Institut Egyptien <al-Qāhira> [Editor]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 3.Ser. 4.1893(1894)

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LA POLYCHROMIE

DASS

par

Max HERZ, architecte.

( Annexe N" 3 à la séance du 6 janvier 4893).

Le temps qui détruit sans relâche et qui s'acharne aussi aux
œuvres que l'homme a cru pouvoir créer pour défier les siècles^
tout a dû supporter son inexorable loi. Pour quelques-unes d'entre
elles, le temps s'est seulement contenté de les outrager en leur
enlevant, en tout ou en partie, leur meilleure parure. L'œuvre ainsi
attaquée, ce qu'elle a perdu avant tout, c'est la couleur, un des
plus gracieux de ses ornements.

Oii est l'éclat des majestueuses pyramides qui ont survécu aux
tempêtes des siècles? Où est l'aspect chatoyant des monuments
de l'Orient?

N'y a-til pas eu une campagne opiniâtre de la part des savants
archéologues et des hommes de l'art afin d'établir que les Grecs,
dans leur architecture, avaient employé la polychromie ?

Quelles discussions ces recherches n'ont-elles pas créées jusqu'à
ce qu'il fût bien démontré que les éternels et les vrais canons de
cette architecture nécessitaient l'emploi absolu de la polychromie?

Cependant, même après ces affirmations, devant l'incroyable
outrage du temps, ou ne se décidait pas à donner à la polychromie
le rang qu'elle devait avoir dans la décoration architecturale, dans
le sens large du mot. Cette question n'est résolue affirmativement
que depuis quelque temps.

Bulletin de l'Institut Egyptien, fasc. l.er. a
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