Mariette, Auguste; Maspero, Gaston [Hrsg.]
Le Sérapeum de Memphis (Band 1) — 1882

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APPENDICE.



égyptiennes, nous ne pouvons nous rappeler d'autre mission scientifique consacrée
à la recherche des manuscrits de cet idiome qui se conservent encore dans les cou-
vents d'Egypte que celle du docteur Dujaedin. Ce savant, que la précision de ses
connaissances avait bien préparé à un tel objet, fut interrompu par la mort, presqu'à
son début dans cette nouvelle carrière. Néanmoins, ce qu'on a recueilli de ses papiers
déposés aujourd'hui à la Bibliothèque nationale, suffit pour prouver que la mine n'est
point épuisée. Les fruits de ces trop courtes explorations seraient plus sensibles pour
le public, si le savant voyageur n'eût adopté un mode de transcription repréhensible
à certains égards.

Depuis dix ans, environ, que le docteur Dujaedin est mort, les autres nations
savantes de l'Europe, et particulièrement l'Angleterre, ont déployé une grande acti-
vité pour explorer les couvents coptes, activité couronnée du plus remarquable succès.
La connaissance qu'on a, quoique très imparfaite encore, de cette précieuse moisson,
fait même naître une objection contre les tentatives que notre gouvernement encou-
ragerait aujourd'hui d'une manière si tardive. On se demande s'il peut rester dans
les couvents coptes de l'Egypte, si ruinés et réduits à un si petit nombre, assez de
manuscrits dignes d'intéresser l'Europe savante, après que nos voisins ont su mettre
à profit notre déplorable inaction.

Mais à cela on peut répondre, d'abord, que de l'aveu même de ceux qui se sont
livrés à ces récentes explorations, il s'en faut qu'ils aient pénétré partout, notam-
ment, dans la haute Egypte, et qu'ils aient vaincu toutes les répugnances qui s'op-
posent à l'aliénation des manuscrits; on doit ajouter que la plupart des voyageurs
anglais, ainsi qu'ils en conviennent eux-mêmes, agissaient au hasard, que la prépa-
ration scientifique leur manquait, et qu'au besoin ils n'auraient été ni assez instruits,
ni assez patients, pour copier les manuscrits qu'on refusait de leur vendre, ainsi que
le docteur Dujardin avait commencé à le faire.

Quelque regret que nous fasse éprouver la longue incurie de notre pays sur un
point d'une importance scientifique incontestable, nous pensons donc qu'une mission
comme celle dont M. Mariette propose de se charger, aurait encore de grandes
chances de succès. Sans doute, il n'y a rien à espérer, comme M. Mariette
►semblerait le croire, pour les manuscrits arabes ou éthiopiens; le seul couvent
syriaque, qui existe en Egypte et qui est situé auprès des Lacs de Natron, a été
dépouillé dans l'intérêt du Musée Britannique; mais les manuscrits coptes n'ont
pas tous disparu de la contrée, ainsi que nous l'avons dit plus haut, et plusieurs

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