Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 11.1889

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Etude de la formation des mesures assyriennes de capacité. 37

ÉTUDE

DE LA

FORMATION DES MESURES ASSYRIENNES DE CAPACITÉ

PAR

A. Aurès.

Les mesures assyriennes de capacité, quoique créées et admises dans l'usage, à des
époques successives, souvent fort éloignées les unes des autres, ont fini cependant par cons-
tituer une seule et même série métrique, très régulière et très complète, dont les Assyrio-
logues ne se sont jamais occupés d'une manière sérieuse et dont ils ne connaissent pas encore
tous les éléments.

L'étude de la formation de cette série de mesures est pourtant bien simple et peut être
suivie, sans beaucoup de peine, jusques dans ses moindres détails.

Je me propose de le démontrer aujourd'hui et je me plais à espérer que les diverses
explications qui vont suivre seront facilement acceptées par tout le monde.

Il est d'abord certain que l'époque où la première mesure de capacité a été créée,
chez les peuples asiatiques, se perd, en quelque sorte, dans la nuit des temps, car il est
•ncontestable que ces peuples, dès qu'ils ont été réunis en société, et aussitôt après avoir
constitué leur système linéaire primitif, comprenant seulement les quatre mesures primordiales
suivantes, déduites, toutes les quatre, des dimensions du corps humain :

Le Doigt,

Le Palme, composé de 4 doigts,

L'Empan, composé de 3 palmes ou de 12 doigts,

et la Coudée, composée de 2 Empans, 6 palmes ou 24 doigts,
ont dû s'appliquer, immédiatement après, à créer et à faire adopter une première mesure
eubique, sans laquelle la vente et l'échange de leurs céréales étaient à peu près impossibles;
et dans cette situation, il est clair que cette première mesure n'a pu être qu'un Empan cube.
Quatre planches, d'un Empan de hauteur, clouées autour d'une base carrée, d'un Empan de
c°té, ont suffi pour la constituer.

Je ne connais ni son nom assyrien, ni l'idéogramme par lequel on la représentait
autrefois; mais la réalité de son existence, dans le système métrique primitif, n'en est pas,
Pour cela, moins certaine. Sa contenance est de 27 palmes cubes, ou, ce qui est la même

ehose, de 1728 doigts cubes, correspondant, en mesures françaises, à.........19m- 683;

et comme le Séphel est, dans le système métrique des Hébreux, la mesure de capacité qui
se rapproche le plus de l'Empan cube assyrien, je donnerai, faute de mieux, à cet Empan,
le nom hébreu de Séphel.

De même et d'une manière plus générale, toutes les fois que le nom d'une mesure
cubique assyrienne ne me sera pas connu, je le remplacerai, dans mon étude, par le nom
''ébreu correspondant.

On me reprochera, peut-être, de ne tenir ici aucun compte, ni du palme cube, ni de
'a coudée cube; mais si l'on veut bien considérer que la contenance d'un palme cube ne

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