Studia Palmyreńskie — 12.2013

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La christianisation de Palmyre :
l'exemple du temple de Bel

Elżbieta Jastrzębowska

En se basant sur des temoignages archeologiques parmi lesąuels une place importante revient
a l'une des deux eglises quasi jumelles mises au jour dans les annees 90 du siecle dernier par Michał
Gawlikowski, il est aujourd'hui possible d'affirmer qu'au Ve siecle Palmyre etait bel et bien chris-
tianisee (Gawlikowski 2000 : 251-255; 2001a : 125-127; 2001b : 190-191; 2002 : 258-266; 2003 : 280-
287; sous presse).1 En effet, a cette epoque~la, dans une des rues centrales de cette cite tardo-antique
traditionnellement multiculturelle, se trouvaient deux, voire trois eglises. II en subsiste toujours
des vestiges (dans 1'ordre, a partir du nord dans la direction de la Grandę Colonnade) : la Grandę
Basilique, appelee Basilique IV — fouillee actuellement par Grzegorz Majcherek (Gabriel 1926 : 88,
pl. XVI; Wiegand [ed.] 1932 : pl. 18 ; Lassus 1947 :168, 231; al-As'ad, Ruprechtsberger 1987 :147)
la Basilique III, deja signalee, a cóte de laquelle deux siecles plus tard fut construite une autre eglise,
la Basilique II (Gawlikowski 1997:194-197; 1998 :197-206; 1999 :190-196; 2001a : 121-125; 2001b :
189-190, fig. 1-9), et enfin, dans une rue voisine, aussi une « Basilique dans la Basilique », soit la
Basilique I (Gawlikowski 1987 :154-157; 1990 :38-41; 1991: 399-410; 1992 : 73-76).2 II est possible
d'ajouter a cela, au centre meme de la ville, trois autres petites eglises a une nef, dont les murs avec
les absides orientees a Test restent encore visibles en surface (Majcherek 2005). Cependant, tout ceci
ne veut pas dire que la datę indiquee, relativement tardive, se rapporte aux debuts du christianisme

1 II s'agit de la dite Basiliąue III.

2 II semble cependant qu'il n'y ait guere de preuves tangibles attestant la christianisation de cet edifice au IV° siecle, il
existe en revanche in situ quelques indices — ce n'est la ni le temps ni le lieu de les analyser — qui permettent de penser
qu'a l'epoque le batiment accueillait une autre communaute religieuse, non chretienne, de la societe palmyrenienne.
Tandis qu'au Vc siecle la construction pouvait deja faire office de sanctuaire chretien.

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