Institut Egyptien <al-Qāhira> [Editor]
Bulletin de l'Institut Egyptien — 3.Ser. 4.1893(1894)

Page: 123
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LA TUBERGULINE ET LA MALLÉINE

PAR

CT.-B. PIOT

A peine quinze ans se sont écoulés depuis le jour où Pasteur four-
nit la preuve irréfutable que la contagion est fonction d'un être
vivant, selon la belle expression de Bouley, qu'à l'heure actuelle,
ces infiniments petits, ces microbes sont non-seulement « connus,
étudiés dans leurs m3des d'agir, mais il sont cultivés, atténués,
transformés par l'intervention humaine au point de devenir leur
propre vaccin ». Bien plus, leurs produits de sécrétion sont devenus,
entre les mains des bactériologistes, des réactifs d'une telle délica-
tesse qu'ils peuvent déceler, au sein de l'économie, avec une sûreté
et une précision qui ne laissent rien à désirer, des lésions déter-
minées par leurs organismes respectifs, lésions mêmes les plus
infîmes, dont aucun signe ne trahit ou ne fait même supoonner la
présence aux yeux du plus habile clinicien, et déliant tout autre
moyen d'investigation.

Deux de ces produits, la tuberculine et la malléine sont bien
connus aujourd'hui par leurs effets : je voudrais vous en entretenir
quelques instants au seul point de vue des immenses avantages que
leur emploi peut offrir en médecine vétérinaire, en ce qui touche la
prophylaxie de la tuberculose et de la morve, deux affections émi-
nemment contagieuses et transmissibles de l'animal à l'homme.

On sait que la tuberculine ou la lymphe de Koch est un extrait
glycérinê tiré des cultures pures du bacille de la tuberculose. Si
l'on ne peut plus affirmer aujourd'hui que le remède découvert par
le savant allemand est doué de la double propriété de rendre l'homme
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