Revue égyptologique — 14.1914

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Henri Sottas.

adopté à cet usage, le ^ ou épine dorsale, ayant autrefois la valeur at et 1nh ayec

sa valeur primitive d'épine dorsale, est devenu en copte cot en alexandrin et coco en tbébain :
oico-rq = «(coco-.} = o^v^.^ i| est vraj qU'ii s'agissait de noms gnostiques n'ayant par
eux-mêmes aucune signification : je renvoie pour les exemples à mes Mélanges de 1873.

Le qof existait aussi, nous l'avons dit, à l'époque de ces textes. Tantôt on l'intercalait
avec sa forme démotique dans les transcriptions grecques, tantôt on lui donnait l'équivalence
-Q- beaucoup plus exacte que l'équivalence ^ = y ou coco. Le -j~J- se trouve, en effet,
souvent avec un complément phonétique dans le papyrus moral de Leide pour rendre

(_11 (SD. Dans le Koufi il semble, au contraire, s'être prononcé et l'équivalence avec

le kappa est fréquente dans les bilingues gnostiques. En effet, le qoph tendait de plus en
plus à disparaître, bien que les puristes le notassent encore.

Toutes ces distinctions ont d'ailleurs définitivement disparu dans l'alphabet copte.

Eésumons maintenant dans un tableau les données principales que nous avons recueillies
pour les alphabets égyptiens, grecs, latins et coptes.

(Le reste manque.)

SUR UN CAS D'INCESTE IMPUTÉ AU ROI SNEFRU.

PAR

Hbnbi Sottas.

Dans un récent article, intitulé : «Das Fehlen des Begriffs der Blutschande bei den alten
Agyptern,»1 M. le Professeur Sethe revient sur la traduction, fournie par lui l'année précé-
dente,2 de deux lignes de généalogie tirées du tombeau de H'f-Snfrw :s «Le roi Snefru, sa
fille aînée de son sein Nfrt-Klw, leur4 fils Nfr-MVt, son fils Hcf-Snfrtv.»

Des protestations s'étant élevées contre la notation d'inceste impliquée par ces mots au
compte du roi Snefru et de sa fille, M. Sethe s'est efforcé de justifier son interprétation par
des arguments dont le plus fort est que Nfr-MVt porterait le titre de 1 ^ 1^,, et que le
souverain qui lui aurait ainsi donné le jour ne pourrait être autre que Snefru.

Tout cela est très ingénieusement déduit; on ne peut rien dire là contre. J'imagine
cependant qu'un certain nombre de lecteurs du premier article de M. Sethe n'ont pas été
tentés de s'étonner outre-mesure, simplement parce qu'ils se sont crus autorisés par leurs
souvenirs à ne pas prendre le mot si «fils», au pied de la lettre et qu'ils ont vu dans Nfr-MVt
le fils de Nfrt-Klw et le petit-fils de Snfrw. Ainsi, bien qu'on doive lire ên et non ê, il
n'y aurait rien à modifier à l'interprétation donnée jadis de cette généalogie par M. Erman
dans son Àgypten (p. 227), où elle vient d'ailleurs à la suite du développement (p. 224 sq.)
sur l'héritage transmis du grand-père à la fille, puis au petit-fils.

1 â. Z., l. 57—«0.

2 À. Z., xlix, 97 sqq.

3 l. D., ii, 16.

4 «Ihr (beider) Sohn.»
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