L' arte: rivista di storia dell'arte medievale e moderna — 21.1918

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MARY PITTALUGA

onduleux, clairsemé d'herbes maigres et de sables, comme il s'en trouve aux abords
des grandes plages. On, traverse le village, on voit les casinos, les palais de bains, les pa-
villons princièrF pavoisés aux couleurs et aux armes de Hollande... On a devant soi,
piate, grise, fuyante et moutonnante, la mer du Nord... ». Il Fromentin interrompe
la serie delicata de le impressioni con una domanda, che è effettivamente lo spirito
svelato de le impressioni stesse: « Qui n'est allé là, on n'a vu cela?.». Soltanto colui che
non conosca la pittura olandese — la risposta, anche se così esplicita non è formulata,
non potrebbe esser più significativa. « On pense à Ruysdael, à Van Goyen, à Van de Velde.
On retrouve aisément leur point de vue ». Anzi, « je vous dirais, comme si leur trace
y restait imprimée depuis deux siècles, la place exacte où ils se sont assis: la mer est
à gauche, la dune échellonnée s'enfonce à droite, s'étage, diminue, et rejoint molle-
ment l'horizon tout pàlot. L'herbe est fade, la dune est pale, la grève incolore, la mer
laiteuse, le ciel soyeux, nuageux, extraordinairement aérien, bien dessiné, bien modelé et
bien peint, comme on le peignait autrefois ». -

L'esposizione precisa, esplicita, minuta, forse eccessivamente, è dominata da un
criterio solo: quello de la luce e del colore. Il Fromentin rivela già in questo luogo
l'acuto, senso del pittoresco, che pochi come lui esplicarono. Fu detto anzi, ch'egli scri-
vesse nel suo atelier, e che, a quell'atmosfera speciale, singolarmente luminosa, in cui
gli oggetti risaltavano in vivace policromia, si dovesse lo spirito de la sua opera lette-
raria, Une été dans le Sahel, specialmente, e Les Mattres d'autrefois. L'osservazione, a
prima vista ingegnosa, s'infirma, quando s'abbia presente che fu consuetudine lette-
raria del tempo veder ovunque colori e linee; veder la natura « en peintre »: si ricordino i
Goncourt, Th. Gautier, Paul de Saint-Victor, che giunsero a quegli eccessi, contro cui
il Bourget protestò.1

Ma il Fromentin scrive così: « Méme à la marèe haute, la plage est interminable.
Comme autrefois, les promeneurs y font des taches douces ou vives, toutes piquantes.
Les noirs y sont pleins, les blancs savoureux, simples et gras. La lumière est excessive,
et le tableau est sourd; rien n'est plus diapré et l'ensemble est morne. Le rouge est la
seule couleur vivace qui conserve son activité dans cette gamme étonnament assoupie,
dont les notes sont si riches, dont la tonalité reste si grave ».2 E poi continua: « Il y
a des enfants qui jouent, qui piétinent, vont au flot, font des ronds et des trous dans la
sable, des femmes parées en tenues légères, beaucoup de frou-frous blancs nuancés
de bleu pale ou de rose attendri, mais pas du tout comme on les peint de nos jours,
et plutòt comme il conviendrait de les peindre, sagement, sobrement, si Ruysdael et
Van de Velde étaient là pour nous conseiller ».3 Chi ricordi qualche ingenua tela olan-
dese conoscerà la campagna olandese, conclude: «... le mème flot, qui fut étudié tant
de fois, battait avec régularité la plage insensible inclinée vers lui. Il se déployait, se
roulait et mourait, y eontinuant ce bruit intermittent et monotone qui n'a pas varié
d'une note depuis que le mond est mond. La mer était vide. Un orage se formait au
large et cerclait l'horizon de nuées tendues, grises et fixes. Ce soir on y verrà des éclairs,
et demain, s'ils vivaient encore, Guillaume Van de Velde, Ruysdael, qui ne craignait
pas le vent, et Bakhuysen, qui n'a bien exprimé que le vent, viendraient observer
les dunes à leur moment lugubre et la mer du Nord dans sa colere ».4

Nei Maitres qualche altro passo, ispirato ai luoghi,, ha lo spirito di questi: quello,

1 Cfr. Essais de psicologie contatiporaine jèreéd.,
Paris, pag. 194. Cfr. anche WltMOTlE, E. F. et
les réalisles, in Etudes critiques sur ta traditìon lu-
terane en France. Champion 1909, Paris, pag, 283

e seguenti, le cui conclusioni non so approvare.

2 Maitres, pag. 150.

3 Maitres, pag. 150.
♦ Maitres, pag. 151.
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