Revue égyptologique — 14.1914

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REVUE EGYPTOLOGIQUE

publiée par

M. EUGÈNE HEVILLOUT.

avec la collaboeatiost de

MM. AMÉLINEAU, BIGOT, BISSON DE LA ROQUE, P. DEIBEE, DELAPOETE,
OIE ON, GUÉRIN, MALLE T, PATOEET, ABBÉ SAINT PAUL GIRARD.

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

libraire de la société asiatique, de l'école des langues orientales vivantes, etc. etc.

28, EUE BONAPARTE, 28, A PARIS.

_XIVe Volume. N° HL 1912.

La BEVUE EGYPTOLOGIQUE parail tous les ti •ois mois par numéros de six feuilles au moins, avec
planches, fac-similé etc. — Aucun numéro ne se vend séparément.
Prix de l'abonnement annuel : Paris 30 fr. — Départements 31 fr. — Étranger 32 fr.

Sommaire : La grammaire copte, étudiée dans ses origines hiéroglyphiques et démotiques, par Eugène Eevillout. —■ La bi-
bliothèque du Sérapéum d'Alexandrie, par Eugène Eevillout. — Le syllabaire démotique, par le Professeur,
D* Eugène Revilloct. — Le papyrus médical copte de Meschaïch, par Fr. A. Deiiîer 0. P. — Livres et revues
par Eugène Eevillout.

LA GRAMMAIRE COPTE

ÉTUDIÉE DANS SES ORIGINES HIÉROGLYPHIQUES ET DÉMOTIQUES.

PAR

Eugène Eevillout.

I. GÉNÉRALITÉS.

Le copte est un dérivé de l'ancien égyptien ou plutôt c'est la forme chrétienne et
moderne de l'ancien égyptien. Il se rapproche surtout du démotique, mais avec l'introduc-
tion nouvelle de beaucoup de mots grecs, tandis que ces mots étaient très rares en démotique.
Ce n'est pas, comme en démotique, parce qu'on n'aurait pu les rendre en égyptien, qu'ils
furent admis, mais par une sorte d'élégance. Le grec était, ou avait été, la langue sacrée
des Chrétiens. On procéda donc à son égard comme on procéda plus tard en persan et en
turc pour l'arabe, langue sacrée des Musulmans à laquelle on pouvait emprunter, ad libitum,
des mots qu'on aurait parfaitement pu rendre soit en persan, soit en turc. Ce serait donc
une besogne parfaitement oiseuse que de rechercher les mots grecs employés en copte.
Tous les verbes et tous les substantifs y ont droit de cité. De plus, certaines particules
jouissent d'un privilège analogue, soit dans tous les dialectes, soit dans l'un d'entre eux. Il
faut noter, de plus, que l'un des dialectes, le thébain, conjugue directement à l'égyptienne
les radicaux verbaux grecs grossis d'un e final (si fréquemment employé dans le même dia-
lecte pour les racines égyptiennes), avec les règles de contraction grecque, tandis qu'un autre
(l'alexandrin, autrefois appelé memphitique) prend l'infinitif grec qu'il fait précéder du verbe
faire, comme on procède en turc en cas pareil, et que ce verbe faire («p) est conjugué à

l'égyptienne. Grâce à cet usage, nous possédons ainsi dans ce dialecte copte la forme pri-

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