Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 27.1905

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LE RAPPORT ENTRE LE « GAR » ET L'« U »

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incurvée. Le nouveau débris ne montre que deux faces, l'une est plane, l'autre affecte
une courbure très semblable à celle de la face B. Si les deux fragments sont étrangers
l'un à l'autre, il faut donc admettre qu'ils proviennent de deux galets en même roche,
offrant, tous deux, une disposition assez singulière pour être rare. Mais, en plus, le sujet
du nouveau morceau est encore emprunté aux représentations de la stèle des vautours;
le type de l'inscription archaïque qu'il porte indique la même époque, la facture enfin,
et la nature du travail présente des analogies frappantes.

Le nouveau débris devrait être placé à 0ra 50 environ au-dessus du grand fragment
sur le prolongement des faces B et C et de l'arête qui les réunit : d'après sa forme, on
peut juger qu'il appartenait à la partie cintrée terminant la stèle à son sommet.

Description du bas-relief. Hauteur totale, 0m54. — ... Un vaste filet contourne
l'angle des deux faces, il rappelle la forme d'un épervier : au travers des larges mailles,
on aperçoit des captifs qui, comme étagés, sont assis l'un sur l'autre; l'un d'eux, de
plus grande stature, sort la tête par une des mailles, c'est sans doute le chef, ses traits
bien conservés nous montrent l'œil un peu saillant, le nez long et busqué, la barbe rare
comme celle des Bédouins; il porte une longue chevelure qui retombe en désordre sur
les épaules. Sa tête, en signe de soumission, se courbe sous la masse que tient un per-
sonnage situé sur la face gauche. La cassure a fait disparaître tout le corps, il n'en reste
que les bras et le bord du vêtement qui, là encore, est le clsàle dit haunakês. La main
gauche soulève le filet, tandis que la droite pose la masse sur la tête du vaincu.

Sur l'autre face se trouvait également un personnage assis, qui parait présider à la
scène. On n'aperçoit plus que ses genoux drapés du vêtement traditionnel et les pieds
nus qui reposent sur un tabouret. En dessus, deux objets singuliers me semblent dif-
ficiles à identifier.

La fin d'une inscription archaïque se remarque sur la face gauche : u isidsu.....

« et son fondement [qu'il arrache] », c'est encore une formule d'imprécations, qui ferait
double emploi avec celle du même genre, citée plus haut, si l'on était certain que ce
dernier fragment appartint au précédent monument de Sargon l'Ancien.

LE RAPPORT ENTRE LE « GAR » ET L'«U»

PAR

Fr. Thureau-Dangin

Dans l'intéressant article publié Recueil de Travaux, t. XXVI, p. 134 et suiv.,
M. Delaporte met en question un fait que j'ai autrefois signalé, l'emploi du GAR de
12 U au temps de la dynastie d'Our : entre ces deux mesures il admet comme possible
le rapport de 1 à 14. Un texte dont il ne fait pas mention me semble ne laisser à cet
égard aucun doute. Ce texte, que j'ai publié Rec. de tabl., n° 412, et étudié ZA.,
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