Revue égyptologique — 14.1914

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Eugène Revillout.

ces points, doue, l'artiste s'est inspiré autant et plus du texte que le scribe dans ses projets
de vignette. Notons cependant que les quatre yui et les quatre arpit de ces derniers projets
étaient les %u des bienheureux, dieux mâles et femelles, dont parlait aussi le texte de la
page 9 de son début (El, D XVIII, 2 = El, H XVIII, 2). Dans la vignette actuelle, les
esprits bienheureux, %ui et arpit, suivent le mort, libre de ses liens et se rendant devant Osiris.

Dans la 11e page on lisait au-dessus de l'encadrement : «Une boîte qui (contient) une
princesse (Arpit) Nut», puis plus loin : «une âme, une princesse», puis enfin : «une table
d'offrande devant Osiris».

La vignette représente, en effet, une caisse, dans laquelle la déesse Nut tend les bras
à la petite momie de Sauf qui vient la rejoindre. Sur cette caisse voltige l'oiseau bi, figu-
rant l'âme. Le tout est placé devant une table d'offrandes, cliargée de provisions dont Thot
écrit l'inventaire sur ses registres et derrière laquelle on voit Osiris assis, ainsi qu'Isis et
Nephthys debout. Ceci se réfère au texte des premières lignes de cette page, partant de la
table d'offrandes, préparée pour Osiris et de la caisse dans laquelle est renfermée la princesse
{arpit) Nut et où Sauf vient la rejoindre.1

La princesse en question pourrait bien être en réalité Tanuat, la femme de Sauf, qui
était aussi sa nièce, dont nous avous le rituel dans le papyrus Ehind n° 2. En effet, Sauf
fut tellement regretté par sa femme qu'elle alla le rejoindre le mois suivant, avant la fin
des rites sacrés qui accompagnaient les funérailles de son époux. Sauf mourut le 10 Epiphi,
de l'an 21 d'Auguste; et sa femme, qu'on mit daus la même tombe, le 28 Mésoré de la
même année. Elle avait environ six ans de moins que son oncle et mari.

Dans les fac-similés qui accompagneront mes transcriptions et mes traductions des deux
textes du papyrus Ehind, on se rendra compte du détail de tous les textes et vignettes que
je ne fais ici que signaler.

MÉMOIRE SUE LA VOCALISATION HÉBRAÏQUE.

PAR

Eugène Revillout.3

CHAPITRE DES ASPIRÉES.

Obligé d'isoler et d'achever à la hâte, pour fournir un spécimen, au moins un fragment
d'un travail, dont toutes les parties se rattachent les unes aux autres, se prouvent les unes
par les autres, et qui m'a demandé et me demande encore trop de recherches et trop de
prudence dans les déductions pour être rédigé au courant de la plume, j'ai dû choisir un
chapitre qui par lui-même présentât un petit ensemble, le chapitre des aspirées.

1 L'artiste a seulement joint à ce qui était prévu une image d'Anubis, couché entre le sceptre y

et l'insigne d'Abydos, avec la légende : «Anubis est à la tête d'Osiris». Le chacal est, en effet, à la tête
de la caisse, renfermant Nut et la momie.

1 Voir le premier chapitre ou introduction générale de ce mémoire dans le précédent numéro de la
Bévue égyptologique. XIII, 11, p. 137 à 158.
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