L' arte: rivista di storia dell'arte medievale e moderna — 21.1918

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EUGÈNE FROMENTIN E LE ORIGINI DE LA MODERNA CRITICA D'ARTE 69

Anche nel Journal, più volte il Delacroix insiste sul carattere irrazionale de l'opera
d'arte, nel quale fa consistere « un de ses plus grands charmes ». Perchè mai, in caso di-
verso, lo spirito nostro s'esalterebbe di pitture quali quelle del Bonington, che fece
« de ses ouvrages des espèces de diamants dont l'ceil est flatté et ravi indépendamment
de tout sujet et de tonte imitation? »

Ma il Maestro supera i criteri comuni ai romantici, quando scrive: « L'écrivain dit
presque tout pour ètre compris. Dans la peinture il s'établit comme un ]>ont mystérieux
entre l'àme des personnages et celle du spectateur. 11 voit Ics figures de la nature exté-
rieure, mais il penso intérieurement de la vraie pensée qui est commune à tous les hommes,
à laquclle quelques-uns donnent un corps en l'écrivant mais en altérant son cssence deliée;
aussi les esprits grossiere sont plus émus des écrivains que des musiciens et des peintres »■.'
Non la letteratura, invece, ma la pittura e la musica soltanto « soni au-dessus de la
pensée ».2

La concezione, portata a simili estreme conseguenze, induce il Delacroix a la con-
danna sistematica di letterari influssi su l'arte e sul giudizio de l'arte: « On nous
jiige toujours avec des idées de littérateurs, et ce sont elles qu'on a la sottise de nous
demander. Te voudrais bien qu'il soit aussi vrai que vous le dites que je n'ai que des
idées de peintre » scriveva al Thoré 5 — e confutava ciò che di lui doveva dire il Gautier :
« S'il exécutait en peintre, il pensait en poéte et le fond de son talent est fait de lit-
térature ».4

Da un simil complesso di teorie una circostanza deriva: l'avversione per ogni forma
di scuola, d'autorità, di tradizione, d'« exemples de maitres » — « ils égarent ou intimi-
dent les artistes; ils arment les critiques d'arguments terribles contre toute originalité ».s
La scuola può condurre soltanto a la scienza, e la scienza a la maniera: « Les écolcs
n'enseignent guère autre chose: quel maitre peut communiquer son sentiment pcrsonnel?
On ne peut lui prendre que ses recettes ».6

11 Maestro francese, anzi, specifica che la facilità medesima con cui il giovane ap-
prende quelle caratteristiche d'esecuzione, che son, ne l'artista provetto, resultato fa-
ticoso d'esperienza, non può che snaturare l'individuai schiettezza del temperamento.
« Il faut absolument que... les artistes arrivent... à dépouillcr complètement ce fana-
tisme presque toujours aveugle, qui nous pousse tous à l'imitation des grands maitres
et à ne juger que par leurs ouvrages. Il faut se dire: cela est bon pour Rubens, ceci pour
Raphael, Titien ou Michel-Ange. Ce qu'ils ont fait les regarde; rien ne m'enchaìne à celui-ci
ou à celui-la » — e conclude: « Une poignée d'inspiration naìve est préférable à tout ».
Che cos'è Yinspiration naive se non la libertà fantastica stessa?7 «Les plus beaux
ouvrages des arts sont ceux qui expriment la pure fantaisie de l'artiste ».8

Il Delacroix, conseguentemente, è indotto a l'esaltazione delle «licences pittoresques»:
« Chaque maitre leur doit souvent des effets les plus sublimes: l'inachevé de Rembrandt,
l'outré de Rubens. Les mediocres ne peuvent oser de la sorte — ils ne sont jamais hors
d'eux-mémes. La méthode ne peut tout régler; elle conduit tout le monde jusqu'à un
certain point ».9 Nel 1855 il pensatore ribelle andrà più innanzi — dirà che l'amor de la
perfezione può condurre soltanto a l'imperfezione — specificherà che a tal amor de
vonsi far risalire le deficienze de le scuole, meno o più direttamente nate dal Poussin
e dai Caracci — concluderà: « La sagesse est sans doute une qualité, mais elle n'aioute

1 Journal, 1822, voi. I, pag 21. 5 Journal, 1839, voi. I, pag 194.

2 Journal, 1824, voi I, pag 59. 6 Journal, 1855, voi. Ili, pag 95.

3 KqsENTHAL, Peint. romant , pag 206. 7 Journal, 1855, voi. Ili, pag. 97.
* Hìstoire du romantisme, G Charpentier éd , 8 Journal, 1856, voi. Ili, pag. 165

Paris, 1877, pag 206. 9 Journal, 1850, voi. II, pag. 51.
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