Revue égyptologique — 14.1914

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REVUE EGYPTOLOGIQUE

publiée par

M. EUGÈNE REVILLOUT.

avec la collaboeation de

MM. AMÉLINEAU, BIGOT, BISSON DE LA KO QUE, P. DEIBER, DELAPORTE,
GIRON, GUÉRIN, MALLET, PATURET, ABBÉ SAINT PAUL GIRARD.

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

libraire de la société asiatique, de l'école des langues orientales vivantes, etc. etc

28, RUE BONAPARTE, 28, A PARIS.

XIVe Volume. N° IV, 1913.

La REVUE E GYPTOLOGIQUE parait tous les trois mois par numéros de six feuilles au moins, avec
planches, fac-similé etc. — Aucun numéro ne se vend séparément.
Prix de Vabonnement annuel : Paris 30 fr. — Départements 31 fr» — Etranger 32 fr.

Sommaire : Mémoire sur la vocalisation hébraïque, par Eugène Revillout. — La grammaire copte étudiée dans ses origines
hiéroglyphiques et démotiques, par Eugène Revillout. — Sur un cas d'inceste imputé au roi Snefru, par Henri
Sottas. — Chronologie des rois de l'époque archaïque. Etude sur les divers systèmes proposés, par E. Amélineau.

MÉMOIRE SUR LA VOCALISATION HÉRRAÏQUE.

PAR

Eugène Revillout.

(Suite.)

Il nous reste maintenant à étudier les quatres aspirées, non plus lorsqu'elles sont
quiescentes, mais lorsqu'elles sont mues par des voyelles. Nous nous appliquerons à faire
ressortir les nuances qui les distinguent alors les unes des autres, nuances qui jusqu'ici
passaient inaperçues.

Pour bien comprendre l'influence que les diverses aspirées peuvent exercer sur les
voyelles, il faut avoir une idée juste de ces voyelles et de la place que chacune d'elles peut
occuper dans la syllabe. Nous allons rappeler d'une façon sommaire ce qu'il y a plus indis-
pensable pour l'intelligence de ce chapitre dans les notions que nous avons données précé-
demment sur ce sujet.

Elles aussi, les voyelles composent une série pour ainsi dire ininterrompue depuis la
plus essentiellement brève, le pathah, jusqu'à la plus .essentiellement longue, le holam. Quand
on dit qu'en hébreu, la brève doit nécessairement faire partie d'une syllabe fermée, c'est-à-
dire nécessairement être suivie d'une consonne terminale dépourvue de voyelle, ou d'un
scheva quiescent ou d'un daguesch (sauf bien entendu si elle subit l'influence d'une aspirée),
cette règle si générale ne s'applique en réalité dans sa rigueur qu'au seul pathah.

Le ségol soutenu par un accent tonique peut prendre place avant une consonne ordi-
naire, mue par une voyelle; et quant au kametz, au kibbutz, à l'hirik, au sujet desquels notre
manière de voir s'éloigne notablement des doctrines courantes, il nous suffit pour le moment

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