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Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 37.1915

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https://doi.org/10.11588/diglit.12744#0158
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INTRODUCTION A L'ÉTUDE DE LA PHONÉTIQUE ÉGYPTIENNE

147

l'hiéroglyphique "^"^^-^^ ou ^ï^'yf] nous montre la même transcription vo
pour <r=> qu'il y a dans 'Oau^avS-jac. Je crois avoir rencontré deux autres exemples de
cette équivalence, mais ils ne seraient pas tenus par d'autres savants pour aussi cer-
tains que le cas de 1 = MavSoùXtç ; il faut donc nous borner à dire que, dans
certains cas, et sous des influences que nous ne saisissons pas encore, le <=> pouvait
devenir vS dans le sud de l'Égypte, c'est-à-dire nasale /ww^ v _|_ gj spirante dentale

AA/WVA

sonore, se combinant comme = d latin pour rendre un son que le grec ne pos-

sédait pas. L'u est déjà pour Diodore un son en i, au moins dans certains cas, comme

le prouve l'équivalence Xaêp'jïç = Khâfria. De même donc qu'on a l'élément

'Oaufjia, on a l'élément vSua? = o riya ou ria. — G. Maspero.

__û

INTRODUCTION

a

L'ÉTUDE DE LA PHONÉTIQUE ÉGYPTIENNE1

PAR

G. Maspero

J'ai commencé, dès mes débuts en 1867, à entasser les notes sur des points de grammaire,
et, depuis lors, je n'ai cessé d'en publier quelques-unes sans essayer d'en composer une théorie
d'ensemble, estimant que, dans ce genre d'étude plus que dans les autres, il ne pouvait y avoir
qu'avantage à laisser le temps accroître la masse des matériaux et mûrir les idées. Si j'étais cer-
tain de pouvoir vivre une dizaine d'années de plus, je suivrais encore le même système, et je
continuerais à donner seulement des fragments sans lien apparent, dont la génération nouvelle
ne saisirait pas la portée, tant mes recherches m'ont mené loin du cercle de doctrines où elle se
meut. Malheureusement l'âge est venu, et j'en suis arrivé à ce moment de l'existence où l'on
doit ne plus compter sur l'avenir, mais où l'on accepte avec reconnaissance chaque jour qui
vient : si je ne veux pas risquer d'emporter avec moi toute l'expérience que j'ai pu acquérir
pendant un demi-siècle de labeur assidu, il convient de mettre la main à l'œuvre et de me bâter.
Je n'ai pas l'ambition de composer ici une véritable Grammaire égyptienne, car, malgré tout ce
qui a été publié sous ce titre, en France, en Angleterre, en Italie, en Allemagne, j'estime que
nous n'en savons pas encore assez pour y réussir : le livre que je commence à rédiger aujour-
d'hui et que je désirerais, sans trop y compter, pouvoir mener jusqu'au bout, ne sera tout au
plus qu'une Introduction à l'étude de l'a Grammaire égyptienne. Peut-être s'étonnera-t-on de
voir le plan sur lequel j'ai essayé de le construire. Comme je l'ai dit un nombre infini de fois
et imprimé à plusieurs reprises, nous avons eu la chance de trouver table rase en matière de
langue au commencement de notre science, et nous avons abordé le déchiffrement sans encom-
brement de théories préconçues ou de paradigmes préétablis : ne vaut-il pas mieux profiter de
la liberté absolue, dont la fortune nous a gratifiés de la sorte, pour créer à l'égyptien une gram-
maire qui ne soit inspirée exclusivement ni des modèles purement classiques, ni des modèles
indo-européens, ni des modèles sémitiques, mais qui ressorte entièrement d'une analyse des

1. Le premier chapitre que je ne publie pas ici sera consacré à l'étude pour l'œil du système graphique
égyptien : le présent chapitre qui sera le second de l'ouvrage complet est consacré à l'étude pour l'oreille.
 
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