L' arte: rivista di storia dell'arte medievale e moderna — 21.1918

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EU GÈNE FROMENTIN E LE ORIGINI DE LA MODERNA CRITICA D'ARTE 173

lois naturelles et des lois techniques, avec cela un certain dédain pour l'inutile, le
trop agréable ou le superflu, un grand goùt avec un grand sens, une main fort calme avec
le coeur qui bat, tei est, à peu près ce qu'on découvre à l'analyse dans un tableau
de Ruysdael ».'

Il giudizio del Fromentin si dimostra, dinanzi a questo olandese, così libero, così
« antinaturalistico », che ogni parte de l'analisi è esaltazione di un solo concetto. I pochi
quadri su cui egli si sofferma, sono osservati appena nei caratteri loro: essi l'interessano,
quasi essenzialmente, come documenti di una visione de la natura estremamente per-
sonale. ' ..

« Ce grand ceil bien ouvert sur tout ce qui vit, cet ceil accoutumé, à l'hauteur des
choses comme à leur étendue, va continuellement du sol au zénith, ne regarde jamais
un objet sans observer le point correspondant de l'atmosphère et parcourt ainsi, sans
r;en omettre, le champ circulaire de la vision ».2 Il Fromentin esalta la potenza di sin-
tesi del Ruysdael: « Loin de se perdre en analyses, constamment il synthétise et résumé.
Ce que la nature dissémine, il le concentre en un total de lignes; des couleurs, des valeurs,
d'effets. Il encadre tout cela dans sa pensée, comme il veut que cela soit encadré dans
les quatre angles de sa toile ».3 Il fatto artistico è giudicato, finalmente, come « vivo
valore spirituale »: ed è merito del romanticismo.

Ma il significato de la libera visione non fu menomamente compreso: non al tempo
in cui i Maitres comparvero, non dopo. Eppure il Fromentin aveva ben espresso, con
un'esplicità, che non avrebbe dovuto lasciar dubbi, il convincimento che voler ridurre
la facoltà artistica a facoltà passiva d'imitazione d'una qualsiasi forma di realtà esterna,
fosse assurda ideologia. A pag. 264 dei Maitres si legge: « Toutes les fantaisies de l'ima-
gination, ce qu'on appelait les mystères de la palette à l'époque où le mystère était un
des attraits de la peinture, cédent la place à l'amour du vrai absolu et du textuel. La
photographie quant aux apparences des corps, l'étude photographique quant aux effets
de la lumière, ont changé la plupart des manières de voir, de sentir, de peindre. A l'heure
qu'il est, la peinture n'est jamais assez claire, assez nette, assez formelle, assez crue.
Il semble que la reproduction mécanique de ce qui est soit aujourd'hui le dernier mot
de l'expérience et du savoir, et que le talent consiste à lutter d'exactitude, de précision,
de force imitative avec un instrument. Toute ingérence personnelle de la sensibilité est
de trop. Ce que l'esprit imaginait est tenu pour artifice, et tout artifice, je veux dire
toute convention, est proscrit d'un art qui ne peut ètre qu'une convention. De là, des
controverses dans lesquelles les élòves de la nature ont pour eux le nombre ». Il critico
accenna a le denominazioni ironiche, con cui i « realisti » distinguevano ogni pratica
d'arte, che non fosse ispirata al loro criterio, e conclude: « Choix des sujets, dessin, pa-
lette, tout participe à cette manière impersonnelle de voir les choses et de les traiter ».

Un nuovo esplicito attacco a la dottrina avversa è mosso là dove il Fromentin parla
de la pittura di Frans Hals: « Aujourd'hui, le nom de Hals reparait dans notre école au
moment où l'amour du naturel y rentre lui-mème, avec quelque bruit et non moins d'excès.
Sa méthode sert de programme à certaines doctrines en vertu desquelles l'exactitude la
plus terre à terre est prise à tort pour la vérité, et la plus parfaite insouciance pratique
prise pour le dernier mot du savoir et du goùt ».4 Egli protesta contro quest'interpretazione,
che quasi tutta l'opera del Maestro smentisce: « En invoquant son témoignage à l'appui
d'une thèse à laquelle il n'a jamais donné que des démentis par ses belles ceuvres, on
se trompe, et par cela mème on lui fait injure ». Perchè mai « parrai tant de qualités
si hautes, ne verrait-on... et ne préconiserait-on que ses défauts? » La critica dei Maitres
su Frans Hals s'impernia appunto su questa tesi: Frans Hals, il vero Frans Hals, quello

1 Maitres, pag. 232.

2 Maitres, pag. 235.

3 Maitres, pag. 235.
■* Maitres, pag. 278.
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