Revue égyptologique — 14.1914

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LIVRES ET REVUES.

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3e groupe : p c t t>" <î> OC ^ <°
61 ^ OC ^ T c

La lettre p, détachée elle-même aussi du groupe, est figurée par le caractère °p; les sept autres
suivent la loi indiquée plus haut, excepté q>, qui est remplacé par <S.

Quant aux lettres d'origine égyptienne, on leur a donné pour équivalent des signes quelconques n'ap-
partenant à aucun alphabet

(La suite prochainement.)

LIVBES ET BEVUES.

Monsieur le Professeur Ebman de Munster (Westphalie) m'écrit : «Je vous adresse un tirage à part
relatif à Yhypotheca romaine, dont vous vous êtes si souvent occupé et dont la critique (ou l'hypercritique)
moderne voudrait faire une invention byzantine, queTribonien seulement aurait prêtée aux juristes classiques.»

Le travail est intitulé : «Pignus hypothecave», reproduisant ainsi, jusque dans l'en-tête, le parallé-
lisme constant établi par les juristes romains entre le pignus latin et l'hypothèque grecque.

Pour l'hypothèque grecque, uTuoOrjîa;, devenue romaine par une assimilation savante, M. Ernan rap-
pelle d'abord les témoignages de Cicéron, Horace, Pétrone, Martial, Pline, Tertullien, les discussions de
Servius et de Labeo, la formula serviana, devenue formula hypothecaria, et les innombrables témoignages
des pandectes et des codes. Il met bien eu lumière les témoignages de Gaius, qui, à propos de l'édit pro-
vincial 9 P (16, 1), 13, § 1, parle de la formula quasi serviana quae et hypothecaria vocatur, de Cicéron
(ad fam. 13, 56, 2) se servant du mot et des jurisconsultes dont la liste est très longue et qui ne

peuvent avoir été tous interpolés : nous en avons la preuve positive pour quelques-uns. Je renvoie pour
toute cette discussion, très riche et très savante, au travail même de notre savant collègue. Mais il me
semble bon d'ajouter, en mon propre nom, quelques réflexions qui me paraissent utiles et que j'ai immé-
diatement envoyées à mon excellent ami.

«Je viens de lire avec grand intérêt votre beau travail pignus liypotheca ve dont le titre même, tiré
des vieux textes, me paraît très bien résumer la question.

Le pignus, dont le nom est emprunté au prêt sur gage des objets mobiliers, a concentré en lui tous
les gages, même celui que les Grecs nommaient hypothèque. Mais, pour les immeubles, les Romains ne
connurent d'abord que la fiducie.

Dans le code d'Ainasis, imité par les auteurs de la loi des XII tables (je le démontre encore dans
mon dernier livre), les Égyptiens avaient aussi la fiducie, se rattachant aux différents usages égypto-romains.
usages semblables dans les deux droits. Mais en Égypte, antérieurement au code d'Amasis, à l'époque
éthiopienne, par exemple, le gage prenait (par suite des influences assyriennes, subies par Bocchoris) une
autre forme : celle de l'antichrèse babylonienne, d'où est sorti en Chaldée même le maslcanu, pris (sabtum)
ou non pris, c'est-à-dire le gage livré ou non. C'est le maslanu, qui a été le père de l'hypothèque grecque
et qui a été imité aussi par les Égyptiens de l'époque classique,1 lui donnant le nom autrefois générique
A'aouo ou de puissance acquise et en faisant l'équivalence de la rcpaÇtç xaOarop ex oiv.r^ ou de l'exécution
parée. Cette exécution parée en droit gréco-macédonien remplaçait, en effet, I'utcoO^xï) d'autres droits grecs
et pouvait, par conséquent, à l'époque ptolémaïque être considérée, au moins au point de vue pratique,
pour les macédoniens d'Egypte, comme une sorte de synonyme de Vaouo du droit des égyptiens de race,
bien que se rattachant à une autre origine dont nous aurons à parler.

Mais primitivement, je le répète, les Égyptiens n'avaient connu que l'antichrèse et, un peu plus tard,
que la fiducie, reposant d'ailleurs, comme l'antichrèse, sur une jouissance temporaire, donnée sous forme de
vente dans la fiducie et sous forme de prêt dans l'antichrèse. En arriver de là à un droit abstrait à l'hy-
pothèque vraie ou au maslcanu, c'était un progrès, dû, je le dis encore, à l'esprit commercial des bahy-

1 Peut-être est-ce, grâce à l'influence des Athéniens, qui vinrent aider les rois révoltés égyptiens contre les Perses, qu'il faut
attribuer l'origine de cette nouvelle conception de l'aouo-hypothèque. Les Athéniens connaissaient eux, Vv7tod)]xt], imité de l'ancien
maskanu : et c'est précisément sous ks rois égyptiens, révoltés contre les Perses et aidés par les généraux Athéniens, que fut rédigé le
nouveau code égyptien do l'époque classique. Malheureusement, les contrats originaux nous manquent pour cette période.
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