Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 3.1882

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Les fêtes d'Osiris au mois de Jsjioiàk.

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LES FETES D'OSIRIS AU MOIS DE KHOIAK

par

V. loret.

On sait que sur la terrasse même du temple d'Hathor, à Tentyris, les Égyptiens-
avaient construit un second temple, consacré à Osiris. Ce temple, beaucoup plus petit que
le premier, se compose de deux corps de bâtiment, séparés l'un de l'autre par la terrasse
qui sert de toit à la grande salle du temple principal, et formés chacun de deux chambres
précédées d'une cour ou chambre plus grande à ciel ouvert.

La cour antérieure du plus méridional de ces petits temples est décorée de bas-reliefs
représentant deux cortèges de prêtres des différentes parties de l'Egypte qui viennent, le roi
en tête, assister aux fêtes d'Osiris. Tous sont revêtus du costume officiel et tiennent en mains
leurs insignes et bannières. Une longue inscription accompagne la scène et décrit, dans le
plus grand détail, ces fêtes d'Osiris ainsi que les mystères et les cérémonies qui s'y rattachaient.

Le texte a été publié en partie par M. Brugsch1, en entier par MM. Dumichen2 et
Mariette3 : j'ai eu l'occasion de collationner les copies de ces savants sur l'original au mois
d'avril 1881, et je signalerai au courant de cette étude les corrections et additions qui résultent
de cet examen. L'ensemble n'a pas encore été traduit complètement. MM. Dumichen et
Mariette, dans les notices descriptives qui sont jointes à leurs publications, en ont donné
chacun une longue et intéressante analyse où l'on trouve l'interprétation de quelques passages ;
M. Lauth, en 1866l, en a étudié les trente-deux dernières colonnes, comprenant la partie
publiée par M. Brugsch; enfin, plusieurs égyptologues en ont cité et traduit des fragments
dans différents travaux.

Pour la facilité de l'étude et la commodité des renvois, j'ai divisé cette longue inscrip-
tion en paragraphes, dont la plupart commencent par le mot <=À=>~>> ^ esi (iue> M y a- A
cet du début répond, au second membre, un verbe qui exprime l'idée principale. Pour
éviter la forme emphatique et peu française que donnerait à la phrase une version par trop
littérale, j'ai partout supprimé l'auxiliaire. Au lieu, par exemple, de traduire au § 1er : « II y
a V Osiris de Coûtas, caché, etc.», j'ai mis : «L'Osiris de Coptos est caché ...» Comme le
mot \ marque généralement, dans la langue égyptienne, le commencement d'une phrase,
ou plutôt d'une période, je n'ai fait, en divisant ainsi le texte, que numéroter les phrases
coupées par le scribe égyptien lui-même.

1) Brugsch et Dumichen, Recueil, I, 15—16.

2) Ib., IV, 1—"27, et BésuUats de VExpédition photographique de 1870.

3) Dendérah, IV, ppl. 35—39.

4) Zeitschrift fur agyptische Sprache und Alterthumskunde, 1866, pp. 64 et suiv.

5) L'auxiliaire ^) s'emploie dans trois cas : 1° en tête d'une proposition principale, il signifie il est,

il y a, il y a que; 2° en tête d'une proposition subordonnée, il signifie étant, étant que, étant donné que, et se
traduit en français par si, quand ou lorsque, selon le sens général de la phrase; enfin 3° il sert, dans cer-

(G. Maspeeo,
6*

tains cas, de support de pronom, ex. : ^ [_ (l. d. iii, p. 72, 1. 2), L ^ l

Étude sur quelques papyrus du Louvre, pp. 62 et suiv.), viens; viens, toi!
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