Revue égyptologique — 14.1914

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Un contrat d'aliénation, etc.

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avons trouvé le daguesch de redoublement; quatre fois seulement il manquait. D'autres
statistiques nous prouvent que cette proportion n'est point exagérée. Lorsque l'union se fait,
non plus par un makkaph, mais simplement par un accent ministre, on constate souvent la
présence du même daguesch.

L'aleph muet, au contraire, n'exerce évidemment aucune attraction sur le kamets.
Dans la Genèse, sur huit cent quiuze alephs muets à la fin des mots, deux cent trente-deux
seulement, un peu plus du quart, se trouvent précédés d'un kamets. Mais qu'ils soient unis
aux mots suivants par des makkaphs ou des accents ministres, jamais ceux-ci ne prennent
daus la lettre initiale un daguesch de redoublement. On pourrait donc se demander si l'aleph
muet, qui joue un rôle si important par rapport au kamets, ferme la syllabe après lui;
mais il n'en est rien; car après cet aleph on ne trouve pas plus de daguesch faible dans
les lettres begad-kephat que de daguesch fort dans les autres.

En résumé, l'aleph final ne ferme jamais alors la syllabe; c'est donc bien une lettre
muette, comme le hé final; mais ces deux aspirées, bien qu'également muettes, ne sauraient
être assimilées en aucune manière. Jusque daus ce rôle effacé chacune conserve sa nature
intime et son influence. (La guite prochafaement0

UN CONTRAT D'ALIÉNATION

D'UNE

MAISON PAR VOIE D'ÉCHANGE SOUS L'ANCIEN EMPIRE ÉGYPTIEN

par

E. Revillout.

Je veux seulement dire deux mots d'une découverte importante qui vient d'être faite.
Il s'agit d'une inscription de l'ancien empire que M. le professeur Sethe a communiquée le
4 novembre dernier à l'Académie de Saxe, et qu'il vient de publier ces jours-ci avec photo-
graphie dans les comptes-rendus de cette Académie. Je dois dire que ma traduction diffère
entièrement de la sienne. Il s'agit, à mon avis, d'une transaction tout-à-fait analogue à celle
dont nous avons de si nombreux exemples à l'époque éthiopienne et en conséquence du code
de Shabaka, c'est-à-dire d'un échange de biens immobiliers. L'acquéreur voulant faire une
fondation funéraire et construire dans ce but une de ces maisons avec jardin, dont nous
avons tant de représentations graphiques, s'est adressé pour cela à un scribe, qui a joué, à
son égard, le rôle de vendeur, en même temps que d'entrepreneur et d'architecte. Le fonds
vendu d'un terrain destiné tant à la maison qu'au jardin lui a été payé par des vergers
d'une étendue déterminée, ainsi que la construction même de la maison. Nous en donnerons
plus loin le détail dans notre traduction. D'une autre part, l'auteur de la fondation a rempli
la main de trois prêtres funéraires ou honJca, c'est-à-dire leur a fourni les fonds nécessaires
pour couvrir les dépenses journalières de la fondation. Voici la traduction annoncée :

«Un tel» (il ne nous reste que des traces du nom) a dit : j'ai acquis cette maison, en
«équivalence (échange), du scribe Tenta. Je lui ai donné dix vergers — contrat pour contrat
»— devant le bureau de l'enregistrement de la pyramide de Khufu.

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