Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 20.1879

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492 GAZETTE DES BEAUX-ARTS.

sera tenu de donner au portier de la porte du Rhin les noms de ses
associés dans la fabrique, conjointement avec ceux des ouvriers y travail-
lant. Ajoutant que, dans le cas où il congédierait certains ouvriers ou
travailleurs, ou bien clans le cas où de nouveau il en prendrait d'autres,
il devra en donner connaissance audit portier, et que ledit portier lais-
sera sortir de la Porte et circuler les personnes susdites, sans exiger
jamais aucun droit de porte. Un extrait du présent règlement demeurera
aux mains de Jan van Kerkhoff, et un autre sera également remis au
portier de la porte du Rhin, Glaas Gerritsen, pour servir à leur
instruction. »

Certes c'est là une pièce décisive. Du premier coup, non seulement
nous avons la preuve irréfutable de l'existence de la faïencerie
d'Arnhem, mais nous connaissons le nom de son propriétaire, ainsi que
l'emplacement occupé par elle, et cet emplacement se trouvait bien, ainsi
que nous l'avions soupçonné d'après la plaque de M. Evenepoel, en
dehors de la ville et sur les bords du Rhin. En outre, du libellé même
de l'ordonnance il résulte que la fabrique avait déjà en ce temps une
certaine importance et occupait un nombre assez considérable d'ouvriers.

Une fois dans la bonne voie, il me fallait pousser activement les
recherches. Sur le même Polilicboek, n° xvn, à la page 249vo et à la
date du 5 novembre 1762, je découvris en effet une nouvelle ordon-
nance non moins importante que la première, et dont voici également
la traduction :

« Etant présentée et lue devant l'assemblée, la requête de Jan van
Kerkhoff, établissant que, pour le progrès de sa fabrique, le lavoir
(waasplaats) pour laver la terre est devenu trop petit, demandant qu'il
plaise à Leurs Rien Nobles et Sévères Seigneuries de lui accorder une
place pour laver, près des fosses à chaux du capitaine Zeger Yerbeek (?),
lesquelles sont actuellement abandonnées, ou toute autre place qu'il
plairait à Leurs R. N. et S. Seigneuries de trouver bon.

« Après avoir délibéré, il a été trouvé bon et compris que cette
requête sera transmise ès mains de MM. les commissaires du port, pour
que la place sus-indiquée soit examinée, et pour présenter à Leurs R. N.
et S. Seigneuries leurs considérations et préavis. »

Quelle fut la suite donnée à ce préavis? Le livre de police ne nous en
dit rien; mais de la requête elle-même il résulte qu'en novembre 17(32
la fabrique était en pleine prospérité, puisque son propriétaire était
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