Revue égyptologique — 14.1914

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Fe. A. Deiber 0. P.

Pline l'Ancien, 79 apr. J.-C. Naturalis historia, recognovit atque indicibus instruxit Ludovicus Janus. 3 vol.

in-16, Lipsiae, Teubneb, 1870.
Rufus d'Ephèse, 110 apr. J.-C, œuvres, publiées par Daeemberg et E. Ruelle, imprimerie nationale, L vol.

in-8», Paris, 1879.

Oribase, 360 apr. J.-C, œuvres, édit. Bussemaker et Daeemberg, 1851—1872, 6 vol. in-8°, Ballière, Paris.

Alexandre de Tballes, VIe siècle, apr. J.-C, De arte medica, édit. Andernacii, Bâle, 1550.

Aelius dAmida en Mésopotamie, VIe siècle, apr. J.-C, œuvres, édit. Hebbensteeit, 1757.

Paul d'Egine, VIIe siècle, apr. J.-C, translated from the Greek with a commentant . . . by Francis Adams.

3 vol. in-8°, Sydenham society. London, 1844.
Avicenne, philosophe et médecin arabe, 980—1037, apr. J.-C, Canonis medicinae, 1 vol. in-4°. Romae, in

typographia medicea 1593 et traduction latine, Venise, 1608.
Abu Mansue Muwaffak Ali Kaeawi, médecin persan. Xe siècle, apr. J.-C, Die Pharmaltologischen Grund-

sàtze, herausgegeben von Prof. Dr R. Robert, 1 vol. in-8°, Halle a. S., Tauscii und Gross, 1893.
Alkaliouby (Schifrab eddin Ahmed), médecin du Caire, né à Calioub, mort en 1659. Le livre des flambeaux

resplendissants au sujet de la médecine humaine; russe, de la Bibliothèque nationale, publié par le

Dr Sanguinetti sous le titre : Quelques chapitres de médecine et de thérapeutique arabe, 1 vol. in-12,

imprimerie impériale, Paris, 1866.
Abdeerezzaq (Ibn Mohammed al-Djafain). médecin algérien, XVIIIe siècle, apr. J.-C, Révélation des énigmes

dans l'exposition des drogues et des plantes (Kashef erroumoug . . . etc.). traduit par le Dr Leclerc.
C'est un traité basé sur les œuvres d'Avicenne, d'Ibn Beithar et de Daoud el-Antaki. J.-B. Baillière, Paris, 1874.

Avec leur secours, j'ai essayé de donner un texte et une traduction aussi exactes que possible. Ce
devait être ma seule et unique préoccupation. Sans doute, il suffit d'être quelque peu érndit et quelque
peu versé dans l'étude de l'antiquité, pour sentir l'importance historique de ce papyrus au point de vue
thérapeutique. Il touche aux usages médicaux des anciens coptes, à leurs connaissances en botanique, en
minéralogie, en anatomie, en physiologie, et il y aurait, certes, de ce côté, une étude intéressante et un
commentaire sérieux à faire. Déjà nous avions le papyrus Ebers et le papyrus médical de Berlin, qui nous
renseignent sur l'état de la médecine aux temps de la civilisation pharaonique; enfin, le papyrus médical
de Hearst, découvert récemment. Notre texte à son tour nous apprend quelque chose des idées et des con-
naissances des coptes sur les maladies et les soins à leur donner. C'est, en effet, le premier texte d'une
telle importance qui nous parvient en cette langue.

Zoëga, dans son catalogue des manuscrits coptes de la bibliothèque Borgia,1 a fait connaître quatre
pages d'un traité de ce genre. Il contient quarante-cinq recettes contre les maladies de la peau, gale et
démangeaison. Deux traductions ont été faites, l'une par Champollion lui-même.2 l'autre par Dulaurier.3
En 1886, M. U. Bouriaxt fut assez heureux pour rencontrer un autre fragment médical en copte thébain.
C'est une feuille de parchemin simple mesurant environ 15 c. do haut sur 12 c. de large, qui formait les
pages 214—215 du manuscrit, ayant vingt-cinq lignes chacune, d'une petite écriture inégale. Les quelques
recettes qu'elles contiennent sont destinées à guérir les maladies du sein, douleur et inflammation, pénurie
du lait. «J'ignore, dit M. Bouriant. d'oii provient le fragment de la Bibliothèque Borgia, mais celui que j'ai
retrouvé à Akhmim appartenait au Deir-el-Abiad (couvent blanc), construit près de Sohag, sous le vocable
d'Amba Shenoudah. A en juger d'après l'écriture, ce n'est pas un morceau du monument d'oii ont été
arrachées les quatre pages publiées par Zoëga. Cela n'a rien de surprenant; chaque couvent devait posséder
au moins un exemplaire de ce codex.»4

Xotre présent papyrus est donc de beaucoup le plus volumineux et il peut être considéré à différents
points de vue, selon qu'il touche à la médecine ou à une branche quelconque de l'histoire naturelle. Une
semblable étude excéderait le cadre d'une publication qui doit se borner à la philologie et à l'intelligence
du texte.

La division de cet ouvrage est très simple :

1° Dans une première partie j'examine les caractères généraux du papyrus.

1 Catalopus codicum copticorum, p. 62G et s.

3 Publié par Ephrem Poitevin, Htvut archéologique, 11e année.

;1 Journal asiatique, 1s4-î.

« Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1887. Séance du 12 août, communication, n° VI, p. 379.
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