétits matériels sont déchaînés, que d’au-
tres influences se manifestent. Et, pour ce
qui concerne Paris, en tout cas, lorsque
l’univers songe à accourir chez nous pour le
triomphe et pour la paix, on ne concevrait
pas que la capitale fût privée du plus beau
fleuron de sa couronne.

Il n’y a p£s apparence, du reste, que ce
grand désir souffre la moindre contradiction.
On dit que le Louvre travaille à mettre cer-
taines salles en état. Mais insistons pour que
la mesure soit générale et de prompt effet.

Souhaitons aussi que la question du droit
d’entrées dans les musées, réservée lors de
la discussion du budget de 1918, reçoive non
moins promptement une solution affirmative.
Expédient anti démocratique, a-t-on dit ; rien
n’est moins exact, et, sans développer une
thèse qui a été déjà soutenue ici même, nous
ferons remarquer que nos musées souffriront,
c’est certain, des charges imposées aux finan-
ces publiques par la guerre. On sera enclin
à rogner leur budget, déjà si insuffisant; ils
trouveront donc dans les recettes prévues
une compensation nécessaire que personne,
en fin de compte, ne se plaindra de voir
établie.

On peut désirer aussi, entre autres amélio-

rations, qu'un meilleur cia sement soit tenté
en vue de remédier au fâcheux enchevêtre-
ment qui existait çà et là, et qu’on nous donne
des catalogues abondants, fréquemment re-
mis à jour, et surtout, pour chaque départe-
ment, des guides pratiques et bon marché,
vraiment faits pour le public. C'est là un
vœu auquel on voudra bien penser une
fois close la période de réinstallation et de
réouverture,

En attendant ces perfectionnements, les
artistes et les érudits, les amateurs et le
public se réjouissent en pensant que les
musées vont leur être rendus ; nous sommes
certains d’être leur interprète en demandant
à l’administration de hâter ce bienheureux
moment par tous les moyens possibles.

NOUVELLES

*** Par décret du Président de la Répu-
blique, en date du 14 novembre 1918, rendu
sur la proposition du ministre de l’Instruction
publique et des Beaux-Arts, M. Héron de
Villefosse (Antoine), membre de l’Institut,
conservateur au musée du Louvre, a été
nommé directeur honoraire des musées na-
tionaux.

*** Par décret, en date du 11 novembre,
M. Gaston Brière, attaché au musée de Ver-
sailles. a été nommé conservateur-adjoint du
département des peintures au musée du Lou-
vre.

Un arrêté ministériel, en date du même
jour, l’a nommé professeur du cours d’his-
toire de la peinture à l’Ecole du Louvre.

*** Par arrêté du 13 décembre 1918, a été
déclaré vacant un emploi de conservateur
adjoint au département des antiquités égyp-
tiennes du musée national du Louvre.

Un mois de délai est accordé, à compter de
ce jour, aux candidats pour produire leurs
titres.

*** Par décret du Président de la Républi-
que en date du 19 novembre, le ministre de
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