Ars: časopis Ústavu Dejín Umenia Slovenskej Akadémie Vied — 1.1967

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Partiellement, bien entendu, elle était remplacée d’une part par les revues littéraires et culturelles
en général qui existaient à l’époque (Slovenské pohl’ady et Elán notamment) et d’autre part par
l’édition de publications concernant l’histoire de l’art (le mérite en revient particulièrement à Matica
slovenská) et enfin par la publication de bulletins muséologiques (les publications de la Société
Slovaque de Musées ont un certain intérêt pour l’histoire de l’art en Slovaquie).
Ce n’est qu’après la libération, en 1945, que des conditions plus favorables étaient données pour une
plus ample organisation de la vie artistique et par cela même pour la fondation d'une revue
particulière, destinée aux arts. À l’origine de la parution simultanée de deux revues parallèles,
Umenie (l’Art) et Umělecký mesačník (le Mensuel de l’art), il y avait sans doute une surestimation
des circonstances nouvelles puisque ces deux revues ont dû, finalement, compléter, avec des difficultés
et du retard, leurs numéros de la première année et qu’elles ont ensuite cessé de paraître.
L’insuccès de ces deux revues a rendu, par la suite, impossible toute tentative de la fondation d’une
revue slovaque des arts plastiques. Cette situation a duré jusqu’en 1956, époque à laquelle le Fond
slovaque des arts plastiques a commencé à publier la revue Výtvarný život (La vie de l’art), organe
de l’Union des artistes slovaques et de l’Union des architectes slovaques.
Cette revue paraît dix fois par an et, si elle publie occasionnellement certains matériels sur les arts
anciens, elle ne peut cependant suppléer à un périodique de l’histoire de l’art, ni le remplacer. Il en
était de même pour la revue Pamiatky a múzeá (Monuments et musées) qui publiait, de temps
à autre, des articles et des études sur l’histoire de l’art en propageant cette science. C’est pour cette
raison qu’à l’institut de la théorie et de l’histoire de l’art de l’Académie des sciences slovaque, on
s’efforçait depuis plusieurs années de fonder une revue spécialisée de l’histoire de l’art qui répondrait
aux besoins et aux exigences du travail de recherche dans ce secteur. La publication de deux recueuils
volumineux sous les titres respectifs Z novších výtvarných dějin Slovenska (De l’histoire récente
des arts plastiques en Slovaquie, 1962) et Zo starších výtvarných dějin Slovenska (De l’histoire
ancienne des arts plastiques en Slovaquie, 1965), ont été une préparation logique à la parution du
périodique ARS. L’expérience acquise à leur élaboration nous a permis de conclure qu’il est vraiment
possible de réaliser l’édition et d’assurer la parution d’un périodique de l'histoire de l’art. Et c’est
ainsi que la revue ARS est née.
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Dans cette introduction, qui esquisse un plan de ce que notre périodique veut être, on ne saurait
omettre de caractériser la discipline scientifique à laquelle ARS est destiné.
L’histoire de l’art, en Slovaquie, appartient aux sciences qui n’ont, pour ainsi dire, qu’une tradition
relativement jeune, nouvelle et peu riche. En tant que science de caractère national elle ne s’est
constituée qu’après l'instauration de la République Tchécoslovaque en 1918 par la différentiation
et la réévaluation des faits concernant le passé de l’art slovaque dans l’histoire de l’art de l’ancienne
Hongrie monarchique, surtout par l’oeuvre de Vladimir Wagner (1900—1955) qui, en fait, était le
promoteur de l’historiographie de l’art slovaque, notamment dans ses oeuvres synthétisantes:
l’Histoire de l’art plastique en Slovaquie (1930) et l’Évolution de l’art plastique en Slovaquie (1948).
L’époque qui précédait Munich, voit s’établir, à Bratislava, une chaire de l’histoire de l’art tandis
qu’une recherche relativement systématique se faisait à l’ancien Bureau pour la protection des
monuments et dans quelques musées.
En 1945, la situation n’était en rien meilleure, bien au contraire, elle était plus rudimentaire. Il
n’existait plus que la chaire de l’histoire de l’art que nous mentionnons plus haut. La sauvegarde des
monuments était assurée non pas par une institution scientifique, mais par une organisation
purement administrative. Ce n’est qu’après 1948 qu’on créa successivement des institutions
spécialisées qui sont indispensables à une complétisation relative de la vie culturelle d’une nation:
la Galerie nationale slovaque des beaux-arts et le réseau de dépendances régionales, l’institut pour
la sauvegarde et la protection des monuments et de la nature, l’institut de la théorie et de l’histoire

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