Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 19.1897

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GLANUItES 215

tage, c'est la lettre ^ qui doit donner lieu à la lecture Hatèepsut ou Hatsepsowet. Je
ne sache pas qu'on ait jamais rencontré le cartouche avec la forme 0U ji?^^

qui seule pourrait justifier ces transcriptions. M. Erman, dans sa Grammaire dont je
suis le premier à reconnaître la haute valeur, nous dit (§ 106) que le pluriel féminin se
terminait en ^>Q, et il ajoute : « Doch wird dièse Endung in klassischer Orthographie
ziemlich selten geschrieben. » Le même savant, dans un travail plus ancien1, nous a
fourni de nombreux exemples tirés du Papyrus Harris, montrant que la terminaison ^
est une forme fréquente du pluriel et surtout des collectifs. Ces exemples ne sont point
uniquement des féminins, il y a sur le nombre plusieurs masculins, et ils ne peuvent
clone pas, à mon sens, établir une règle générale pour le féminin, surtout quand, de
l'aveu même de M. Erman, cette orthographe est extrêmement rare. On ne s'explique
pas, malgré le peu de fixité qu'il y a dans l'orthographe égyptienne, pourquoi la lettre
marquant le pluriel des noms féminins aurait presque toujours été omise, surtout
puisque, d'après M. Erman, cette lettre était une consonne; tandis que cette omission
ne se produit point au masculin.

En outre, la transcription Hatshepsowet ne tient pas compte d'une voyelle qui suit
le groupe ^ et qui est souvent indiquée, la voyelle \\ ou ( (, ^ 1 \\, 1 (j(, car je
ne pense pas qu'on voie dans la lettre \\ ou (( une consonne, du moins dans ce cas. Si

donc on veut reconstituer le mot au complet, tel qu'il devrait être, et non pas tel qu'il
est dans le cartouche, il faut, après le complément 1, placer un \\ ou ( (. Peut-on
admettre qu'après cette voyelle, il faille ajouter une consonne qui n'est jamais écrite,
laquelle servirait de support à deux autres voyelles? Il me semble que la règle posée par
M. Erman demande encore à être appuyée par des preuves plus concluantes que celles
qui ont été données jusqu'à présent. Nous connaissons un pluriel du mot dans le
titre de la reine Nefemt, de la XXIe dynastie, ^F=3^,l(( ^jj (Brugsch, Dict., Suppl.,
p. 1179). ' ~ '

GLANURES

PAR

A. Pellegrini

Dans le recueil des inscriptions et bas-reliefs égyptiens du Musée de Florence,
j'ai observé neuf stèles funéraires et un bas-relief qui ne sont pas enregistrés dans
l'excellent catalogue de M. le professeur Schiaparelli, Museo archeologico di Fivenze,
Antichità égide, I, Roma, 1887, car il les acquit en Egypte pendant l'hiver 1891-1892.
Quoique encore inédits, ils sont, à vrai dire, des monuments d'un intérêt secondaire, et
ils ne peuvent nullement rivaliser d'importance avec les montants de porte provenant
du tombeau de Dhutihotep {Invent, du Musée, nos 7596-7597; Lepsius Z)enk9Jat 135;

1. Die Pluralbildung des sEgyptisclien, p. 16.
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