Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 20.1879

Page: 503
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LA FAÏENCE D'ARNHEM. 503

« Que le suppliant ayant trouvé utile que, dans l'échevinage de cette
ville, une fabrique de ces poteries soit élevée en même temps qu'un com-
merce établi ; qu'à ces fins, hors de cette ville, vers le cimetière des
juifs, à la place où s'élève la maison nommée Roode Huysje (petite
maison rouge), se trouve une place convenable pour l'érection de cette
fabrique, pour sa construction et pour le logement de la foule de travail-
leurs [arbeydsvolk) qu'il doit faire venir d'Allemagne et qui est néces-
saire pour la fabrication, et que, par l'établissement de cette fabrique, la
ville recevra un accroissement considérable.

« Qu'en conséquence le suppliant demande qu'il plaise à Leurs Nobles
et Sévères Seigneuries de lui octroyer la permission de faire cela et de
lui accorder en outre, moyennant un petit loyer annuel, le terrain néces-
saire pour élever la fabrique et l'établissement des autres construc-
tions.

« Leurs N. et S. Seigneuries ont trouvé bon d'accorder au suppliant
sa demande et l'emplacement sis auprès du cimetière des juifs, celui-là
où est située la petite maison connue sous le nom de Maison rouge ou du
Matelot {Warsmanshuysje)i aussi bien que les terrains et dépendances
qui s'y trouvent, comme il sera nécessaire pour édifier la susdite fabrique
et les bâtiments exigés. Et les seigneurs bourgmestres en exercice ont
chargé et commis messieurs les chefs taxateurs (opperweerdeerders)
d'inspecter le terrain en question avec le suppliant, pour prendre
tous les arrangements nécessaires tant pour assurer les bénéfices de la
fabrique que pour sauvegarder les intérêts de la ville, et en outre de
régler le loyer annuel qui doit être payé à la ville, et de l'un et l'autre
présenter un rapport. »

Ainsi donc, cinq ans après la mort et la déconfiture de Jan van
Kerkholf, un nouveau céramiste vint demander au magistrat d'Arnhem
l'autorisation de monter une manufacture sur le territoire de l'échevi-
nage. Ce fabricant était d'Amsterdam ; il tirait ses produits d'Allemagne.
Voilà donc deux points de ressemblance avec le mystérieux Brandeis dont
parle M. Demmin. Il est vrai qu'il s'appelait Teunis van ïellingen, ce
qui ne ressemble guère aux deux noms mis en avant par l'auteur du
Guide, mais la date se rapporte presque à celle qu'il nous donne, et il
est possible qu'il ait mal retenu le nom du fabricant, ou que ce nom lui
ait été incorrectement fourni.

Un autre dissentiment toutefois, et celui-là singulièrement plus
grave, c'est qu'il ne paraît pas que Teunis van Tellingen ait fabriqué de
la faïence. Ce qu'il annonce devoir fabriquer, c'est toute sorte de pote-
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